L'Empreinte - Une lecture singulière !

27/01/2019

Titre : L'Empreinte

Auteur : Alexandria Marzano-Lesnevich

Editions : Sonatine

Prix : 22,00 €

Parution : 10 janvier 2019

Nombre de pages : 480 pages

Genre : Document / Récit / Autobiographie / Thriller

Résumé : Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n'aura alors cesse d'enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d'éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l'on imagine. Aussi troublant que déchirant.

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Avant toute chose, sachez qu’il s’agit sans aucune hésitation d’un des livres les plus étranges que j’ai pu lire dans toute ma vie. A la fois un thriller à l’intrigue implacable mais aussi un récit autobiographique aux accents journalistiques, L’Empreinte fait d’ores et déjà partie de mes plus marquantes lectures de cette année. Un grand merci donc aux éditions Sonatine pour leur envoi !

Vous l’aurez sans doute compris au vu du résumé mais il s’agit d’une histoire vraie que l’auteure va retracer au cours des 480 pages après avoir effectué une longue enquête en amont. Comme Alexandria Marzano-Lesnevich le signale elle-même, pour des besoins littéraires elle s’est néanmoins permise d’étoffer la réalité en apportant des détails fictionnels (couleur d’une robe, température extérieure, etc.) sans pour autant ajouter ou enlever des éléments factuels liés à l’enquête policière, au meurtre ou aux procès.

La grande originalité de cet ouvrage repose sur le mélange des genres qui le caractérise. Outre l’aspect documentaire précédemment évoqué, l’auteure va également s’impliquer personnellement dans cette affaire à cause de son propre passé. En effet, certains éléments de l’enquête (je ne vais évidemment pas vous dire lesquels) vont fortement lui rappeler sa propre vie et remettre en cause des convictions qui l’ont pourtant guidée jusqu’à présent…

Je ne vous cache pas que la façon dont Alexandria Marzano-Lesnevich a décidé d’articuler tous ces genres m’a au départ déboussolé. Je ne savais effectivement pas comment aborder cette lecture des plus singulières. Mais c’était sans compter sur l’impressionnant talent de conteuse de l’auteure qui m’a embarqué dans son histoire et celle de Ricky Langley dès la deuxième page. L’Empreinte s’est donc révélé être un livre addictif, prenant, plein de rebondissements et de surprises. Sa construction narrative, notamment, loin des schémas des thrillers actuels, m’a fait un bien fou de par son originalité. Alexandria Marzano-Lesnevich alterne avec intelligence les points de vue et les époques, les questions et les révélations, et propose ainsi un récit hors catégorie qui mérite totalement les prix littéraires récemment obtenus.  

Si je n’ai pas eu le coup de coeur c’est uniquement parce qu’il s’agit d’une histoire vraie. J’ai beau adorer Agatha Christie, par exemple, je sais que je ne pourrais pas avoir un coup de coeur pour sa biographie. C’est un genre tellement à part que, personnellement, je ne l’aborde pas comme un roman traditionnel. Il n’empêche que je me suis pris une véritable claque en me plongeant dans L’Empreinte que je vous recommande donc chaudement de découvrir. Une excellente lecture qui restera longtemps gravée dans ma mémoire…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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