Un bonheur insoutenable - Une expérience de lecture particulière...

10/01/2019

Titre : Un bonheur insoutenable

Auteur : Ira Levin

Editions : J'ai Lu (Nouveaux Millénaires)

Prix : 21,00 €

Parution : 7 novembre 2018 (réédition)

Nombre de pages : 379 pages

Genre : Science-Fiction

Résumé : Sous la gouvernance d'UniOrd, vous ne connaîtrez plus jamais la guerre, la faim, la pauvreté ou la solitude. De votre naissance jusqu'à votre soixante-deuxième anniversaire, date à laquelle il vous faudra faire de la place pour les nouvelles générations, vous ne manquerez de rien. En un mot, vous serez heureux. Uniformément heureux. Mais Matou, lui, se pose des questions. Trop, peut-être. Un jour, les traitements hormonaux destinés à le maintenir dans l'ignorance béate ne suffisent plus...

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Il y a quelques jours, je vous ai parlé d’un autre roman de cet auteur, Les femmes de Stepford, une histoire intéressante dans le fond mais qui m’a plutôt déçu par sa mise en forme. En entamant Un bonheur insoutenable, j’avais donc une petite appréhension qui s’est malheureusement transformée en certitude au fil des pages : il y a quelque chose dans le style d’Ira Levin qui me dérange. Une nouvelle fois je suis donc partagé entre des sentiments contradictoires qui ne vont pas rendre simple l’écriture de cette chronique. Je remercie néanmoins les éditions J’ai Lu pour leur envoi.

Il est indéniable que la thématique principale abordée dans ce roman est complètement d’actualité. Un peu comme Orwell et son 1984, Ira Levin a été visionnaire à sa manière en imaginant une histoire effrayante tant elle est plausible. Une société futuriste où règne une forme de dictature de la bienveillance qui a fini par dénaturaliser totalement les relations entre les individus. Ces derniers se voient « guidés » de leur naissance à leur mort (qui survient systématiquement l’année de leurs 62 ans) à l’aide d’un système informatique qui décide de tout à leur place. L’auteur dénonce ainsi avec justesse et précision la robotisation de l’être humain au nom d’un organisme aux motivations vagues et dont on ne sait finalement pas grand chose si ce n’est qu’il vous « veut du bien » ! 

Comme ça, je trouve que le roman donne vraiment envie. Mais le problème, une fois de plus, c’est la façon dont l’auteur a choisi de raconter son histoire. C’était sans doute voulu mais j’ai trouvé l’ensemble très froid et je ne me suis par conséquent pas du tout attaché aux protagonistes. Il y en a d’ailleurs beaucoup et la plupart n’apparaissent que le temps de quelques chapitres pour ne plus jamais revenir par la suite. Matou, le personnage principal, est celui qu’on suit vraiment du début à la fin et j’ai franchement apprécié qu’en l’espace de 400 pages, l’auteur soit parvenu à le faire grandir. Au sens littéral du terme. Je crois que dans le premier chapitre il n’est qu’un petit garçon d’une dizaine d’années et dans les derniers un homme de presque quarante ans.

L’intrigue en elle-même pousse vraiment à réfléchir, d’autant qu’elle soulève un bon nombre de problématiques d’actualité. En revanche, j’ai trouvé la mise en place, le rythme et l’enchaînement des événements assez mal maîtrisés. Pour dire la vérité, je ne me suis à aucun moment senti immergé dans ma lecture malgré un sujet de base très intéressant. 

En conclusion, je pense que ce roman s’adresse vraiment à ceux qui ont adoré 1984 et qui cherchent depuis une lecture similaire. Pour ma part (comme ça a déjà été le cas avec Les femmes de Stepford), j’ai eu un peu de mal avec l’écriture qui m’a empêché d’apprécier pleinement ce que je lisais. Je ne suis donc pas certain de retourner vers cet auteur un jour, à moins que mes goûts ne changent d’ici là ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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