Avalanche Hôtel - Une petite déception...

10/02/2019

Titre : Avalanche Hôtel

Auteur : Niko Tackian

Editions : Calmann Levy Noir

Prix : 18,50 €

Parution : 2 janvier 2019

Nombre de pages : 270 pages

Genre : Thriller

Résumé : SURTOUT, NE VOUS FIEZ PAS
À VOS SOUVENIRS !

Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd connaissance…

… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.

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A priori, ce roman avait tout pour me plaire : une couverture sublime tout d’abord, un résumé prometteur et particulièrement alléchant ensuite, et une référence à Shining qui a fini de me convaincre. C’est donc avec enthousiasme que je me suis plongé dans Avalanche Hôtel qui m’a malheureusement laissé un sentiment mitigé à la fin de ma lecture. Je remercie néanmoins les éditions Calmann Levy pour leur envoi.

Je pense que le plus gros problème de ce roman, c’est son rythme. En règle générale, je ne suis pas opposé aux narrations longues (j’ai par exemple récemment lu et adoré Dans la neige de Danya Kukafka dans lequel il n’y a littéralement pas d’action) mais lorsque c’est le cas, soit on adhère directement à la proposition de l’auteur, soit on passe à côté. En l’occurence, je fais partie de la deuxième catégorie. Malgré le fait que le roman soit court (270 pages à peine), j’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout car je n’arrivais pas à m’intéresser à l’histoire…

Si je prends le temps d’analyser la structure du roman, je comprends pourquoi Niko Tackian a choisi cette forme de narration. Tout au long de l’intrigue le personnage principal est complètement dans le flou avec des troubles de la mémoire assez inquiétants. De fait, je crois que l’auteur a souhaité plonger le lecteur dans le même état en alternant souvenirs, descriptions et réflexions personnelles. Et cela aurait pu fonctionner si seulement je m’étais attaché à Joshua…

Car en effet, l’autre gros problème d’Avalanche Hôtel, ce sont ses personnages beaucoup trop survolés et stéréotypés. J’aurais franchement préféré que le roman fasse 200 pages de plus mais qu’ils aient une vraie profondeur psychologique au lieu d’être constitués d’éternels poncifs (flic au passé sombre, co-équipière nymphomane sur les bords, etc.) qui reviennent sans arrêt dans les thrillers actuels. 

Ma déception est également due au fait que j’espérais retrouver certaines émotions que j’avais ressenties en lisant Shining. Or, les scènes dans l’hôtel peuvent se compter sur les doigts d’une main ! Moi qui m’attendais à un huis-clos, je me suis rendu compte qu’il ne s’agissait en réalité que d’une simple enquête policière. La fin de celle-ci est d’ailleurs plutôt étonnante, bien qu’elle repose sur un twist régulièrement utilisé dans les thrillers. Il n’empêche que j’ai apprécié me faire surprendre et si seulement le reste du roman avait été meilleur, j’aurais pu avoir un beau coup de coeur pour celui-ci.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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