Blackwood, le pensionnat : le gothique en demi-teinte

04/02/2019

Titre : Blackwood le pensionnat

Réalisateur : Rodrigo Cortés

Avec : AnnaSophia Robb , Uma Thurman, Victoria Moroles,...

Genre : Thriller, fantastique

Durée : 1h38

Nationalité : Américain, espagnol

Sortie : 2 février 2019

Résumé : Kit, une adolescente difficile que sa mère n’arrive plus à gérer, est envoyée au mystérieux pensionnat Blackwood. Fraîchement arrivée, elle rencontre madame Duret, l’excentrique et fascinante directrice des lieux, ainsi que les rares étudiantes qui y vivent. Avec ses camarades, elle va explorer le dédale de couloirs du pensionnat et découvrir le secret du manoir Blackwood, enraciné dans le paranormal.

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Les manoirs peuvent offrir au cinéma de très bonnes œuvres comme « Le château du dragon », « Rebecca » ou plus récemment « Crimson Peak » (vivement Del Toro sur un film « Phantom Manor » !). Ce cadre dispose d’une puissance cinématographique telle quand le lieu est bien utilisé qu’elle peut transcender l’écran, telle la bâtisse de « The Haunting of Hill House », qui sortait de ces carcans télévisuels pour mieux surprendre et émouvoir son public. On pouvait donc espérer autant avec cette adaptation du livre de Lois Ducan, romancière derrière « Souviens-toi l’été dernier ».

Pourtant, autant on comprend que Rodrigo Cortès (« Buried », « Red lights ») tente de sublimer l’endroit, autant il ne se dégage rien de particulièrement perturbant de ce pensionnat. L’usage de certains jump scares inscrit le film dans une mouvance plus actuelle là où une ambiance plus pesante aurait peut-être été plus judicieuse. On a dès lors l’impression d’être sur des rails tant le film sent le déjà vu avant de tomber dans un ridicule involontaire dans son final.

Il y a donc de quoi être circonspect surtout au vu des intentions que l’on sent se dégager de la narration. La mise en scène de Cortès est ainsi correcte et il n’y a rien de méchant à dire sur le casting. ATTENTION SPOILERS ! On pourrait même arguer d’une critique envers une forme d’apprentissage tellement possessive qu’elle désapproprie la jeunesse de sa personnalité. Au vu d’un système scolaire qui oblige souvent les étudiants à répéter une information mécaniquement plus qu’en l’appréhendant totalement, il pourrait même s’avérer logique de la représenter en tant que système de transmission passant par la possession que par un véritable enrichissement intellectuel. FIN DU SPOILER.

Cela n’empêche pas que l’on ne se sent pas totalement transporté par « Blackwood, le pensionnat ». On ressort mitigé du visionnage tant on sent certaines intentions qui ne sont jamais pleinement concrétisées. Dommage car le film qu’on aurait pu avoir aurait pu s’avérer moins oubliable que le résultat final…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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