Siempre Bruja : poubelle !

27/02/2019

Titre : Siempre Bruja

Créée par : Ana Maria Parra, Diego Vivanco

Avec : Angeli Gaviria, Lenard Vanderaa, Dylan Fuentes, Luis Fernando Hoyos, Verónica Orozco, ...

Format : 60 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Drame, Fantastique

Résumé : Après avoir débarqué dans le présent pour échapper au bûcher, une sorcière du 17ème siècle tente de se faire à sa nouvelle vie dans le monde moderne. Alors qu'elle tente de sauver l'élu de son coeur, Carmen va devoir faire face à un ennemi puissant.

Oui, poubelle. C’est virulent mais à mon sens, c’est amplement mérité. C’est la pire série — ou en tout cas le pire épisode puisque je me suis arrêtée au premier que je me suis hyper forcée à regarder jusqu’au bout — que j’ai vue depuis ce début d’année et peut-être même la pire tout court. Il n’y a rien qui va et pour cela, pour moi, elle mériterait d’être foutue à la poubelle. Je m’explique en commençant par le début. Siempre Bruja (ou L’éternelle sorcière pour les plus VF d’entre vous), c’est l’histoire de cette jeune fille noire, esclave et sorcière, qui le jour où elle se fait brûler se retrouve envoyée en 2019. Son but ? Retourner au 17ème siècle pour retrouver et sauver son maître blanc dont elle est amoureuse… REALLY ??!!!

C’est honteux. Honteux de romancer l’esclavage comme ça. Genre un(e) esclave qui débarque dans une époque où l’esclavagisme n’existe pas et où il/elle peut vivre à peu près normalement aimerait retourner à son époque où, by the way, elle vient de se faire brûler ?!?! WTF. Je ne suis pas noire mais rien que ça, ça m’a mise en colère. Ça n’a même pas un minimum de réalisme. À quelle heure une esclave a-t-elle le temps et le moyen de se faire aussi belle que sur la photo ci-dessus ? Et puis, depuis quand aurait-elle pu répondre de façon aussi insolente que Carmen le fait à ses maîtres et maîtresses sans se prendre immédiatement un coup de fouet dans la gueule, si ce n’est pire ? D’ailleurs parlons-en de la Carmen. Le personnage est arrogant et absolument pas attachant. Et je déteste précisément qu’ils aient sali ainsi cette période sombre de l’histoire en la romançant ainsi et en faisant comme si « ce n’était pas si horrible en fait ». Qu’une esclave puisse avoir le temps de se faire belle, de s’apprêter et même de tomber amoureuse… Et pire encore, de son maître blanc. Que d’ailleurs, on fait passer pour le white savior qui par sa grande clémence… l’a achetée. Youhou. 

En plus, au-delà de tout ça, c’est super mal joué. Le couple n’est même pas beau et il n’y a aucune alchimie. Et même l’intrigue est mal tournée. On nous balance tout plein de flash-backs d’un coup mais rien qui donne envie de continuer la série et s’y accrocher. C’est hyper mal fait, c’est cheap, toutes les informations sont données trop rapidement et il n’y a aucun suspens. Je n’en reviens pas que Netflix se soit embarqué là-dedans. À la rigueur, regarder une personne venant du 17ème s’adapter au monde moderne aurait pu être intéressant, mais même ça, ça reste mauvais. C’est du vu et revu, notamment la scène où Carmen découvre la télévision. Et encore, je trouve qu’elle s’adapte bien facilement. Là aussi, ça manque cruellement de réalisme et de qualité. La fille parle avec tout le monde et comprend tout avec facilité et aisance. Clairement, il n’y a rien pour rattraper cette série. 

J’ai demandé également à des copines noires ce qu’elles en avaient pensé pour être certaine de ne pas être celle qui voit le mal partout. Et si certaines se sont montrées moins virulentes que moi, on restait d’accord sur le fait que « blackness » et esclavage mis à part, la série était vraiment naze et ne valait pas le coup. Aucune de nous n’est allée au-delà du premier épisode. Honnêtement, quand Netflix avait annoncé sortir une série originale colombienne avec un personnage principal noir, j’étais hyper emballée. Ma déception (et ma colère) n’en est que plus énorme. 

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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