Dans les angles morts - Un roman déroutant !

14/03/2019

Titre : Dans les angles morts

Auteur : Elizabeth Brundage

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 8,90 €

Parution : 2 janvier 2019

Nombre de pages : 640 pages

Genre : Roman noir

Résumé : Fin février 1979, Chosen, petite ville étriquée et appauvrie, en passe d’être repeuplée par de riches New-Yorkais. George Clare rentre chez lui et trouve sa femme assassinée. Leur fille de trois ans, seule dans sa chambre, est saine et sauve. Pour le shérif Travis Lawton, George est le premier suspect. Huit mois plus tôt, le couple avait acheté la ferme des Hale pour une bouchée de pain, George omettant de dire à sa femme que les anciens propriétaires, acculés par les dettes, s’y étaient suicidés, laissant trois orphelins, Eddy, Wade et Cole. Dans les angles morts est aussi l’histoire des frères Hale, et celle de la maison de leur enfance.

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Il y a quelque chose dans cette couverture aux couleurs sépia qui m’a attiré dès le premier coup d’œil. Cette maison perdue au milieu de nulle part, ces arbres sans feuilles, ces nuages étouffants qui semblent écraser le reste… Je ne sais pas vraiment comment l’expliquer mais j’ai été littéralement hypnotisé par ce paysage qui m’a donné envie de me plonger dans l’histoire avant même d’en parcourir le résumé. Au final, j’ai passé un moment de lecture très singulier pour lequel je remercie les éditions Le Livre de Poche. 

Sachez avant toute chose que Dans les angles morts s’apparente davantage à un roman noir qu’à un thriller, bien que le point de départ de l’intrigue est un meurtre qui va forcément donner lieu à une enquête. Si je dis qu’il ne s’agit pas véritablement d’un thriller, c’est surtout parce qu’on est très loin ici des codes habituels du genre et que le procédé narratif pourrait en déboussoler plus d’un. Elizabeth Brundage a en effet décidé de tisser une fresque passionnante d’une Amérique rurale dans laquelle évoluent des personnages psychologiquement torturés aux passés lourds et sombres. On ne va donc pas vraiment se focaliser sur l’enquête policière ou les procédés judiciaires, mais plutôt sur les secrets ce famille et les non-dits. 

Le style de l’auteure est également très particulier, qu’on qualifierait de littéraire (dialogues introduits directement dans le récit, sans tirets, par exemple), avec de nombreuses descriptions métaphoriques qui poussent à la réflexion. Bien que très prenant, ce roman à ambiance fait également partie de ceux qu’on prend le temps d’apprécier. L’intrigue est en effet très dense et parfois longue (notamment au début), il faut donc s’accrocher un peu tout en se laissant porter par la plume d’Elizabeth Brundage. 

Si je devais toutefois noter un bémol, je dirais que la fin aurait pu être mieux soignée. Il m’a manqué une vingtaine de pages qui auraient permis à l’auteure de peaufiner son dénouement qui m’a effectivement paru un poil précipité. Avec une intrigue comme celle-ci on s’attend forcément à une conclusion étoffée avec plus de détails et moins d’interrogations.
Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de personnages finement travaillés. Je me réjouis donc d’avance à l’idée de me plonger dans un autre roman de l’auteure en espérant qu’il me fasse autant voyager que celui-ci. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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