Moi qui croyais te connaître – Un roman à suspense convenu

15/03/2019

Titre : Moi qui croyais te connaître

Auteur : Penny Hancock

Editions : Milady

Prix : 19,50 €

Parution : 20 février 2019

Nombre de pages : 443 pages

Genre : Thriller, suspense

Résumé : Qui connaissez-vous le mieux ?
Votre plus vieille amie ? Votre enfant ? Ou bien vous-même ?

Holly participe activement à la sensibilisation des jeunes sur le thème du consentement sexuel. Par principe, elle prend le parti des victimes. Avec férocité. Mais quand son fils est accusé de viol par la fille de sa meilleure amie, elle prend sa défense, persuadée qu’il n’est pas coupable. Pendant ce temps, Julia doit venir en aide à sa fille de treize ans, traumatisée et peut-être enceinte.
Tandis que les deux mères tentent de comprendre sur quoi se fonde l’accusation sans impliquer la police, d’autres secrets bien gardés refont surface. Toutes leurs certitudes s’effondrent et leur amitié menace de voler en éclats. Quand l’un des adolescents disparaît, l’histoire prend un tour plus sombre encore. À qui peuvent-elles vraiment se fier ?

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Je remercie les éditions Milady pour l’envoi de ce livre. Son résumé m’avait vraiment fait de l’œil, et étant donné que je sélectionne les thrillers que je lis avec soin, ce n’est pas peu dire. Le fait que l’histoire implique des ados et un viol m’intéressait particulièrement. Cependant, au sortir de cette lecture, je dois dire que mon ressenti global est clairement mitigé.

S’il y a bien une chose que je dois reconnaître, c’est que l’auteur m’a menée en bateau du début à la fin, puisque j’imaginais une personne coupable et au final ce n’était pas du tout elle. Pourtant, au moment de ce qui aurait dû être la « grande » révélation… j’ai trouvé ça juste plat. Au final je ne sais même pas dire si je préfère cette fin ou celle que je m’étais faite dans la tête tout au long de ma lecture.

Concernant les personnages, là aussi je n’ai pas d’autre qualificatif que « plats ». Alors ils sont certes bien écrits et réalistes, mais pour moi ils restent spectateurs de leur propre histoire, un peu comme nous lecteurs. On a vraiment l’impression qu’ils attendent que l’affaire se résolve d’elle-même, ce qui est en fait un peu le cas. À aucun moment on est réellement surpris, que ce soit par l’histoire ou par les actions des personnages (qui n’agissent pratiquement pas, en réalité). Le tout reste assez « convenu » et passif.    

Ce que j’ai apprécié, par contre, c’est que l’auteur ait choisi d’utiliser une narration à deux voix pour son récit. C’est pour moi vraiment un choix judicieux puisque ça nous permet d’appréhender les deux pans de la situation, de percevoir les interrogations, les doutes, les difficultés, etc. aussi bien de Julia, la maman de la victime, que d’Holly, la maman de l’accusé. Et de semer encore plus le doute chez le lecteur. Par contre, pour ce qui concerne la plume de l’auteur, je l’ai trouvée quelconque, pas percutante. Et les longs passages introspectifs, parfois nécessaires, parfois non, ont tendance à casser le rythme du récit et donc de la lecture.

C’est dommage que le négatif l’emporte sur le positif (du moins en ce qui me concerne) parce que l’histoire tenait vraiment la route. L’auteur aborde de nombreux thèmes qui sont d’actualité tels que le viol, le consentement, le harcèlement scolaire, etc. de manière efficace. D’un chapitre à un autre on ne sait plus quel parti prendre entre la situation de Julia, convaincue du traumatisme expérimenté par sa fille, et celle d’Holly, pour qui il est évident que son fils est innocent. Chacune d’entre elles dévoile par ailleurs des secrets indépendants de la situation actuelle au fil du roman.

Au final, je vous recommanderais « Moi qui croyais te connaître » si vous n’êtes pas très exigeant en matière de thrillers et que vous ne vous attendez pas à de nombreux retournements de situation, scènes « d’action », etc. Car le roman, dans sa globalité, reste assez plat bien qu’imprévisible et abordant des thématiques intéressantes et actuelles.  

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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