Panic! At The Disco à Paris !

23/03/2019

Nous nous rendons ce mardi 19 mars au Zénith de la Villette – Paris, pour assister au concert tant attendu de Panic!At The Disco. Le temps est au beau fix, l’ambiance dans la file d’attente est bon enfant, entre conversations et jeux de cartes, toutes les conditions sont réunies pour passer une bonne soirée ! 

Les portes s’ouvrent à 18:30 tapante, nous entamons notre lente progression vers la salle du zénith. La fosse se remplit rapidement, malgré l’heure trente qu’il nous reste à attendre avant le début du show ! 

Avec une ponctualité rare en France, Arizona, la première partie, arrive sur scène à 20:00 pile. Après quelques mots de français, bienvenus, le groupe nous fait découvrir doucement son univers Pop-Rock, nous interprétant un mélange de chansons douces et électrisantes, faisant danser en partie la foule. Le chanteur avoue avec beaucoup d’humilité qu’il ne s’agit que de leurs deuxièmes dates en Europe – après le concert d’Amsterdam hier – et qu’ils sont vraiment impressionné par le public de Panic! – qui le leur rend bien d’ailleurs. Nous passons trente minutes agréables en leur compagnie, en attendant la tête d’affiche. 

Dix minutes avant le début du show, le compte à rebours est lancé ! De quoi nous faire mousser jusqu’à la toute dernière minute. Une introduction musicale laisse place à (Fuck A) Silver Lining ! Brendon nous imprègne d’une énergie débordante et vole nos cœurs dès la première chanson avec une envolée de note dont il a le secret ! On a beau être au fait des prouesses vocales du chanteur, l’avoir en face de soi, c’est tout de même autre chose. 

Les chansons s’enchaînent, nous prenons un plaisir fou à retrouver des titres comme Don’t Threaten Me with good time, Ready To Go ou encore LA Devotee, nous dansons à en perdre la tête sur Hey Look Ma, I made It ou encore Hallelujah !

 

Manquons de défaillir de joie sur des titres emblématiques comme Ballad of Mona Lisa, Nine in the Afternoon ou encore Vegas Light. Nous frissonnons littéralement sur une interprétation douce et à fleur de peau de Dying In LA, l’émotion et la puissance des notes au piano s’insinuent par tous les pores de notre peau, suivie par une interprétation de The Greatest Show – cover du film avec Hugh Jackman et Zach Efron, qui nous éblouit tout bonnement – à juste titre. 

Alors que nous faisions encore la queue à l’extérieur du zénith, plusieurs personnes distribuées des cœurs en papier multicolore, il est temps de les sortir pour illuminés le titre Girl/Girl/Boys, devenu un hymne pour la communauté LGBTQ, ce qui nous vaut un beau discours de la part de Brendon, nous remerciant d’être là, d’avoir participé à cet élan, en nous rappelant notre importance dans ce monde. 

 » Si vous ne vous sentez pas à votre place, que nous n’avez pas l’impression d’en avoir une, alors retenez ceci : Vous avez votre place ! On est très heureux de vous avoir, merci d’exister et d’être là ce soir, merci d’être là pour nous. C’est dingue !  »  [ Un fan lui offre un portrait] Tu as dessiné ça ? C’est cool ! Regardez, c’est moi ! [Brendon prend la pose] C’est super cool, wow. Tu sais quoi ? Tu es meilleur au dessin que je ne le suis au chant , tu comprends ça ? à 100% ! « 

Si vous n’avez pas encore fondu jusque-là pour l’Américain à la tessiture vocale miraculeuse et aux compliments qui vous crèvent le coeur de mille petites fléchettes lumineuses, vous ne tiendrez plus très longtemps ! 

Nous restons bouche bée devant la beauté du tableau mis en place, King of The Cloud nous met véritablement la tête dans les nuages, à mesure qu’un épais tapis de fumée effet barbe-à-papa se répand sur scène. Le tout, illuminé par des notes toujours improbables et d’une justesse sidérante, même après quarante minutes de spectacle !

D’autant qu’il est suivi par High Hopes, repris pour une salle entière sous l’incrédulité du chanteur qui nous écoute avec plaisir scander ce titre si largement diffuser qu’il est impossible de le rater, même au plus profond de la Sibérie sauvage. Brendon nous accompagne de prouesses vocales dont nous serions bien incapables, même dans nos rêves les plus fous, c’est un retour incroyable entre l’artiste et son public, c’est beau, c’est brute, on n’en peut plus ! 

« Quoi ? Déjà? » devait se dire le groupe, puisque – déjà fier de déchaîner les passions – ils reprennent un hymne de la scène rock, remis au top des Hit parade grâce au film éponyme : Bohemian Rapsody ! Et si Freddy Mercury est et restera à jamais inimitable, je ne remercierais jamais assez Brendon Urie pour ce pur moment de bonheur, de beauté et de talent dont il nous a fait cadeau ce soir-là, accompagné de musicien incroyable aux possibles, vous n’y croyez pas ? La preuve en 6 minutes – Oui, comme dans le film : 

Nous en sommes à vingt quatre chansons, vingt quatre titres que nous hurlons de tout notre soûl et pourtant, nous serions prêts à en découdre avec cent autres, tant l’ambiance est électrique et le chanteur : infatigable ! Tout en nous gratifiant  de quelques anecdotes humoristiques entre deux chansons : 

« Je suppose que c’était un peu trop dramatique ou quelque chose comme ça, et j’ai flippé, il m’a dit « Calme toi s’il te plait » (En FRANÇAIS !), donc je suppose que ça veut dire « calmes-toi, put*in » ou je ne sais pas, mais c’était plutôt joli » 

Emperor’s New Clothes clôt cette longue liste d’une façon magistrale, décor sur écran géant avec image du clip et ce monstre bleu Bad Ass, entouré de lances flammes envoûtants ! Tout un spectacle pour finir en beauté ! 

Finir ? Quoi ! 

Absolument pas ! Le zénith tremble de la fosse aux gradins dans un élan général pour rappeler le groupe sur scène ! Nous sommes épuisés émotionnellement, mais pas encore vaincus ! Après trois minutes de rappel constant, sans une seconde de silence, les lumières se rallument dans un bleu-violet, les musiciens reviennent, le suspens monte encore d’un cran et Brendon recharge nos batteries d’un coup avec Say Amen (It’s saturday Night) – et quelle nuit ! 

Le chanteur ne tarit pas d’éloges sur son public, plusieurs personnes lui offrent d’ailleurs des dessins : 

« Qui a fait celui-ci ? Qui l’a fait ? C’est toi ? [Un autre passe] Oh mec… C’est incroyable. Je voudrais vous dire merci, merci d’être là, d’exister, car la seule raison pour laquelle nous pouvons faire cela, que nous pouvons vivre de notre rêve, c’est grâce à vous, les gars. Merci infiniment de nous permettre de vivre ce rêve. J’y pense beaucoup, car je vais bientôt avoir 32 ans et c’est génial, car cela fait presque 15 ans que j’évolue dans Panic! Grâce à vous ! Alors, continuons avec une chanson qui a marqué les débuts ! »

Rappelez-vous, lorsque I Write Sins Not Tragedies est sortie, Brendon avait à peine 17 ans ! Vous vous sentez vieux ? Nous aussi… si, si, vraiment. Inutile de vous préciser le nom de la prochaine chanson donc, une chose est certaine, elle n’a pas pris une ride et Brendon Urie prend toujours un plaisir infini à l’interpréter, pour le plus grand bonheur des fans. 

Ce condensé d’adrénaline et d’endorphine et de dopamine arrive à son apothéose avec Victorious, vingt-huitième titre de la soirée et jusqu’à la dernière note, Brendon capture nos cœurs, nos esprits et nos mots pour longtemps ! Jamais, au grand jamais, je n’avais vu une telle prestation vocale sur scène, tenue non-stop tout au long de la soirée, aucune fausse note, aucun dérapage, rien, une prestation parfaite, une ambiance hallucinante, et un leader qui s’éclate, tout simplement. 

Si ça, ce n’est pas la recette du succès,
alors je ne sais pas sur quoi surf Panic!At The Disco ! 
Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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