Speak – Le roman de Laurie Halse Anderson au format BD

21/03/2019

Titre : Speak

Auteur : Laurie Halse Anderson (auteure) & Emily Carroll (illustratrice)

Editions : Rue de Sèvres

Prix : 20,00 €

Parution : 9 janvier 2019

Nombre de pages : 376 pages

Genre : Bande dessinée, roman graphique

Résumé : J'aimerais faire un vœu mais je ne sais pas lequel... J'essaie de ravaler la boule que j'ai dans la gorge. Je pourrais leur raconter ce qui est arrivé. Comment réagiraient-ils ?"

Melinda a 15 ans. Ce soir d'été, au beau milieu d'une fête, la jeune fille est victime d'un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu'il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas l'exprimer...

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Je remercie les éditions Rue de Sèvres pour l’envoi de cette BD. Je connaissais déjà cette histoire sous forme de roman (datant de 1999 en VO) et de film (datant de 2004, avec Kristen Stewart), je n’ai donc pas hésité à la demander quand j’ai su qu’elle sortait également sous forme de BD. Et tout comme l’adaptation ciné, j’ai vraiment apprécié cette histoire au format BD, contrairement au format roman qui m’avait, à l’époque de ma lecture, laissée de marbre.

Pour vous parler brièvement de l’histoire, nous suivons ici Melinda, jeune lycéenne de 15 ans qui se renferme sur elle-même après que quelque chose soit arrivé lors d’une fête l’été précédent…

Je sais, c’est très vague mais honnêtement, impossible de vous en dire plus sans risquer de révéler quelque chose d’essentiel. En ce qui concerne l’histoire en elle-même, je la trouve toujours autant percutante sous ce format. Les années passent, et pourtant, ce récit est toujours autant d’actualité, si ce n’est encore plus d’actualité dans le monde d’aujourd’hui qu’au moment de sa première parution sous forme de roman en 1999. En ce qui concerne la fidélité envers le matériau de base, je ne me souviens pas en détails du roman mais au vu de la longueur de cette BD, je pense pouvoir dire sans me tromper qu’elle n’est pas avare en termes de contenu.

Personnellement je connaissais déjà l’histoire donc je n’avais plus ce questionnement quant à savoir ce qui est arrivé à Melinda, mais j’ai tourné les pages avec autant d’avidité que s’il s’agissait d’une découverte totale. Je suis également toujours autant révoltée face à cette histoire, face à tant d’injustice, face aux difficultés ou plutôt, soyons francs, au harcèlement que Melinda doit subir à la suite de cette fête. Elle n’a pas vraiment d’amis, et que ce soit ses professeurs ou ses parents, personne ne semble voir ou du moins comprendre son mal-être (elle y compris, elle est en tout cas incapable d’y apposer des mots), et ce malgré des signes pourtant flagrants.

Au niveau du livre en lui-même, c’est vraiment un très bel objet, il est grand, imposant, solide, de bonne qualité. L’illustratrice Emily Carroll fait le choix de n’utiliser aucune couleur dans ses dessins, qui sont tous exclusivement en noir et blanc. Ce n’est personnellement pas ce que je préfère, mais il est évident que c’est un choix plus que judicieux au vu de la noirceur de l’histoire. Cette absence de couleur renvoie d’autant plus à un sentiment d’oppression, le même que ressent Melinda.

En résumé, j’ai passé un très bon moment en redécouvrant cette histoire au format BD. Je vous la recommande sans hésiter, ainsi que le film. Le roman est quant à lui disponible en VF sous le titre « Vous parler de ça ».

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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