St. Agatha : le couvent de l'horreur ?

20/03/2019

Titre : St. Agatha

Réalisateur : Darren Lynn Bousman

Avec : Sabrina Kern, Carolyn Hennesy, Courtney Halverson, ...

Genre : Horreur

Durée : 1h30

Nationalité : USA

Sortie : 2018

Résumé : Dans les années 1950, dans une petite ville de Géorgie, une jeune femme enceinte nommée Agatha cherche refuge dans un couvent. Ce qui semble être l’endroit idéal pour avoir un enfant se change en une nappe sombre où le silence est forcé, les secrets les plus horribles sont cachés, et chaque once de volonté d’Agatha est testée tandis quelle prend conscience de l’infâme réalité du couvent et des gens qui se cachent dans ses couloirs.

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Dire que le cinéma de Darren Lynn Bousman est irrégulier serait une bonne description de sa filmographie. Si on a des bons souvenirs du mésestimé « Saw 3 », il faut reconnaître que les deux autres épisodes de la saga qu’il a réalisés (les 2 et 4) étaient extrêmement moyens, sans parler de son très oubliable Abattoir au pitch prometteur (une maison hantée reconstituée de scènes de meurtre). Le retrouver sur St. Agatha nous faisait nous interroger sur le côté dont pencherait la balance et il faut bien admettre qu’elle va plus du côté négatif.

Une nouvelle fois, rien n’est bien mémorable concernant le film. La réalisation est rarement inspirée et les moments d’effroi n’ont rien de marquant. On sent d’ailleurs l’intrigue avancer avec quelques longueurs d’avance sur des personnages qui, bien qu’interprétés correctement, sont assez mécaniques dans leur écriture. Et quand surgissent quelques idées de ci et là, elles semblent ne pas avoir de finalité totale avec un réel impact. Résultat, on a l’impression assez vaine d’avoir vu meilleur ailleurs, ou si pas au moins plus personnel ou original.

Tout cela est dommageable car en arrière-plan, parler de femmes et de leur destruction identitaire par l’église a un réel intérêt. On peut voir en effet une manière de parler d’un sexisme intégré dans un fonctionnement religieux détruisant toute individualité pour la reformater en cohérence avec ce qui colle mieux aux attentes d’une société ancrée dans une foi aveuglée et aveuglante. À une époque où l’Église n’arrive pas à créer un sentiment rassurant dans la population à la suite de scandales divers et variés (comme encore récemment avec la sortie de « Grace à Dieu »), il y aurait pu avoir un réel intérêt réflexif en arrière-plan, amenant une peur plus tangible.

Las, St. Agatha manque de vie pour provoquer un tant soi peu l’effroi et résulte plus d’ambitions manquées (voire à peine initiées) que d’un réel intérêt cinématographique. Si vous avez l’œil curieux, cela pourrait susciter une certaine occupation ou en fond pendant une soirée entre amoureux mais ce n’est pas du tout un indispensable.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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