Top 10 des meilleurs méchants du petit écran

23/03/2019

L’antagoniste, ce personnage si particulier qu’il peut nous faire passer à travers tout un éventail de sentiments qu’il en devient incontournable. On s’y attacherait même autant, si ce n’est plus, qu’au fameux héros sans peur et sans reproche. Mais rien n’est si simple… Qui sont donc ces figures prétendument antipathiques qui ont su durablement marquer l’histoire des séries TV ? On vous propose de faire un petit tour dans le monde des vilains, un monde vraiment palpipant et plein de surprises. Bien sûr, comme le monde est sombre et plein de terreur(s), il nous est impossible de lister tous les antagonistes charismatiques qui ont vu le jour sur nos petits écrans ; cette liste est donc loin d’être exhaustive et rappelons que son ordre est purement arbitraire.

10. Sylar (Heroes)

Sylar, c’est le super-méchant par excellence. Il aura marqué toute une génération dans la série savamment nommée Heroes. Pour beaucoup, Sylar avait suffi à leur donner envie d’arrêter la série tant il était totalement antipathique. Mais au-delà de notre sincère détestation pour lui, on peut dire qu’il a mené à bien sa mission de véritable méchant. Pour l’anecdote, Sylar serait à l’origine cannibale et mangerait le cerveau de ses victimes pour « digérer leur pouvoir ». La série n’a pas confirmé cette petite caractéristique, mais elle n’aurait certainement pas aidé le personnage à nous attendrir.

9. Fisk (Daredevil)

En voilà un antagoniste qui pense être un sauveur et qui excuse ses exactions par le bien commun. Wilson Fisk est un vilain particulièrement travaillé dans la série Daredevil. Les scénaristes ont pris le temps d’en faire plus qu’un vague antagoniste destructeur. Il est dépeint comme un personnage qui se croit fragile voire asocial, capable d’aimer et d’être fragile, sensible. Mais ne lui en déplaise, sa manie d’user de son influence et de son argent afin de menacer ses ennemis (en l’occurence la famille de ces derniers) le rendait franchement détestable, sans compter la manière dont il tuait de ses mains nues. En somme, il est de ces vilains que l’on a hâte de voir démis et derrière les barreaux (ou pire…).

8. Dexter Morgan (Dexter)

Dexter Morgan. Lui est plutôt du côté des psychopathes que l’on aime bien (mais que l’on ne devrait pas d’un point de vue éthique, mais le débat est ouvert). Il tue, certes, mais pas n’importe qui et pas n’importe comment. Dexter a montré très tôt des signes alarmants, à tel point que son père adoptif, Harry, le considéra comme un potentiel tueur en série. Mais loin de vouloir étouffer ses pulsions, le père adoptif décida d’apprendre à son fils qu’il fallait tuer les meurtriers, une sorte de justice censée rendre le monde meilleur. Le jeune garçon grandit de la sorte et continua à perpétuer des meurtres, suivant rigoureusement la méthode de Harry afin de ne pas se faire prendre et, surtout, de ne pas finir par tuer n’importe qui.

7. James Moriarty (Sherlock)

James Moriarty est un classique, il est le redoutable ennemi de Sherlock Holmes et un antagoniste que l’on adore détester. Et il faut dire que dans la série de la BBC, le jeu d’acteur d’Andrew Scott est totalement bluffant. Il joue la némésis à la perfection et insuffle à Jim Moriarty une fraîcheur pleine d’espièglerie bienvenue. Mais Moriarty est aussi un fin stratège, peut-être un brin trop fasciné par Sherlock, qui ne cesse de le pousser dans ses retranchements dans des épisodes bien cadencés. Il est en somme parfait dans son rôle de « criminel consultant » (là où Sherlock se définit comme un « détective consultant ») et trouve sa consécration dans l’épisode de la saison 2 intitulé La Chute du Reichenbach. Une chose est sûre, quand Moriarty demande s’il nous a manqué, la réponse est oui.

6. Walter White (Breaking Bad)

L’on aurait pu citer ici Gus Fring, l’un des ennemis les plus intrigants (et increvables) de Breaking Bad, mais il faut dire que Walter White, malgré son rôle de personnage principal, est un sérieux rival dans la catégorie de pire vilain de série. Car si un personnage a bien bafoué la loi et mis tant de vies en danger, c’est Walter White, à tel point qu’il nous était difficile de choisir un camp et étions tiraillés entre l’envie de le voir derrière les barreaux et cet incompréhensible soutien qu’on continuait à lui accorder en dépit de toutes ses exactions. Il faut dire que Walter White subit son grand voyage initiatique et les épreuves qui sèment son parcours sont loin d’être aisées. Quoi qu’il en soit, qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, on ne peut que s’incliner face à son effroyable génie criminel.

5. Lorn Malvo (Fargo)

Lorne Malvo est cet incroyable personnage tout droit sorti de l’incroyable première saison de la série Fargo. De prime abord, l’on serait tenté de le qualifier d’esprit tranquille et serein, tant il émane de ce tueur professionnel une quiétude déconcertante. Et pourtant, c’est un des antagonistes les plus charismatiques et efficaces du petit écran. Incarné à la perfection par Billy Bob Thornton, ce dernier donne la réplique (et quelle réplique !) à Martin Freeman dans le rôle de Lester Nygaard, un quadragénaire complètement dépassé par la vie. Lester se retrouve à accepter à demi-mot que Lorn Malvo tue pour lui. Ce meurtre enchaîne presque de manière incontrôlée toute une série d’événements tragiques qui mènera les deux personnages à leur fin.

4. Le Gouverneur (The Walking Dead)

En terme de super-vilains, la série culte The Walking Dead n’a pas à rougir. Chaque saison nous livre en effet son lot d’ennemis, tous plus cruels les uns que les autres, comme si les zombies ne suffisaient pas à faire du quotidien un enfer. Alors les antagonistes à l’esprit franchement mauvais se succèdent et si l’on a souvent tendance à ériger le très célèbre Negan comme vil méchant par excellence, on ne peut oublier une autre figure qui, d’une certaine mesure, se révéla d’une vicissitude plus extrême encore. Il s’agit bien évidemment du Gouverneur, ce personnage qui donna bien du fil à retordre à Rick et ses amis. Comment oublier ces moments de frustration extrême lorsque le groupe de Rick avait toutes les peines du monde à contrer ce tyran ? Et comment oublier les penchants morbides de ce dernier alors qu’il conservait des zombies en bocal (ça et sa fille transformée en zombie qu’il maintenait enchaînée) ? Le Gouverneur est un vilain retors, manipulateur et plutôt lâche, il ne recule devant aucune entorse à la morale pour parvenir à ses fins. Et ce fut un réel plaisir que de le voir disparaître pour de bon.

3. Ramsay Bolton (Game of Thrones)

La série Game of Thrones aurait pu fournir à elle seule toute une liste de vilains tant elle regorge de personnages détestables. Il suffit de se reporter à la petite liste personnelle d’Arya, celle-là même qu’elle constitua dans un désir de vengeance et pour ne pas perdre de vue son objectif, pour nous concocter un palmarès de méchants. Mais un nom en particulier reste sur beaucoup de lèvres, un nom qui nous fait dresser les poils en même temps qu’il nous remémore un personnage certes vil mais excellent. Il s’agit de Ramsay Bolton, incarné avec une déconcertante justesse par Iwan Rheon. Ramsay possède tout l’attirail du méchant aux ambitions démesurées : c’est un fils illégitime au tempérament susceptible qui ne souffre aucune contradiction. Il est sadique, cruel et impitoyable avec ses ennemis, mais aussi avec les siens. La torture est pour lui un exercice quotidien qu’il s’applique à exécuter avec plaisir : on se souvient tous du traitement infligé à Theon Greyjoy mais aussi à Sansa Stark. En bref, Ramsay Bolton aura terrorisé nombre d’entre nous, et c’était encore une fois avec une joie non dissimulée qu’on assista à sa défaite.

2. Villanelle (Killing Eve)

Hélas, seule figure féminine de ce classement, Villanelle de la série Killing Eve vient quelque peu secouer ce classement. Interprétée par Jodie Corner, Villanelle (a.k.a. Oksana Astankova) est une figure presque unique dans le paysage télévisuel, tant elle combine à la perfection nombre des qualités qui font d’un vilain un personnage incontournable. Car créer ce genre d’antagoniste n’est pas chose aisée, il faut savoir doser une part non négligeable de cruauté sans pour autant oublier ce côté attachant voire drôle qui nous fait douter de notre sens moral. Villanelle est un assassin brutal et sans merci qui se retrouve à jouer dangereusement au chat et à la souris avec un membre du MI5 (dénommée Eve et interprétée par Sandra Oh). Elle est parfaite en tant qu’assassin, son histoire est cohérente et sa relation avec Eve extrêmement intéressante. Chacune de ces scènes est une réussite et un plaisir à découvrir. Une véritable vilaine, dans toute sa splendeur.

1. Hannibal Lecter (Hannibal)

Mads Mikkelsen incarne ici le fameux Hannibal Lecter, personnage désormais tant ancré dans l’inconscient populaire qu’on peut se permettre de ne pas le présenter. Mais présentons-le tout de même, afin de mieux comprendre pourquoi le Hannibal de la série éponyme peut prétendre à ce classement. De fait, Hannibal, tant la série que le personnage, est un savant mélange d’horreur et d’intelligence. On y suit en particulier le quotidien du Dr Hannibal Lecter, psychologue, qui a bien des choses à cacher alors même qu’il collabore officieusement avec le FBI : il est en effet un meurtrier recherché et se délecte de chair humaine, qu’il cuisine comme personne (ce qui peut en désarçonner plus d’un). Outre des scènes très graphiques qui ont suscité de vives réactions auprès des critiques et des téléspectateurs, Hannibal s’impose comme une série maniant les codes de l’horreur et du thriller avec finesse qui fait du Dr. Hannibal un homme brillant maîtrisant la partie. C’est un personnage qui a toujours deux coups d’avance, ce qui lui permet de devancer tout le monde et de continuer à mener sa petite vie de meurtrier le plus recherché de Baltimore, faisant de lui l’un des vilains les plus rusés et les plus charismatiques du petit écran.

94s kid. Je vis d’art, d’astres et d’eau fraîche. Je suis, semble-t-il, attachée à la littérature, aux séries et aux langues (entre autres choses tout aussi folles). Je combats les caprices des mots sur le champ des idées coincées sur la langue. Je peux faire d’une série un long film de quatorze heures et la traduction, c’est sacré !
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