Tu n’aurais jamais dû me dire... – Douloureusement émouvant

10/03/2019

Titre : Tu n'aurais jamais dû me dire...

Auteur : Emily Trunko (auteur) / Zoë Ingram (illustrations)

Editions : Bayard / Page Turners

Prix : 13,90 €

Parution : 20 février 2019

Nombre de pages : 176 pages

Genre : Epistolaire

Résumé : Et si le message que tu recevais aujourd'hui était le dernier que tu lisais de cette personne ?
Ta réponse serait-elle différente ?
Ou même, y répondrais-tu ?
Et si tu savais que c'était ta dernière chance de dire ce que tu avais à dire ?

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Je remercie les éditions Bayard / Page Turners pour l’envoi de ce livre. J’avais beaucoup aimé le précédent de l’auteur, « Je voulais juste te dire… », qui était dans la même veine bien qu’un peu différent puisqu’il reprenait des lettres envoyées sur le Tumblr Dear My Blank, lettres anonymes que leurs auteurs n’ont jamais envoyées. Emily Trunko se cache également derrière le Tumblr The Last Message Received, sur lequel les gens postent, également anonymement, le dernier message qu’ils ont reçu d’une personne en particulier. Et à nouveau, j’ai dévoré ce recueil d’une traite.

Dernier message synonyme de rupture amoureuse, de rupture familiale, de rupture amicale, de rupture de la vie due au destin, fatal… Ledit recueil m’a, je pense, encore plus chamboulée que son prédécesseur. Avec « Je voulais juste te dire… » j’avais eu une sensation de câlin, certes il y avait des lettres tristes, mais aussi d’autres avec du bonheur et de la joie. Avec « Tu n’aurais jamais dû me dire… », j’ai plutôt l’impression de m’être pris des coups de poing tout au long de ma lecture. C’est triste et ça fait mal au cœur presque de A à Z, et on se prend toute la souffrance et la méchanceté du monde en pleine face. Me concernant, je suis très sensible à ce genre de choses, plus encore qu’à la joie, c’est pourquoi je pense avoir apprécié celui-ci davantage encore.

Contrairement au recueil précédent, celui-ci ne se divise pas en plusieurs parties distinctes, ce qui renforce d’autant plus les sentiments douloureux qui s’en dégagent, qui semblent former un tout. Par contre, il y a pour presque tous les messages un petit texte en dessous pour expliquer le concept, et honnêtement pour certains messages je ne saurais pas dire ce qui est le plus triste : le message en lui-même ou le contexte derrière. Si vous ne l’avez pas encore compris : ne lisez pas ce recueil si vous êtes déjà dans un état d’esprit négatif, parce que ça ne ferait qu’empirer la situation. J’ai franchement été au bord des larmes à de nombreuses reprises…

Par contre, ça se lit toujours aussi vite entre le fait que certains messages soient très courts, que le recueil lui-même ne soit pas très long (176 pages) et qu’il soit parsemé de jolies illustrations, non plus de Lisa Congdon cette fois, mais de Zoë Ingram. Je dois dire qu’entre l’une et l’autre, je n’ai pas de préférence même si je suis moins fan de la teinte orange, présente en abondance dans ce recueil-ci.

En tout cas, une chose est sûre puisqu’elle ressort beaucoup de cette lecture, du moins en ce qui me concerne : il est vraiment primordial de dire à vos proches tout le bien que vous pensez d’eux, et que vous les aimez. Car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer d’un jour à l’autre, voire même d’une heure à l’autre, et vous pourriez avoir à vivre avec des regrets. À ce stade, vous l’aurez compris je pense : je vous recommande de foncer sur « Tu n’aurais jamais dû me dire… », mais aussi sur « Je voulais juste te dire… » si ce n’est pas déjà fait ! De mon côté, j’espère que d’autres recueils du genre verront le jour, car j’aime toujours autant le pouvoir des mots, qu’ils soient porteurs de bonheurs ou qu’ils brisent le cœur.  

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Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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One Comment

  1. J'ai lu les deux moi aussi et j'ai trouvé le dernier plus "lourd" émotionnellement parlant : beaucoup moins d'espoir voir quasiment pas, la totalité étant des lettres de suicide, ou d'avant accident mortel, ou de rupture. C'est beau, mais beaucoup plus difficile à lire, moins lumineux. Et c'est cela que j'ai regretté : il manquait cette touche de joie, d'espoir, de bonheur...
    J'ai moins aimé, et moins été impactée, même si ça reste une bonne lecture.

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