Le Chant des revenants - Un beau roman

06/04/2019

Titre : Le Chant des revenants

Auteur : Jesmyn Ward

Editions : Belfond

Prix : 21,00 €

Parution : 7 février 2019

Nombre de pages : 272 pages

Genre : Contemporain

Résumé : Jojo n'a que treize ans mais c'est déjà l'homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s'occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n'ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d'autant qu'il purge une peine au pénitencier d'État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n'avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l'apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu'il n'était qu'adolescent.
Leonie qui vient d'apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d'embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses...

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Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire ce genre de romans mais quelque chose sur la quatrième de couverture a titillé ma curiosité. Maintenant que j’y pense c’est sans doute le fait que l’auteure est la seule femme ayant reçu le National Book Award, raison principale pour laquelle j’ai voulu découvrir cette histoire. Je remercie donc les éditions Belfond pour leur envoi qui m’a fait passer un très bon moment de lecture, loin de ma zone de confort. 

Le Chant des revenants est avant tout une narration à plusieurs voix.
Il y a tout d’abord Jojo, un adolescent de treize ans qui a pourtant déjà tout d’un grand. Élevé par ses grands-parents, avec un père absent et une mère dépassée par son rôle, le jeune garçon a non seulement dû apprendre à se débrouiller par lui-même mais aussi à veiller sur sa sœur, Kayla.
Leonie doit, de son côté, faire face à ses propres démons en délaissant ses enfants jusqu’au jour où leur père est libéré de prison.
Enfin, Richie est sans aucun doute celui qui m’a le plus intrigué puisqu’il s’agit du fantôme d’un petit garçon décédé qui, à l’aide de Jojo, va tenter de comprendre ce qui lui est arrivé.
Ces trois récits aussi différents que complémentaires s’entremêlent pour former un véritable chant lyrique et poétique. Au fil des chapitres, ce sont donc diverses émotions qui sont véhiculées à travers les yeux des personnages, à la fois complexes et attachants. 

L’intrique est quant à elle plutôt entraînante malgré de nombreuses descriptions et peu d’action. Je pense que le style de l’auteure y est pour beaucoup dans cette immersion que j’ai vécue durant les 270 pages, complètement happé par le sujet et la plume de Jesmyn Ward. Je ne vais pas en dévoiler beaucoup sur le propos de ce roman car il est finalement très court mais sachez néanmoins qu’il est question de racisme, de liens familiaux, de maladie, d’amour et de deuil. Un livre définitivement puissant qui fait réfléchir, rire et pleurer.  

J’aurais tendance à recommander Le Chant des revenants à tous les amoureux de la grande littérature américaine, qui dépeint un pays rongé par des maux profonds qu’on essaye de faire oublier mais qui refont surface à un moment ou un autre. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’une sorte de second tome, ou en tout cas d’une suite, et même si je n’ai eu aucun problème de compréhension, j’essayerai tout de même de mettre la main sur Bois sauvage afin de découvrir le début de cette histoire qui m’a finalement plus marqué que je ne l’aurais pensé au départ.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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