Le roi serpent - Un contemporain young adult comme un autre...

30/04/2019

Titre : Le roi serpent

Auteur : Jeff Zentner

Editions : Pocket Jeunesse

Prix : 17,90 €

Parution : 7 février 2019

Nombre de pages : 400 pages

Genre : Contemporain / Young Adult

Résumé : " Quitte à vivre, autant accomplir des choses douloureuses, courageuses et belles.​"
Dill ne nourrit aucun espoir quant à sa vie future : après la fin du lycée, il travaillera – c'est sûr – à temps plein dans le supermarché du coin pour subvenir aux besoins des siens. Lydia, sa meilleure amie, s'envolera pour New York et l'oubliera vite.
Il s'interdit de s'imaginer un avenir meilleur, car le sort semble s'acharner sur sa famille, où deuils et scandales se succèdent. Dill cherche même à étouffer la petite étincelle d'espoir allumée par Lydia. Mais, petit à petit, la vie reprend ses droits et le jeune homme se laisse tenter par le rêve d'une vie plus belle, ailleurs.
Son destin sinueux lui prouvera que les nouveaux départs sont possibles et qu'ils sont aussi synonymes de fin. Car, pour muer et enfin se trouver, il faut accepter bien des sacrifices...

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Pour être totalement honnête, lorsque j’ai vu le titre de ce roman dans le catalogue de Pocket Jeunesse, je ne m’attendais pas à une histoire contemporaine à la John Green. Je pensais en effet qu’il s’agissait d’un récit fantastique ou de fantasy, or ce n’est pas du tout le cas puisqu’on va suivre la vie de trois adolescents dans une petite bourgade américaine. Je ne vais pas dire que j’ai passé un mauvais moment mais avec le temps, ce genre d’intrigues me touchent et m’intéressent de moins en moins. Je remercie néanmoins les éditions Pocket Jeunesse pour leur envoi. 

Dans ce roman on va faire la rencontre de trois lycéens aux caractères très différents mais soudés par une amitié de longue date. Travis, tête en l’air et rêveur, Lydia, pleine d’ambitions et de volonté, et, enfin, Dill, renfermé dans un mutisme communicatif suite à une situation familiale compliquée. Au fil des pages, ce sont donc leurs histoires entremêlées qu’on découvre à travers une alternance de points de vue, même si Dill se place dès le départ dans la posture du protagoniste principal. 

Il y a quelques années j’aurais franchement pu avoir un coup de cœur pour un roman comme celui-ci. A l’époque où John Green était au sommet de sa popularité, j’enchaînais les histoires similaires qui ont, au fil du temps, fini par me lasser. Je trouve effectivement que les sujets sont sensiblement toujours traités de la même manière, malgré leur divergence. D’autre part, je serais également incapable de vous citer un personnage d’un roman young adult contemporain qui m’a marqué plus qu’un autre tant, selon moi, ils se ressemblent tous. 

Dans le cas présent, je dois néanmoins avouer avoir apprécié certaines thématiques comme la religion ou le milieu carcéral qui auraient toutefois pu être abordées plus en profondeur. La fin est aussi très belle mais encore une fois loin d’être surprenante. Je conclurai donc en disant que Le roi serpent plaira indéniablement aux amateurs du genre de par ses nombreuses qualités comme le style de l’auteur ou la tournure des événements. En revanche, si comme moi vous avez progressivement délaissé le contemporain young adult, alors privilégiez une autre lecture qui serait susceptible de vous correspondre davantage.

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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