Mers mortes - Gros coup de cœur pour ce roman post-apo !

23/04/2019

Titre : Mers mortes

Auteur : Aurélie Wellenstein

Editions : Scrineo

Prix : 17,90€

Parution : 14 mars 2019

Nombre de pages : 368 pages

Genre : Post apocalyptique

Résumé : Les humains ont massacré les mers et les océans. L’eau s’est évaporée ; les animaux sont morts.
Quelques années plus tard, les mers et les océans reviennent. Ils déferlent sur le monde sous la forme de marées fantômes et déplacent des vagues de poissons spectraux, tous avides de vengeance. Les fantômes arrachent leurs âmes aux hommes et les dévorent. Bientôt, les humains eux aussi seront éteints… Leur dernier rempart face à la mort : les exorcistes.
Caste indispensable à l’humanité, les exorcistes sont bien entendu très convoités.
L’un d’eux, Oural, va se faire kidnapper par une bande de pirates qui navigue sur les mers mortes à bord d’un bateau fantôme.
Voilà notre héros embarqué de force dans une quête sanglante et obligé, tôt ou tard, de se salir les mains…

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Une fois n’est pas coutume, lorsque j’ai vu Mers mortes j’ai d’abord craqué sur la couverture. Il faut dire que depuis que j’ai découvert son travail pour la couverture de Aeternia, j’ai l’impression de beaucoup voir passer le travail de cet illustrateur (qui a notamment illustré la version grand format de La Voie des Oracles ou encore de Rouille). Non seulement j’aime beaucoup son dessin – j’ai d’ailleurs appris qu’il avait publié un comics il y a quelques temps, je pense que je le lirai assez rapidement parce que j’ai vraiment hâte de voir ce que ça peut donner – mais en plus j’ai l’impression que les romans pour lesquels il fait les couvertures sont toujours des livres qui me parlent et qui me plaisent ! Bref, avec une couverture pareille, j’étais bien obligée de me lancer dans la lecture de Mers mortes et de découvrir la plume d’Aurélie Wellenstein !
Il faut dire que par ailleurs, j’entends beaucoup parler de cette auteure ces derniers temps, notamment parce que son roman Le Dieu oiseau fait partie des finalistes en lice pour le PLIB (Prix Littéraire de l’Imaginaire Booktubersapp) 2019. Et pourtant ce n’est qu’en discutant de l’auteur avec des amis que je me suis rendu compte – avec horreur – que j’avais déjà lu du Aurélie Wellenstein et que je n’avais vraiment vraiment vraiment pas aimé. Je vous en parlais déjà ici et, mais j’essaye depuis quelques temps déjà de lire chaque année le recueil de nouvelles en littérature de l’imaginaire publié à l’occasion des Imaginales que j’affectionne beaucoup. Aurélie Wellenstein avait rédigé l’une des nouvelles du recueil Destinations que je n’avais non seulement pas aimée, mais tout simplement pas compris du tout et à la fin de laquelle je m’étais dit que cette auteure n’était, de toute évidence, pas faite pour moi.
Forcément, mon entrée dans le roman s’est faite un peu façon dents de scie émotionnelle : je ne savais pas trop vers quoi je me dirigeais, mais j’essayais de garder quand même à l’esprit que l’écriture d’une nouvelle et celle d’un roman sont des choses très différentes et que puisque j’avais entendu tellement de bien du Dieu oiseau, la plume d’Aurélie Wellenstein allait forcément être au moins intéressante.
Et alors, vous l’aurez compris, je ne regrette pas, mais alors pas du tout d’être passée outre cette nouvelle qui m’avait laissée perplexe pour me lancer dans Mers mortes. La plume de l’auteure m’a complètement conquise et ce livre m’a tout simplement marquée.
Pour commencer, j’ai adoré le point de départ du roman : un monde où toutes les mers et tous les océans ont été complètement asséchés et où les quelques poches d’humanité survivantes sont soumises régulièrement à l’assaut de marées fantomatiques, où les esprits des créatures marines viennent se venger en dévorant les âmes des humains. J’ai trouvé le concept extrêmement original et vraiment novateur et j’ai directement été happée dans le roman.
Par ailleurs, j’ai trouvé les personnages vraiment très attachants et bien construits. Dans la mesure où l’on suit une équipe de pirates, il aurait été facile d’en présenter deux et de laisser le reste de l’équipage n’être qu’une masse de personnages indissociables les uns des autres. Pourtant, l’auteur a fait un vrai travail pour donner des spécificités, une histoire et un caractère bien à part à chacun d’entre eux. Pour moi, la palme revient évidemment à Bengale, personnage central de l’histoire, chef des pirates et personnalité solaire s’il en est. J’ai vraiment adoré ce que l’auteur a fait de ce personnage et la manière dont elle a construit sa relation aux autres personnages parmi les membres de l’équipage mais pas seulement.
Je ne vous mentirai pas, Mers mortes est un roman assez dur – et je crois me souvenir qu’Aurélie Wellenstein n’est pas vraiment connue pour sa tendresse envers ses personnages. Moi qui ai tendance à fuir comme la peste les romans où la violence tient une place trop présente, je dois bien avouer que je n’ai pourtant pas réussi à lâcher Mers mortes que j’ai lu très rapidement.
Au final, alors que je ne m’y attendais pas du tout, ce roman est un véritable coup de cœur pour moi, autant pour son côté (très) engagé et l’originalité de son concept que pour l’écriture des personnages et la plume d’Aurélie Wellenstein. Bref : n’attendez plus, foncez sur Mers mortes.

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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