Notre interview avec : Mark Vallelunga !

18/04/2019

Nothing More
Interview de Mark Vallelunga 
17.06.2018
 
 
 

« Je suis Mark Vallelunga, le suis guitariste du groupe Nothing More. »

  • A propos de votre nom de scène, que veut-il dire ? « Nothing More » 

« Ça signifie deux choses : la première c’est que Johnny et moi avons fondé le groupe il y a 15 ans, nous étions tous au collège/lycée et nous avions des noms de groupe différents chaque semaine donc on en est venu à se dire : appelons-nous simplement « Nothing » (fr : Rien) car nous étions fatigués de chercher ce qui viendrait après et il a eu l’idée suivante : et si nous n’étions rien de plus ? ( an : Nothing More). Puis il a porté l’idée à son terme, de telle sorte qu’il n’y ai pas de différence entre un groupe que l’on verrait sur scène et une fois en dehors, que ça deviendrait au même. Un groupe qui apprécierait vraiment leurs fans, qui ne serait simplement que des gars jouant d’un instrument et qui apprécieraient réellement la musique pour ce qu’elle est. Des gars qui ne seraient pas des connards, grossier ou arrogant face à ce succès qu’ils doivent à leurs fans. Ça a eu un véritable impact sur nous, on l’a décidé il y a quelques années maintenant, mais ça nous a beaucoup aidé à nous construire, ça nous rappelle d’où nous venons et que nous ne sommes rien de plus que des gars qui apprécient la musique. »

  • Donc c’est être sincère envers la musique mais aussi envers vous-même ? 

« Oui, oui, absolument. »

  • Comment vous sentez-vous après ce concert ? 

« Je vais bien, j’avais besoin de boire un peu, mais… non, vraiment, je me sens bien. » 

  • La seconde partie « Go to War » concerne votre tournée européenne. Vous avez deux dates en France : Le Download et un concert à Arles, le 30 juin. Est-ce que c’est votre première fois en France ?

« Je crois que nous étions déjà venu un été en 2014, c’était il y a quatre ans et nous avons joué au Nouveau Casino, je m’en souviens, c’était super. Un très bon moment et nous avons joué à différents endroits dans Paris, mais comme tu l’as dit, je suis vraiment enthousiaste à l’idée de jouer à Arles, ça va être sympa d’en apprendre plus sur la culture et sur la France aussi. »

– Vous pensez avoir le temps de visiter ? 

« Probablement pas, nous n’aurons pas assez de temps.  Pour tout dire, nous arriverons surement là-bas vers midi, nous irons peut-être manger quelque part et ensuite on devra revenir pour effectuer notre balance et se préparer pour le show. Jouer et nous rendre à Barcelone le lendemain. Tu sais si c’est loin d’Arles ? »

  • C’est à cinq ou six heures de route, je pense. 

« Je vois, on espère pouvoir sortir un peu…. // Des feux d’artifices // 

  • Quel est votre meilleur souvenir ici en France ? 

« J’apprécie vraiment la culture et en toute honnêteté, j’admire la liberté européenne de pouvoir aller dans n’importe quels pays pour partager votre histoire et votre expérience …

  • Vous pourriez peut-être ajouter des feux d’artifices sur vote structures métallique ! 

«  Oui, absolument ! Très bonne idée ! Donc, comme je disais, il y a un besoin d’apprendre de toutes ces cultures et de l’histoire. Pour nous qui venons des Etats-Unis, nous sommes un très pays jeune en comparaison à la France, à l’Allemagne ou l’Angleterre. Vous êtes dans le coin depuis bien plus longtemps que nous, donc c’est super d’en apprendre davantage sur l’endroit dont nous venons réellement. C’est cool, et sinon, oui, la nourriture, le café et tout ça. »

  • Et le pire ? 

« La pire ? Hmmm… Je ne sais pas. Je vais dirais plutôt la plus effrayante, à la rigueur. Je me souviens que l’on a joué au Bataclan, je crois que c’était six mois ou peut-être un an avant que les attentats ne se produisent et parce que nous y avons joué, parce que je connaissais l’aménagement du lieu, l’emplacement des coulisses, je savais que ces gens ne pouvaient pas fuir. 

_ Vous pouviez imaginer la peur qu’ils ont ressentie ? 

«  Oui, Il n’y avait aucun moyen de sortir. On est juste complètement foutu, donc oui, c’est terrifiant. C’est vraiment affreux, je peux imaginer l’horreur et la terreur qu’il y avait là-dedans. C’était foutu d’avance. »

  • Oui, et ça arrive dans le monde entier. 

« Oui, la mort… c’est ce qu’il y a de pire. Ça n’a rien à voir avec la France ou la musique, c’est juste arrivée comme ça… »

  • Une chose qui nous frappe chez Nothing More, c’est l’émotion qui découle de vos chansons, de vos paroles, de cette énergie que vous avez durant vos concerts. Je sais que pas mal de parole sont issues de ta propre vie, de celle de Jonny… Est-ce une façon d’exorciser vos démons ou c’est davantage une façon de vous connecter à vos fans, aux gens, en général ? 

«  J’aurais envie de dire : les deux. Comme tu l’as dit, le truc cool à propos de notre groupe c’est que nous sommes vraiment un groupe dans le sens ou nous créons nos mélodies et paroles ensemble. Donc il y a des chansons comme Jenny, tu sais, qui parle de la soeur de Johnny, une autre à propos de sa mère… Et puis il y a d’autres chansons comme « Fade In/ Fade Out » qui me concerne, qui parle de mon père et de mon fils… »

  • Phoenix ? 

« Oui, bingo ! C’est tellement cool et je suis fier et heureux d’avoir un groupe composé d’amis, on est tous là, sur un pied d’égalité à essayer et créer les meilleures chansons possibles, malgré tout ce qui peut nous arriver individuellement, malgré le divorce de Johnny, moi, devenant père ou Dan qui tombe amoureux et se sépare, malgré tout ça,  il y a toujours des histoires auxquelles les gens se rattachent… « 

  • Auxquelles ils se sentent liés ?  

« Exactement, dans un sens, c’est comme si tu tombais amoureux d’un film, tu tombes amoureux des personnages car tu les vois évoluer, tu les vois entrer en conflit et tu les vois s’en sortir, d’un autre côté, pour le meilleur comme pour le pire et ça… On aime les histoires, c’est humain et ça me correspond aussi. Je suis honoré de pouvoir faire ça à travers les thèmes qui relient les gens et qui les encourage. 

           Après cette partie riche en explication et en émotion, il est temps de jouer un peu ! 

 

  • Pour continuer cette courte entrevue, je vous propose un jeu : If I were (fr: si j’étais). Je vous dis « si vous étiez » et vous me répondez la première chose qui vous passe par la tête. Donc, si vous étiez : un genre de musique ? 

« du Métal »

  • Si vous étiez un instrument ? Mais pas le votre.

« Ok, hmmm… une batterie. Ça serait marrant de frappant quelque chose »

  • Si vous étiez une chanson ? 

« The weight  du groupe Thrice. C’est ma chanson d’amour préféré, c’est la chanson d’amour la plus vraie de tous les temps. »

 

  • Si vous étiez un artiste ? Du moins, un autre que vous. 

« Je pense que j’aurais besoin d’être en tournée… Tu veux dire en tant que musicien ou … »

– Ça peut être un acteur. 

« Hmmmm… Je ne sais pas. »

  • Si vous étiez un autre groupe de rock ? 

« Je l’ai déjà dit mais, les Thrice encore une fois. »

_ Si vous étiez une femme ? 

« Une femme… Peut-être Scarlett Johannsson. »

_ Si vous n’étiez pas un musicien, qu’est-ce que vous seriez ? 

«  Je plaisante sur le fait d’être un mécanicien ou un vendeur de pneu, on a quelque chose comme ça à Saint Antonio, car ce boulot est plutôt simple et on aide les gens à réparer… tu sais, leur voiture, quand elles sont fatiguées. Ça a un coté simple et honorable selon moi, d’autant plus que les horaires sont cool et fixe et c’est une régularité qu’aimerait avoir un gars avec une famille, comme moi. »

  • Ok, un dernier, si vous étiez Dieu, rien que pour une journée ? 

« Ha ha ! Je serais coupable de laisser le monde entier glisser » 

(Parole issue de la chanson If I wereNothing More  – 2014) 

  • La dernière partie est simple, vous avez le choix entre « more » (fr : plus) / « No more » (fr : jamais plus) ou « Nothing More » (fr: rien de plus). Des fans ? 

« Hmmm… je ne sais même pas ce que ça veut dire. »

  • Je vous donne un mot et vous me dites qui vous en voulais plus, jamais plus ou si c’est quelque chose qui définie « Nothing More ». Donc, des fans ? Plus de fans ou non ? 

« Je suppose que ce qui doit arriver arrivera. Oui, j’espère que nous en auront plus car je crois qu’il y a du réconfort et de la bonté dans nos chansons, dans nos paroles et j’aimerais que ça touche plus de gens, qu’ils se sentent concernés, mais tu sais, ça pourrait être égoïste ou autre de dire ça. Je suis juste content de ce que l’on a, quoi qu’il arrive »

  • Plus ou jamais plus de plats français ? 

« Plus ! »

  • De French Kiss ? 

«  French quoi ? »

  • French Kiss… 

« Une quiche ? »

  • A Kiss… Un bisous // Super bruit de bisous // 

« Oh ! Un baiser ! Je sus désolé, oui, un baiser. Plus »

_ Un live en France ? Des dates de concerts ? 

« Plus »

  • De l’amitié ?

« Plus » 

  • De l’amour ? 

« Contenu »

  • Aller à la guerre ? 

« C’est compliqué »

– Plus ou jamais plus d’histoire que l’on se raconte soi-même ?

« Malheureusement, il y en a toujours plus, car celui que j’étais il y a dix ans est différent de celui que je suis aujourd’hui et sera encore différent de celui que je serais, dix ans plus tard. Les histoires que l’on se raconte soi-même seront toujours différentes, toujours en changement, elles ne s’en iront jamais. »

Un grand merci à Mark Vallelunga pour cette interview, pour son naturel et ses réponses très perspicaces sur certains sujets et sa bonne humeur !

Nous espérons revoir très vite Nothing More en France ! 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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