On en sait plus sur : The Ghost of Ohio !

05/04/2019

Manitou aux nombreuses casquettes et touche-à-tout notoire, Andy Black revient avec son deuxième opus : The Ghost Of Ohio, doublé d’un comic éponyme! Musique et comics, ensemble, vraiment ? Eh oui !

On vous dit tout !

Andy Black est donc de nouveau sur les ondes – après plusieurs semaines de teasing intense, qui ont eu raison de nos nerfs, d’ailleurs – avec un premier single plein de panache : Westwood Road – troisième piste de l’album à venir : The Ghost of Ohio.

Il dévoilait il y a quelques semaines au magazine britannique Kerrang! :

« The Ghost of Ohio est la prochaine étape. Ça englobe complètement ma longue et tenace passion pour l’imagination, qui remonte à l’époque où j’ai découvert la collection de cartes KISS de mon père au sous-sol, ou encore quand je déambulais dans le voisinage affublé d’un costume de Batman. »

Clip et chanson ont été révélés en même temps, le 15 février 2019, et le rendu est tout simplement bluffant – on lui pardonnerait presque tout ce suspens ! Le clip vidéo est signé Magnus Jonsson, la chanson est produite par John Feldmann, ami et mentor de longue date du chanteur. La première chose qui nous frappe, c’est d’abord ce son atypique, catchy et résolument pop, avec des influences notables telles que Duran Duran ou encore David Bowie. ‘Westwood Road’ est un titre positif qui s’inscrit dans l’air du temps, avec un Andy Black plus classe que jamais en costume sur mesure – décidément plus proche aujourd’hui de Bruce Wayne que de Batman ! Le tout, jumelé à un clip qui oscille entre réel et images issues du comic, ce qui éveille notre curiosité à bien des niveaux !

En effet, il est possible de voir passer différentes images de celui-ci en arrière plan:

Concernant Westwood Road, Andy révèle à Altpress :

« C’est une chanson qui semble joyeuse, vraiment, pourtant elle traite des derniers instants où j’ai réalisé que je m’étais perdu de vue au profit de ce que ma carrière devenait. C’est ce que représente cette chanson, outre le fait qu’elle est entraînante et plus orientée pop. Si vous lisez les paroles, ça ressemble à du Morrissey [rire] »

[ Cf : Steven Patrick Morrissey – Chanteur et auteur des Smiths (1982-1987) ]

La deuxième piste qui nous a été dévoilée est le titre éponyme de l’album [et du comic, vous l’aurez compris] : Ghost of Ohio.

Non sans savoir qu’Andy est originaire de Cincinnati dans l’Ohio, on se doute que ce retour aux sources est, à l’image de The Shadow Side, un pan très personnel de sa vie. Aussi, on ne peut être que troublé par l’intimité presque palpable de ce clip, tourné durant la vague de froid qui s’est récemment abattue sur les États-Unis. Une ville désertique, sous la neige, n’ayant pour seul habitant qu’un fantôme, errant dans une ville de l’Ohio, si ça ce n’est pas développer son contexte, je rends mon tablier !

Avec ce clip vidéo, dirigé une fois de plus avec génie par Pat Fogarty, Andy nous plonge corps et âme dans l’univers de ce fantôme : on touche du doigt sa mélancolie, sa solitude à travers des paroles pourtant chaleureuses et d’une sensibilité et d’une sincérité certaine. Lors de son interview pour Build NYC, Andy révèle que le cimetière qu’il arpente dans le clip se trouve être le cimetière dans lequel son grand-père repose, tout comme il est possible d’y voir apparaître une photographie de sa grand-mère.

L’artiste nous a même révélé un troisième titre avec une première diffusion de “The Promise” sur les ondes, puis la mise en ligne d’une lyrics vidéo, qui nous fait voyager sur une longue autoroute grâce à un TimeLapse de nuit réussi, et complètement dans le thème. On retrouve un Andy Black qui se livre encore un peu plus, avec une chanson dynamique et porteuse d’émotions.

Il s’est d’ailleurs confié sur la signification de cette chanson :

« The Promise a été inspirée par mes journées passées à parcourir dans un sens puis dans l’autre le 50 West en provenance de mon quartier situé du côté ouest de Cincinnati, puis en direction du centre-ville et dans le nord du Kentucky, où j’ai passé presque toute mon adolescence dans des groupes, travaillant sur un rêve. Chaque jour, je profitais de cette occasion pour planifier, réfléchir, espérer et souhaiter qu’un jour, je sois capable de faire de la musique et de faire le tour du monde. Au fil des années, ce rêve est resté, mais, comme nous tous, nos intérêts et nos méthodes changent avec le temps. Cette chanson parle d’essayer de rester fidèle à ce que vous vouliez le plus quand vous n’aviez rien et de garder cette même passion près de votre cœur. »

Loin de s’en être caché, le chanteur utilise cette carrière solo, détachée complètement de son implication au sein du groupe Black Veil Brides, pour évoluer et s’attaquer à des expérimentations musicales parfois étonnantes, plus personnelles et atypiques sans influencer sur l’image du groupe. Aussi, pour ce qui est d’écrire cet album, le chanteur s’entoure et il le fait bien ! En dehors de son producteur et ami, John Feldmann, il y a eu quelques extras durant cette session d’enregistrement : Stephen Beerkens, du groupe de rock Australien The Faim a joué du clavier sur une grande partie du titre, alors que le batteur des Five Seconds Of Summer, Ashton Irwin, Juliet Simms et Lil Aaron ont contribué sur le reste.

«  Ashton joue sur le titre «  The Promise » car il avait le style – un gros son et une bonne percussion – qui collait parfaitement à cette chanson. C’était logique. J’ai une longue histoire avec Feldy et il sait ce que j’essaie de faire et surtout, il sait quand je n’aurais pas nécessairement les moyens d’y arriver par moi-même. »

Si l’on attend avec impatience d’en entendre plus, Andy nous a néanmoins donné quelques mises en bouche concernant les autres pistes qui nous attendent sur cet album. Au menu : des thématiques diverses et variées, comme la frustration de la perte ou l’absence totale de contrôle, devoir répondre à des questions dont nous ne connaissons pas la réponse, trouver des personnes partageant le même univers que soi, perdre des habitudes stupides influencées par la société, le complexe du super-héros, devenir une meilleure version de soi-même pour venir en aide aux autres, garder les pieds sur Terre, l’effet Truman Show, le mensonge, l’amour qui déplace des montagnes, prendre la responsabilité de son comportement, et bien d’autres choses encore…

Vous l’aurez compris, l’artiste n’est pas en reste et compte bien partager avec nous en toute sincérité et sans faux-semblant son processus personnel de remise en question. Il se livre à coeur ouvert – outre l’appel des origines qui se fait omniprésent dans ce concept-record et dans sa vie personnelle – sur la nécessité d’analyser le passé avec recul, sur sa volonté de devenir meilleur et de faire de son mieux, et sur la place de l’imaginaire dans le processus d’évolution.

On vous le disait plus tôt, Andy Black joue donc coup double, puisqu’en plus d’étirer le concept de l’album dans deux superbes clips vidéo, il jumelle la sortie de celui-ci à celle du Comic Book. Une fois n’est pas coutume, on vous refait un petit point dessus :


Andy Biersack, Eryk Donovan et l’éditeur Scott Tuft se sont réunis pour créer un comic qui se répand sur plus de cent ans d’histoire interne, mêlant faits réels aux expériences personnelles de l’artiste et créant un savant panache d’altruisme et d’action. En ajoutant bien sûr l’un des sujets favoris d’Andy, à savoir la naïveté abjecte et la stupidité rampante au cours du XVIIe et XVIIIe siècles.

“L’un des points déterminant de l’histoire, c’est mon amour pour les pensées archaïques et stupides. Peu importe la connaissance qu’il y avait dans les années 1800, pour ce qui est de gérer les problèmes, c’est toujours complexe. Cela reste l’un de mes sujets d’intérêts préférés : la façon hallucinante dont les gens gèrent leurs affaires a été le point de départ de tout ça. »

Le folklore n’est pas en reste, puisque l’identité de ce fantôme repose également sur une notion proche de la loi du Talion. On s’explique : Lorsque les hommes se tuent, ils s’estropient eux-même. Comprenez par là qu’ils s’arrachent un œil ou se lacèrent le bras, bref, ils en gardent les stigmates ! Ainsi marqués, les esprits ne peuvent pas les voir ou les toucher après la mort, les laissant errer entre deux mondes.


D’après les quelques informations récoltées ici et là, The Ghost aiderait dans le combat contre le Ku Klux Klan [1860], soutiendrait le droit de vote des femmes [1920] et tenterait de sauver des familles durant la grande inondation de Cincinnati[1913]. Pour le reste, on vous assure que le comic n’est pas simplement une revisite de l’histoire et qu’il promet bien des surprises !

Encore une fois, l’album et le Comic Book sortent le 12 Avril 2019 ! Soyez certains que nous attendons d’en savoir plus et que nous serons les premières à vous donner notre avis, au moins sur le sol français !

Lilly et Roman-e

Lien altpress: https://www.altpress.com/features/andy-black-westwood-road-video-ghost-of-ohio-interview/

 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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One Comment

  1. whouah ! Merci pour ce super article <3 en plus de toutes ces infos il est tellement bien écrit. Sinon moi aussi je meurs d'impatience pour la sortie. Surtout du comic book d'ailleurs parce que je me dis que ça pourrait être un des rare que je réussirais à lire.

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