Shadow House #1 : La rencontre – Un roman jeunesse horrifique

05/04/2019

Titre : Shadow House #1 : La rencontre

Auteur : Dan Poblocki

Editions : Le Livre de Poche Jeunesse

Prix : 5,90 €

Parution : 6 février 2019

Nombre de pages : 224 pages

Genre : Jeunesse, horreur

Résumé : Le manoir Larkspur.
Ils sont tous venus y chercher quelque chose.
Pour Poppy, une famille.
Pour Azuma, un pensionnat.
Pour Marcus, une école de musique.
Pour les jumeaux Dash et Dylan, un plateau de tournage.
Mais rien de tout cela ne les attendait.
Le manoir Larkspur n’est pas la maison de leurs rêves.
C’est la prison où leurs pires cauchemars deviennent réalité.

ENTRE DANS LA MAISON DES OMBRES… SI TU L’OSES.

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Je remercie les éditions Le Livre de Poche Jeunesse pour l’envoi de ce livre. Je l’avais repéré depuis sa sortie en grand format en 2017 mais je n’avais pas encore eu l’occasion de me le procurer, la sortie du livre au format poche était donc un bon prétexte. Je pense que c’est surtout la couverture qui m’avait attirée dans ce livre, avant même de lire le résumé. Et puis je suis aussi amatrice des histoires de maisons/manoirs hanté(e)s, une raison de plus pour lire ce roman. Mais au final, je ressors de ma lecture un peu mitigée.

Je pense que mon problème principal avec ce livre, c’est qu’il est trop jeunesse pour moi. Je dois reconnaître que c’est ma faute puisque je ne me suis pas vraiment renseignée sur ce point avant de me le procurer, mais au vu de la couverture je penchais plus pour un roman destiné à un public young adult que jeunesse. Or ce roman est destiné aux enfants à partir de 10 ans…

Cela impacte évidemment plusieurs points, à commencer par la structure, le rythme du récit. Tout va vraiment très vite, trop vite. On pourrait croire que pour moi qui n’aime pas quand les auteurs s’éternisent (je fuis devant les pavés), ce serait l’idéal, mais non. On a l’impression que l’auteur n’a presque pas pris le temps de poser les bases de son histoire, les événements s’enchaînent à une vitesse folle et on a à peine commencé à lire qu’on en est déjà à la fin (224 pages au total).

Les personnages ne sont pas épargnés par cette rapidité puisqu’ils sont très peu développés. Au final, ces derniers se définissent surtout par ce qui les amène au manoir Larkspur (un foyer, un pensionnat, une école de musique, un plateau de tournage) et par un « problème » frôlant le fantastique pour certains (GROS SPOILERS : Poppy voit, depuis son enfance, une « Fille » derrière elle quand elle se regarde dans un miroir / Azuma rêve de la disparition de sa sœur en forêt toutes les nuits et est somnambule / Marcus a un « Musicien » dans la tête depuis toujours / Dylan fait des crises bizarres depuis quelques temps => En gros, ils sont tous hantés d’une manière ou d’une autre FIN SPOILERS), et je trouve que ce n’est pas suffisant pour développer un attachement ou même de l’empathie, ça manque un peu de backstory.

En revanche, contrairement à ce que j’ai pu lire dans d’autres avis, je trouve que ce livre est vraiment effrayant, angoissant et malaisant. En cela, l’objet-livre joue beaucoup : la couverture, les pages noircies sur les bords comme si le livre avait été plongé dans la suie, les différentes polices d’écriture, les illustrations/photos qui vous feront très certainement penser à Miss Peregrine, … tout ça nous plonge déjà dans l’ambiance avant même de lire. Alors certes, personnellement, je n’ai pas eu peur, mais je pense qu’il doit faire son petit effet auprès du jeune public. Il y a des scènes que je trouve d’ailleurs un peu hard pour un public si jeune !  

En bref, c’est un roman que je recommande aux jeunes lecteurs qui ont envie de se faire peur. Pour ma part, je ne sais pas encore si je vais me laisser tenter par la suite, je n’ai pas été plus embarquée que cela par l’histoire…

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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