Une confession - Un thriller en avance sur son temps !

15/04/2019

Titre : Une confession

Auteur : John Wainwright

Editions : Sonatine

Prix : 20,00 €

Parution : 14 mars 2019

Nombre de pages : 272 pages

Genre : Thriller

Résumé : À cinquante ans, John Duxbury est secrètement déçu par son existence. Son travail est devenu une routine, son mariage sombre dans la grisaille, il ne sait plus comment être heureux.
Bientôt, c'est un drame qui s'abat sur lui. Alors qu'il est en vacances avec sa femme, Maude, celle-ci fait une chute mortelle. Quelques temps plus tard, un homme se présente au commissariat. Il a été témoin des faits et prétend que c'est John qui a poussé sa femme dans le vide. L'inspecteur Harker, chargé de l'enquête, s'engage à corps perdu dans la recherche de la vérité, jusqu'à l'ultime face-à-face.

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Étant donné le fait que l’auteur est décédé en 1995, vous vous doutez bien que ce roman n’est plus tout jeune. Pourtant, c’est la première fois que celui-ci est traduit en France pour une raison somme toute inconnue puisqu’il a pu bénéficier à l’époque d’un joli succès auprès des lecteurs anglophones. J’ai pour ma part été attiré par l’aspect « thriller domestique » (genre devenu omniprésent aujourd’hui) que j’entrevoyais dans le résumé et j’étais alors assez curieux de voir comment cette thématique avait pu être abordée au siècle dernier. Au bout du compte, j’ai passé un très bon moment de lecture pour lequel je remercie les éditions Sonatine.

Une confession est avant tout une histoire de points de vue.
John Duxbury en a un, qu’il expose d’ailleurs dans un journal intime adressé à son fils. Il décrit ainsi ses humeurs, revient sur ses échecs, confie ses doutes et désillusions, se justifie beaucoup, également. A travers ces passages rédigés par l’homme de cinquante ans, on découvre alors une existence totalement remise en question pour de multiples raisons que je vous laisserai le soin de découvrir par vous-mêmes. 
Lorsque survient le drame absolu, un autre point de vue vient se greffer au récit, celui du témoin. Il déclare à la police que John est responsable du meurtre de sa femme. Cette personne, qui aurait tout vu, est ainsi persuadée de ce qu’elle avance au point de mettre le veuf dans une situation délicate car lui clame son innocence.
Enfin, il y a le point de vue de la police, et plus particulièrement celui de Harry Harker, l’inspecteur chargé de l’enquête. Une enquête qui lui tient à coeur et qu’il souhaite résoudre à tout prix, ne serait-ce que pour satisfaire son ego. 
Au fil des pages toutes ces narrations se rencontrent, certaines prennent évidement plus de place mais j’ai néanmoins trouvé l’ensemble bien équilibré entre les pensées personnelles de l’accusé et les allégations fermes des accusateurs. Chaque protagoniste est étudié, chaque psychologie intelligemment pensée. Il ne s’agit clairement pas d’un roman d’action mais d’un thriller oppressant, un quasi huis clos, qui pousse à la réflexion quitte à passer par des longueurs malgré ses 270 pages. 

L’intrigue est de celles qui montent crescendo. Petit à petit, la tension s’épaissit, les preuves s’accumulent, les langues se délient. On se retrouve donc en attente d’un final explosif au cours duquel on espère forcement avoir toutes les réponses à ses questions. L’écriture de l’auteur participe d’ailleurs à créer cette ambiance singulière, presque étouffante, où l’opinion qu’on se fait sur l’enquête ne cesse de changer jusqu’au dénouement, la fameuse confrontation, ô combien jubilatoire. 

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman malgré ses quelques longueurs, finalement nécessaires afin de créer cette atmosphère particulière. La plume de John Wainwright a quant à elle grandement contribué à m’immerger complètement dans ce récit en avance sur son temps que je vous recommande si comme moi vous adorez les thrillers domestiques mais, qu’à force, vous avez l’impression de toujours lire la même chose !

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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