Aladdin : un merveilleux rêve bleu !

22/05/2019

Titre : Aladdin

Réalisateur : Guy Ritchie

Avec : Will Smith, Mena Massoud, Naomi Scott, Marwan Kenzari, Navid Negahban, Nasim Pedrad, Numan Acar, ...

Genre : Aventure, Famille, Fantastique

Durée : 2h08

Nationalité : Américain

Sortie : 22 mai 2018

Résumé : Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

Après Cendrillon, après La Belle et la Bête, Disney a décidé de s’attaquer à Aladdin pour l’adapter en live action. Et comme à son habitude, la maison a fait appel à des pointures de la réalisation et de l’acting : Guy Ritchie (Sherlock Holmes) aux commandes, Will Smith en tête d’affiche. Mena Massoud, qui interprète Aladdin, est pratiquement un inconnu et c’est un sacré pari que se sont lancé là Ritchie et Disney. En même temps, on se rappelle tous des polémiques qui étaient nées lorsqu’ils avaient osé émettre des suggestions d’acteurs qui n’étaient même pas arabes pour le seul héros arabe de Disney. D’ailleurs, notons que malgré son beau visage et son acting, Naomi Scott, qui interprète Jasmine est, quant à elle, une métisse anglaise de papa, indienne de maman (et donc pas arabe). Le reste du casting est, lui, majoritairement d’origine arabe (Jafar, la demoiselle de chambre de Jasmine, le sultan, …). 

J’attaque très fort sur ce sujet car il a été l’un des principaux de la conférence de presse. En effet, Mena Massoud, qui est né en Égypte, a révélé que jouer Aladdin avait été très important pour lui puisqu’enfant, il était le seul héros auquel il pouvait s’identifier. Et Aladdin prend ainsi une dimension politique puisque même pour le reste du casting, Guy Ritchie a choisi de beaucoup rendre hommage aux origines de chacun. Lors de la conférence de presse, il a ainsi avoué s’être inspiré de Bollywood (et donc des origines indiennes de l’interprète de sa Jasmine) pour les chansons, les danses, les tenues et même les décors. Et en effet, c’est quelque chose que l’on remarque lors d’une scène de danse en particulier, lors d’une soirée donnée à l’occasion de l’arrivée du Prince Ali au palais. Quant à Will Smith, il a révélé avoir ajouté une touche d’afro-américain et de hip-hop dans son interprétation du génie. Que ce soit dans sa façon de parler ou dans les chansons. 

Au-delà de tous ces éléments, et contrairement à beaucoup de critiques, ce Aladdin est une très belle adaptation. La cinématographie est sublime même si les effets spéciaux sont quand même très visibles. Quant aux tenues et aux couleurs, n’en parlons pas. Tout est extraordinairement beau. Les tenues de Jasmine sont chacune plus belles les une que les autres et nous en mettent plein la vue. Et la caverne aux merveilles est plus impressionnante en live action qu’en dessin animé. Et d’ailleurs, au final, voir Will Smith en bleu n’est pas si horrible que ça. 

L’intrigue est joliment ficelée. Clairement, la magie fonctionne. Mais comme pour La Belle et la Bête, on continue à préférer l’original. Et à l’avenir, si je veux regarder Aladdin, je sais que je prendrai plutôt mon VHS que le film de Guy Ritchie. Mais le live action reste tout de même une sublime réussite. En tout cas bien mieux que toutes les précédentes tentatives d’en faire un film (n’est-ce pas les français…). Cependant, plus que Mena Massoud en Aladdin, c’est Will Smith qui attire toute la lumière. Il était la tête d’affiche de ce film et ça se voit. On ne voit que lui. Il est d’un charisme renversant et la touche d’humour dont le film avait besoin. Impossible de ne pas rire devant.

Ce Aladdin a également une dimension féministe. C’est fini la Jasmine qui ne rêve que de trouver l’amour et qui attend qu’on la sauve. Ici, elle n’attend pas Aladdin pour essayer de s’en sortir et elle ne joue pas de ses charmes comme le faisait la Jasmine de 1992. Il y a plusieurs discours féministes de la part de Jasmine, ce qui peut vite devenir légèrement agaçant. J’aime que Jasmine soit forte, qu’elle utilise autre chose que son physique sur les hommes et qu’elle ait d’autres ambitions que le mariage. J’aime aussi que Disney tente de plus en plus de faire passer ce message aux petites filles qui le regardent. Cependant, la façon dont c’est fait n’est ni subtile ni plaisante. On en fait trop et ça se ressent. 

J’ai quelques regrets notamment concernant le personnage de Jafar. SPOILERS : dans le live action, Jafar qui ne devient pas un serpent. Puis Jafar est censé être vieux (« mais vous êtes si vieux Jafar » lui dit le sultan), laid (« votre laideur » l’appelle Iago) mais il est charismatique. Ici, l’acteur est plutôt jeune, pas vilain garçon mais il manque cruellement de charisme et de présence. En tout cas, il ne m’a pas transportée et on fait mieux comme méchant, rien que dans le dessin animé déjà. De plus, j’ai quand même trouvé les scènes de fin et de batailles finales rapides. Même si ça, on pourrait le considérer comme un bon signe. Malgré les 2h, le temps passe plutôt vite. Un autre côté qui m’a déçue, c’est le côté enfantin du sultan qui nous attendrissait dans le dessin animé et qui disparaît complètement du film. 

Quoi qu’il en soit, ce Aladdin est belle réussite. On en ressort sous le charme et avec des étoiles plein les yeux. Il est beau tant visuellement que dans son histoire (forcément) et on passe un bon moment devant. En tout cas, on est bien loin de la catastrophe annoncée sur les réseaux sociaux.  

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser l’art de sa dégustation en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et au voyage. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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