Le prieuré de Crest - Bof

06/05/2019

Titre : Le Prieuré de Crest

Auteur : Sandrine Destombes

Editions : Hugo Thriller

Prix : 19,95 €

Parution : 7 mars 2019

Nombre de pages : 347 pages

Genre : Thriller

Résumé : Sandrine Destombes continue d'explorer le territoire du fait divers avec Le prieuré de Crest, une enquête où les femmes sont coeur de l'intrigue.
" Madame, je vais vous demander de sortir du véhicule, s'il vous plaît. "
Le sous-lieutenant Benoit se remémorera longtemps cette scène avec une seule question en tête : aurait-il agi différemment s'il avait su ce que déclencherait ce simple contrôle routier ?
Une enfant de huit ans tourmentée.
Une mère disparue à cause du 6-6-B.
Une conductrice qui finit sa course dans le fossé.
Un cadavre aux yeux énuclés.

Telle une comptine macabre, voilà les quelques mots qui se trouveraient dans le rapport du gendarme avant que les Experts du Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale ne débarquent à Crest.
Toute cette agitation vient troubler cette commune tranquille de la Drôme. La tranquilité, c'est aussi ce que sont venues chercher la hiératique Joséphine et ses protégées ; ces femmes du prieuré, sorte de gynécée où les hommes n'ont pas droit de cité.

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L’année dernière, Les jumeaux de Piolenc de la même auteure avait reçu le prix VSD RTL du meilleur thriller Français. C’était donc avec enthousiasme et curiosité que je m’étais plongé dedans pour finalement en ressortir complètement déçu, d’autant plus que la plupart des autres chroniques avaient été extrêmement positives. Ne voulant pas m’arrêter sur un échec, j’ai donc souhaité donner sa chance à ce nouveau roman signé Sandrine Destombes, me disant que j’allais peut-être avoir cette fois une bonne surprise. Et bien il faut croire que cette auteure et moi ne sommes pas faits pour nous entendre, puisque de nouveau c’est très mitigé que j’ai refermé le bouquin. Je remercie néanmoins les éditions Hugo Thriller pour leur envoi. 

Pour être tout à fait honnête, j’ai trouvé Le prieuré de Crest meilleur que son prédécesseur. D’une part l’intrigue était mieux pensée, plus documentée aussi. Les événements s’enchaînaient nettement mieux que dans Les jumeaux de Piolenc et j’y ai noté moins d’invraisemblances. La plume de Sandrine Destombes a également évolué, et ce en bien. Les dialogues sont notamment mieux amenés, les phrases plus travaillées et l’ensemble plus fluide. Je ne vais pas vous le cacher, l’auteure ne se démarque pas par un style reconnaissable entre mille mais dans le cas présent, il fait son job de rendre le récit prenant et agréable. 

Malheureusement, les deux principaux défauts que j’avais déjà relevés dans Les jumeaux de Piolenc sont de nouveau présents dans Le prieuré de Crest.
Le premier concerne les personnages qui sont très creux. Aucune profondeur psychologique, aucun background intéressant, juste un enchaînement d’actions dont ils sont les acteurs. Même du protagoniste principal, à savoir le sous-lieutenant Benoit, on ne sait quasiment rien (pas de description physique, pas d’informations sur sa vie privée : a-t-il une femme, des enfants, de la famille ?, etc.). Je ne me suis donc attaché à aucun personnage et ma lecture en a forcément été impactée puisque je me fichais de ce qui pouvait leur arriver.
Le second défaut s’apparente surtout à l’intrigue. Tout est beaucoup trop dramatique et exagéré ! Le dénouement notamment arrive presque comme un cheveu sur la soupe et manque totalement de crédibilité car après avoir cherché le « méchant » de cette histoire pendant près de 300 pages, ce dernier se rend tout seul et explique tout ce qui s’est passé le temps d’un chapitre. Et alors je ne vous parle même pas de la mise en forme de ses déclarations à coups de « Ah ha ! Vous ne vous y attendiez pas, hein ! ». Bref, ça frôlait le ridicule. 

Je ne vais pas pouvoir en dire beaucoup plus sur ce thriller car comme très souvent, il s’agit d’un de ceux qu’on oublie aussitôt après l’avoir terminé. En revanche, cette lecture m’aura au moins permis de me faire une idée plus précise sur le travail de l’auteure et je ne pense donc pas que je lirai ses prochains écrits. Quant à vous, n’hésitez pas à vous faire votre propre idée sur la question car mon avis n’appartient évidemment qu’à moi et il est tout à fait possible que vous appréciez cette lecture ! 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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