L’intervention : tension historique

25/05/2019

Titre : L'intervention

Réalisateur : Fred Grivois

Avec : Alban Lenoir, Olga Kurylenko, David Murgia, Michaël Abiteboul, Sébastien Lalanne, ...

Genre : Drame, thriller

Durée : 1h38

Nationalité : France, Belgique

Sortie : 2018

Résumé : 1976 à Djibouti, dernière colonie française. Des terroristes prennent en otage un bus d’enfants de militaires français et s’enlisent à une centaine de mètres de la frontière avec la Somalie. La France envoie sur place pour débloquer la situation une unité de tireurs d'élite de la Gendarmerie.
Cette équipe, aussi hétéroclite qu’indisciplinée, va mener une opération à haut risque qui marquera la naissance du GIGN.

.

Ils sont nombreux à se plaindre du cinéma français, de ses comédies stéréotypées aussi plates qu’une bouteille de Coca ouverte au soleil depuis trois mois, aussi agréables qu’une bouteille de tabasco vidée dans les yeux avec du vinaigre et aux relents d’intolérance à peine dissimulés. Pourtant, s’il y a bien un problème avec des titres tels que « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? », « All inclusive » et autres « Aladin », il faudrait pourtant arrêter une bonne fois pour toutes de mettre en avant ces machins et de parler plutôt de la production qualitative du cinéma français, forte majorité qui est mise dans l’ombre de ces quelques produits infâmes et oubliables. L’une des nombreuses preuves de cette variété dans la création francophone est notre film du jour, « L’intervention ».

Le film avait de bonnes bases pour être une réussite : un contexte historique intéressant, un synopsis convoquant une certaine tension et un casting de qualité porté par le toujours excellent Alban Lenoir. Rien que tout cela fait partie des nombreuses qualités du métrage et donnent corps à celui-ci. C’est ainsi que le casting hétéroclite et charismatique permet d’apporter une touche d’humanité à un film dépeignant une situation de crise compliquée par le contexte politique inhérent à cette prise d’otages. De quoi nous faire ressentir au mieux la tension pour ces protagonistes tout en apportant assez d’humanité aux terroristes pour ne pas les transformer en simples figures inhumaines.

La mise en scène de Fred Grivois est également au diapason tant on ressent l’urgence de la situation avec la pression qui colle à tous les protagonistes. Bien que le film ne reste pas centré sur le lieu unique du bus, jamais on ne met de côté l’étreinte qui peut être mortelle des terroristes envers leurs otages. Jamais la tension dramatique n’est mise de côté et cela jusque dans un climax qui fonctionne par la confiance que l’on place en nos héros, archétypaux en apparence mais passionnants dans les détails et l’interprétation que leur confère un casting des plus solides.

La solidité est d’ailleurs l’un des premiers termes auxquels on pense une fois « L’intervention » terminé tant tout ce qui est œuvré par le film est réussi avec efficacité dans une œuvre tendue. Alors qu’une certaine audience tend à pointer du doigt de manière négative un certain cinéma populaire, ce ne serait que justice de mettre plus en avant les œuvres méritant cette appellation tant leurs nombreuses qualités sont là pour plaire au public. Alors, plutôt que de vilipender le dernier étron avec un Clavier grimaçant et un Kev Adams irritant, aimons des films comme « L’intervention », qui rendent à l’adjectif populaire les lettres de noblesse qu’il n’aurait pas dû voir mises de côté.

Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *