Une sirène à Paris – Une plume toujours aussi belle mais une histoire pas assez émouvante

07/05/2019

Titre : Une sirène à Paris

Auteur : Mathias Malzieu

Editions : Albin Michel

Prix : 18,00 €

Parution : 6 février 2019

Nombre de pages : 240 pages

Genre : Contemporain, romance, fantastique

Résumé : « Surprisiers : ceux dont l'imagination est si puissante qu'elle peut changer le monde - du moins le leur, ce qui constitue un excellent début. »

Après le bouleversant Journal d'un vampire en pyjama, Mathias Malzieu retrouve la veine du merveilleux de La Mécanique du cœur avec cette Sirène à Paris, l'histoire d'amour impossible entre un homme et une sirène dans le Paris contemporain. Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d'une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris.

Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe se pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d'elle qu'ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel...

À travers ce conte moderne, Mathias Malzieu questionne l'engagement poétique et le pouvoir de l'imagination dans une époque troublée. Ce livre est une déclaration d'amour à l'amour, au panache, à l'épique, à la camaraderie et à la surprise.

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Je remercie les éditions Albin Michel pour l’envoi de ce roman. J’avais découvert Mathias Malzieu avec « La mécanique du cœur », histoire pour laquelle j’avais eu un gros coup de cœur (aussi bien le roman que l’adaptation animée). Ni une ni deux, je me suis procuré tous les livres de l’auteur précédant celui-là, mais faute de temps je n’ai pas encore pu les lire. J’avais par contre lu, au moment de sa sortie en 2016, « Journal d’un vampire en pyjama », sorte d’autobiographie qui ne m’avait pas autant conquise. Je pensais qu’avec « Une sirène à Paris », le coup de cœur serait de retour (en tant que fan des sirènes et de la plume de Mathias Malzieu)… Malheureusement, je ressors de ma lecture mitigée.

Pourtant, la plume de l’auteur est toujours aussi belle et surtout poétique, on en viendrait presque à avoir l’impression de lire une mélodie (ce n’est pas un hasard puisque la musique est une des nombreuses cordes supplémentaires de l’arc de Mathias Malzieu). Les figures de style, principalement des métaphores mais pas que, sont légion, et pour les personnes n’ayant jamais lu l’auteur il faut, je pense, un certain temps d’adaptation à son style. Mais alors que cette plume si particulière et unique avait su me toucher en plein cœur dans « La mécanique du cœur », ce n’est pas le cas ici et je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que me concernant il se passe un long laps de temps entre la lecture de deux romans de l’auteur et que j’ai moi aussi besoin de me réhabituer à sa plume ? En tout cas, j’espère que ce n’est pas parce que j’avance en âge que l’écriture de Mathias Malzieu va arrêter de me toucher… Seul l’avenir nous le dira.

Au niveau de l’histoire, c’est toujours aussi spécial également. Mathias Malzieu a tendance à nous emmener dans des histoires qui tombent toujours, à un moment ou à un autre, dans le fantastique, mais pourtant à aucun moment on se dit que ça ne pourrait pas arriver dans la vraie vie, on garde toujours un pied dans la réalité. Malheureusement, même si c’est pour moi toujours autant agréable de m’immerger dans l’imagination de l’auteur (c’est vraiment toute une ambiance, c’est assez exceptionnel), l’histoire n’a pas su m’émouvoir… Le problème principal ? La prévisibilité du récit. L’histoire d’amour est également trop « superficielle » pour réellement pouvoir s’y investir. Je pense que cela est dû au fait que le roman est très (trop) court, à peine 240 pages, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour développer l’histoire ou même certains personnages. D’ailleurs, aucun d’entre eux n’a su s’attirer mon affection, même si on sent que l’auteur fait tout pour qu’on s’attache à son personnage principal, Gaspard (40 ans, s’occupe de la péniche de sa grand-mère décédée avec toute la dévotion possible en y donnant entre autres des concerts, a eu le cœur brisé et ne croit plus à l’amour, …). J’ai par contre été franchement exaspérée par le personnage de Milena. Pour moi tout le versant qui la concerne n’apporte rien au récit à part de l’ennui et de l’aversion (ça n’a vraiment pas sa place dans une histoire de ce genre) et si elle n’avait pas fait partie de l’histoire, ça n’aurait pas changé grand-chose à l’intrigue. Au contraire, ça aurait même libéré des pages que l’auteur aurait pu consacrer à autre chose…

Mais en bref, même si ça ne l’a pas tellement fait avec moi, je pense que ce livre peut tout de même vous parler, déjà simplement si vous êtes comme moi fan de l’auteur pour être à jour dans sa bibliographie. Et si vous ne connaissez pas encore la plume de Mathias Malzieu, c’est l’occasion de la découvrir et de vous évader au pays de l’imaginaire le temps d’une lecture !

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Petite belge âgée de 25 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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