Celui qui reste – Un récit sur le deuil familial

10/06/2019

Titre : Celui qui reste

Auteur : Rhiannon Navin

Editions : JC Lattès

Prix : 21,90€

Parution : 3 avril 2019

Nombre de pages : 316 pages

Genre : Drame

Résumé : Caché dans le placard de sa salle de classe avec ses camarades et sa maîtresse, Zach Taylor, le narrateur, entend des coups de feu dans le couloir de son école. Ce n’est pas la première fois qu’ils pratiquent cet exercice de confinement, mais cette fois, cela n’a rien d’un jeu. Un adolescent armé a pénétré dans l’école et, en quelques minutes, abat dix-neuf personnes, bouleversant à tout jamais le destin de la petite communauté . Et parmi les victimes, il y a le frère aîné de Zach.
Alors que la mère de Zach veut poursuivre en justice les parents du tueur, les tenant pour responsables des actes de leur fils, Zach se retranche dans un monde peuplé de livres et de dessins. Doué d'intuitions, de l'optimisme et de la détermination propres aux enfants, il décide d’aider ses proches à redécouvrir l’amour et la compassion, des vérités universelles dont ils ont besoin pour surmonter cette terrible épreuve.

.

Je remercie les éditions JC Lattès pour l’envoi de ce livre. Même si c’est un sujet parfois dur à lire, en général je suis toujours intéressée par les histoires qui parlent de fusillades, d’où mon intérêt pour Celui qui reste. Et effectivement, il s’agit là d’une histoire forte en émotion et qui risque de ne pas vous laisser indemne une fois celle-ci terminée.

Ce récit horrible (et aussi horriblement actuel, d’ailleurs) nous est conté du point de vue de Zach, dont le grand frère Andy fait partie des victimes de la fusillade. Et je dois dire que cela change considérablement des histoires similaires racontées d’un point de vue adulte. Zach est perdu en plein milieu d’une marée d’adultes qui ne semblent pas comprendre, voire même remarquer, qu’il est autant en deuil que peuvent l’être ses parents, par exemple. De ce fait, il se réfugie dans le réconfort des livres et des histoires, qui lui transmettent des stratégies positives face au deuil, contrairement à ce qu’il peut observer autour de lui. Et c’est d’ailleurs Zach, pourtant si jeune, innocent et naïf, qui apportera le salut à sa famille dans cette épreuve difficile. J’ai aussi vraiment apprécié que l’auteur ajoute un « pan » à son histoire en incluant les parents du tueur, même si je suis un peu moins fan de la façon dont cela a été traité. Cependant, ça reste tout de même réaliste malgré tout.

La plume de l’auteur est quant à elle claire, simple, efficace. Elle parvient facilement à nous communiquer les émotions ressenties par les personnages. Les chapitres sont courts, quelque peu à l’image des pensées des enfants qui sont innocentes et pas toujours très détaillées, ceux-ci se concentrant sur ce qu’ils connaissent. En l’occurrence, à 6 ans, Zach est très jeune et le récit est donc assez simple bien que pas enfantin pour autant, ce dernier conservant sa soif d’apprendre en dépit de la situation. Pour un premier roman, j’ai trouvé la plume franchement juste et équilibrée.  

En somme, je vous recommande ce récit si vous savez dans quoi vous vous lancez, à savoir une lecture cruellement triste mais réaliste qui ne vous laissera certainement pas indemne et qui vous marquera à coup sûr pendant un moment.

.

Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
1 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *