Le Chant de l'assassin - Une petite déception...

23/06/2019

Titre : Le Chant de l'assassin

Auteur : R. J. Ellory

Editions : Sonatine

Prix : 22,00 €

Parution : 23 mai 2019

Nombre de pages : 496 pages

Genre : Roman noir

Résumé : 1972. Condamné pour meurtre, derrière les barreaux depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n'a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, Henry Quinn, un jeune musicien, sort de prison, il lui demande de la retrouver pour lui donner une lettre. Lorsqu'Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu'elle est devenue. Mais Henry s'entête. Il a fait une promesse, il ira jusqu'au bout. Il ignore qu'en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va découvrir un secret que les habitants de Calvary sont décidés à ne pas laisser divulguer.

.

R. J. Ellory est surtout connu pour le roman qui l’a propulsé sur le devant de la scène littéraire : Seul le silence. Je n’ai pas lu ce dernier mais en ai suffisamment entendu de bien pour vouloir découvrir à mon tour cet auteur, complimenté et réputé dans le genre. J’ai donc profité de l’occasion qui s’offrait à moi avec la sortie de son nouveau roman pour me faire ma propre opinion sur la question. Une opinion finalement mitigée contrairement à ce que j’espérais. Je remercie néanmoins les éditions Sonatine pour leur envoi.

Sachez avant toute chose qu’il m’a fallu plus de deux semaines pour arriver au bout de ma lecture. À titre personnel, c’est très long, surtout pour un roman de 500 pages. Parfois, je « traîne » volontairement car je ne veux pas quitter les personnages ou l’univers mais en l’occurrence, j’avais surtout beaucoup de mal à reprendre le livre une fois celui-ci reposé. Avec le recul, je pense que ce sentiment est principalement dû à trois facteurs. 

Le premier est le rythme. L’intrigue proposée ici est en effet excessivement longue et lente. Malgré une alternance temporelle un chapitre sur deux et un suspense plutôt réussi, je me suis beaucoup ennuyé durant les trois quarts de ma lecture. Je pense que l’auteur a souhaité créer de la densité et de la profondeur, et peut-être que certains lecteurs ont été conquis par sa façon de faire, mais pour ma part je n’ai absolument pas accroché à son style, froid et détaché.

La deuxième raison de cette petite déception concerne les personnages, auxquels je ne me suis absolument pas attaché. J’ai trouvé la plupart d’entre eux fades, voire caricaturaux au point où je me fichais complètement de ce qui pouvait leur arriver. La seule qui m’a touché de par son histoire est Rebecca mais sa présence est malheureusement moindre par rapport aux autres protagonistes.

Enfin, le dernier bémol que j’ai soulevé est l’intrigue en général. Je m’attendais en effet à un thriller, or il s’agit d’un roman noir avec un petit suspense qui, malgré son efficacité, ne m’a pas suffi. Au final, l’histoire racontée aurait pu tenir en quatre pages tant elle est banale.

Malgré tous ces points négatifs je dois toutefois reconnaître avoir apprécié l’aspect historique et le cadre (le Texas des années d’après guerre) qui m’ont suffisamment intéressé pour poursuivre et terminer ma lecture.

En soi, je ne peux pas dire qu’il s’agit d’un mauvais livre, ce n’est pas vrai. Cette expérience m’a néanmoins permis de comprendre que contrairement au thriller, le roman noir n’est peut-être pas un genre que j’apprécie. Le problème ne vient donc pas ici de l’auteur mais relève de goûts personnels. Un peu comme quand vous goûtez un plat que vous n’aimez pas mais êtes tout de même en mesure de reconnaître qu’il a bien été exécuté. Je vous dirais donc de « goûter » Le Chant de l’assassin de R. J. Ellory afin de vous faire votre propre idée !

.

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *