La vie dont nous rêvions – Une lecture déroutante

04/07/2019

Titre : La vie dont nous rêvions

Auteur : Michelle Sacks

Editions : Belfond

Prix : 21,90 €

Parution : 2 mai 2019

Nombre de pages : 336 pages

Genre : Drame

Résumé : Dans la lignée d'une Lionel Shriver, un premier roman choc qui explore les rapports de domination au sein du couple et de l'amitié, les traumatismes subis dans l'enfance et le vice tapi derrière les apparences les plus lisses. S'appuyant sur une construction machiavélique, Michelle Sacks nous entraîne dans une spirale où chaque personnage révèle son double visage.
Sam et Merry ont quitté New York pour s'installer dans un cottage en Suède et élever leur bébé au grand air. Loin de la grande ville, de ses tentations, de sa souillure, les voilà libres de se réinventer.
Sam, en homme viril et fidèle qui assure le confort et la protection des siens.
Merry, en tendre épouse qui s'adonne à ses nouveaux devoirs de mère au foyer.
Le tableau idéal : au cœur de la nature, l'homme, la femme, l'enfant.

Mais aussi Francesca, la meilleure amie de toujours, venue leur rendre visite.
Francesca, la citadine, la sublime, la femme libre.
Francesca, qui ne se sent chez elle nulle part, qui n'a jamais été choisie par un homme, et qui a de très vieux comptes à régler...

Dans ce lieu de quiétude absolue, l'espace infini a tôt fait de devenir une prison, et la solitude, un miroir tendu à la noirceur des âmes. Tout n'est que mensonge, duplicité et, tandis qu'à la clarté de l'été succède l'obscurité de l'hiver, l'idylle se meut peu à peu en un huis clos hautement toxique.

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Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Je dois dire que son résumé m’avait bien tapé dans l’œil, annonçant une histoire qui serait loin d’être tendre avec ses personnages. Et bien que ce soit effectivement le cas, je ressors de cette lecture avec un avis complètement mitigé. Et pourtant…

À première vue, tout était parti pour que ce roman soit un flop total. Pour commencer, les dialogues. Aucun tiret, aucun signe distinctif n’est annonciateur de ces derniers. Les dialogues ne sont donc pas séparés du reste de la narration, ils y sont directement incorporés et cela alourdit le tout, donnant l’impression qu’on ne souffle jamais, que le livre ne représente qu’un seul gros bloc uniquement divisé en chapitres. Ensuite, l’intrigue. J’ai beaucoup apprécié le principe de commencer par nous exposer une situation idyllique en tout point (mais qui sent immédiatement le fake à plein nez) pour au fur et à mesure gratter le vernis et découvrir que le tout laisse place à une réalité plutôt moche, disons les choses comme elles sont. Malheureusement, le tout est très, très prévisible. À aucun moment de ma lecture je n’ai été surprise, me contentant de voir apparaître les choses que je soupçonnais tout au long de ma lecture. Enfin, les personnages. Je les ai tous trouvés détestables, et même s’ils ne sont ni tout noirs, ni tout blancs, impossible de compatir à leur sort. Le ressenti que j’ai eu, c’est vraiment qu’ils ont cherché ce qui leur arrive, et qu’ils ne font rien pour s’en sortir, comme s’ils préféraient se complaire dans des situations horribles plutôt que de faire un effort quelconque, comme si le mal appelait le mal… Mais après tout, c’est peut-être ce que souhaitait l’auteur, justement.

Et pourtant… Je ne me voyais pas attribuer une note plus basse à ce roman. Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’en dépit de tous ces points négatifs, je l’ai lu en quelques heures, impossible de le lâcher. À croire qu’à partir d’un moment je me suis habituée à tout ça, je me suis résignée et je suis passée au-dessus en me disant que j’avais envie d’aller au bout de cette histoire malgré tout. Et c’est ce que j’ai fait. Au final je me suis retrouvée jusqu’à la fin prisonnière moi aussi de ce huis clos étouffant (et paradoxalement glacial) en Suède, avec tous ces personnages qui n’entretiennent que des relations malsaines les uns avec les autres, contribuant également à l’ambiance pesante de cette histoire.

Je tiens à m’excuser pour le côté assez bref de cette chronique mais mon ressenti est aussi confus que cette histoire, et c’est le mieux que je pouvais faire pour vous l’expliquer. Pour terminer je ne saurais que vous conseiller de vous faire votre propre avis sur ce roman qui aborde les thématiques des relations toxiques, des traumatismes d’enfance et de la maternité, principalement, avec plus ou moins bien de réussite.      

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Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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