Le rêve de l'okapi - Loufoque et totalement unique !

07/07/2019

Titre : Le rêve de l'okapi

Auteur : Mariana Leky

Editions : JC Lattès

Prix : 21,50 €

Parution : 24 avril 2019

Nombre de pages : 365 pages

Genre : Contemporain / Fantastique

Résumé : Un petit village se réveille sur un mauvais augure : Selma a rêvé d’un okapi. Or, chaque fois que Selma rêve de cet animal étrange – un mélange entre la girafe, le zèbre, le tapir et le cerf –, quelqu’un meurt le jour suivant. Sa petite-fille, Luise, observe avec son meilleur ami Martin la façon dont tout le monde prend ses dispositions, en prévision du pire. Il y a l’opticien, secrètement amoureux de Selma, qui s’apprête à enfin déclarer sa flamme ; Elsbeth, la belle-sœur de Selma, qui préfère avouer ses secrets ; Peter, le père de Luise, qui veut partir découvrir le monde, sur les conseils de son psy, tandis que sa femme se demande depuis cinq ans si elle devrait le quitter. Mais personne ne pouvait anticiper la tragédie qui allait les frapper...

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Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à ce que cette histoire soit aussi loufoque et drôle en m’y plongeant. Je pensais en effet qu’il s’agissait d’un roman noir, sombre, avec une touche de fantastique et se déroulant dans un huis clos. Bon, ces deux derniers points se sont avérés plus ou moins exacts mais je me suis complètement trompé sur le reste. Au final, j’ai adoré cette lecture qui sort de l’ordinaire et pour laquelle je remercie les éditions JC Lattès. 

Lorsque Selma rêve d’un okapi, un habitant du village meurt le lendemain. Une façon étrange de commencer une histoire et c’est pourtant celle qu’a choisie Mariana Leky pour raconter la sienne. Même si cette grand-mère à la fois attachante et touchante est le point de départ de l’intrigue, c’est à travers les yeux de sa petite fille, Luise, qu’on va la découvrir. Je trouve que c’est toujours intéressant de choisir de faire d’un enfant le narrateur ou le personnage principal d’un récit car cela apporte à la narration une certaine forme de candeur qui permet à la fois de se remettre en question en tant qu’adulte tout en se rappelant cette époque innocente. Dans le cas présent, l’auteure parvient merveilleusement à retranscrire le regard que peut porter une petite fille sur une situation dont elle ne saisit pas encore toutes les nuances. On s’attache donc très facilement à Luise et son fidèle compagnon Martin qui découvrent avec amusement et parfois incompréhension les réactions des villageois à l’annonce de l’okapi observé par Selma dans son rêve.

Au fil des pages on assiste en même temps que les enfants à l’effervescence qui anime ce petit village qui doit faire face à sa peur de la mort. Le rêve de Selma apparaît donc comme le prétexte idéal pour déclarer sa flamme, révéler un secret profondément enfoui ou tout plaquer et s’enfuir. Toutes ces décisions entraînent évidemment des échanges mémorables et des péripéties sans fin auxquelles se retrouvent mêlés des personnages hauts en couleur qui ne manquent ni d’audace ni d’imagination.

Pour terminer, j’ai adoré la bienveillance qui s’est dégagée de la narration tout au long de ma lecture. Là où l’auteure aurait pu décider de rester dans le drame et la noirceur, elle a pris le parti d’aborder les thématiques douloureuses avec humour et détachement. Finalement, c’est un message optimiste qu’elle délivre au cours des 365 pages sans jugement ni moralisation, ce qui permet justement au lecteur de se remettre lui-même en question, en repensant à sa propre vie et aux choix qui l’ont conduit jusqu’ici…

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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