De sang et de rage - Un air de déjà-vu...

07/08/2019

Titre : De sang et de rage

Auteur : Tomi Adeyemi

Editions : Nathan

Prix : 18,95 €

Parution : 2 mai 2019

Nombre de pages : 560 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Il fut un temps où la terre d'Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l'a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n'était alors qu'une enfant. Aujourd'hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.
Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s'élance dans une quête périlleuse...
Dès 14 ans.

.

Ce roman a fait un buzz incroyable au moment de sa sortie en VO, à tel point qu’on le voyait partout durant les premiers mois. Etant donné le fait que je suis un grand fan de la fantasy (Young Adult en particulier) et que je cherche systématiquement des sagas originales, je m’étais dit qu’on tenait peut-être là une perle rare. Je trouve en effet que la plupart des univers du genre se ressemblent et, à force, ça en devient presque lassant de lire des histoires inspirées des mêmes mythes et légendes. De sang et de rage avait quant à lui cette particularité de puiser ses origines dans le folklore africain et de mettre en scène des personnages de couleur, ce qui m’a immédiatement séduit. Malheureusement, c’est un avis mitigé que je vais partager avec vous aujourd’hui, et croyez-moi, j’en suis le premier déçu. Je remercie néanmoins les éditions Nathan pour leur envoi. 

Sachez avant tout que ne serait-ce que pour la représentation qu’il offre (en plus d’avoir été rédigé par une personne concernée), ce roman mérite son importante mise en avant dans les librairies et sur les réseaux sociaux. Toutefois, cette dernière est évidement synonyme de buzz et d’exposition qui, forcément, suscitent la curiosité. A titre personnel, j’attendais donc beaucoup plus de cette lecture que d’une autre et c’est d’ailleurs ce qui explique ma déception car mes attentes n’ont finalement pas été comblées…

Il s’agit d’un très bon divertissement, avec beaucoup d’action, une quête rythmée par de multiples rebondissements, des personnages assez attachants et une intrigue prenante. Le problème c’est que je cherchais en premier lieu de l’originalité, or j’ai eu l’impression de lire pour la 100ème fois exactement la même histoire. Le cadre sort certes de l’ordinaire mais en apparence seulement, car le fond est similaire à beaucoup d’autres. Entre la magie liée aux éléments qui constitue la base de 95% de sagas de fantasy sur le marché, le roi tyrannique qui a décidé de supprimer cette dernière avant de prendre le pouvoir et une jeune fille qui va se lancer dans une quête pour la restaurer, on a déjà là un bon aperçu des thématiques récurrentes pourtant reprises par Tomi Adeyemi. Mais ça ne s’arrête pas là ! En effet, tout au long de la narration j’ai noté beaucoup de ressemblances avec d’autres œuvres et c’est là que j’ai commencé à être gêné, voire agacé. L’éternelle thématique de l’élu(e) supposé(e) sauver le monde, la princesse qu’on essaye de contrôler mais qui finit par s’opposer à ses parents, la romance « interdite » qui semble presque forcée tant elle est prévisible…

Au final, je n’ai jamais été surpris et encore moins choqué par ce que proposait l’auteure car elle n’a fait que tirer des ficelles bien connues sans rien apporter de nouveau, si ce n’est cette fameuse représentation. Pour tout vous dire, je pense même que sans cela, cette histoire serait passée totalement inaperçue ou elle n’aurait pas, en tout cas, bénéficié d’un coup de projecteur aussi important.

Si je dois être honnête, la seule raison pour laquelle j’hésite à lire la suite c’est l’épilogue qui laisse entrevoir une possibilité d’évolution intéressante. On sent que l’univers est susceptible d’être approfondi et que l’intrigue est sur le point de prendre une tournure inattendue. Cette perspective me laisse donc optimiste sur le deuxième tome qui doit paraître en fin d’année aux États-Unis même si je n’ai pas franchement été convaincu par le premier…

.

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *