Fahrenheit 451 (Ray Bradbury)

09/08/2019

Titre : Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury

Editions : Folio

Prix : 6,90€

Parution : 11 octobre 2000 (pour cette édition)

Nombre de pages : 236 pages

Genre : Science-fiction, dystopie

Résumé : 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

.

Je remercie les éditions Folio pour l’envoi de ce livre. Franchement, qui ne connaît pas ce classique littéraire de la science-fiction ? Personnellement, ça fait très longtemps que je voulais lire cette histoire, encore plus après avoir vu l’adaptation produite par la chaîne HBO (avec Michael B. Jordan et Michael Shannon), que j’avais beaucoup appréciée. Malheureusement, je dois reconnaître que je suis passée totalement à côté de l’œuvre originale.

Déjà, il faut savoir que j’ai du mal avec la plupart des romans de la littérature classique. À quelques rares exceptions près (La Belle et la Bête ou encore Dracula étant les premiers à me venir à l’esprit), je ne parviens pas à les apprécier. En l’occurrence, en ce qui concerne Fahrenheit 451, j’ai su dès ma lecture de la préface de Jacques Chambon, qui aborde entre autre le style d’écriture de l’auteur, que ce roman ne me parlerait pas, ou en tout cas sa forme, qui semblait assez complexe.

Et effectivement, c’est plus la plume de l’auteur que le propos dont il est question ici qui m’a posé problème. Ray Bradbury a une écriture très lourde, très métaphorique et donc pas fluide du tout. Clairement, je pense qu’il y a de nombreuses métaphores que je n’ai pas saisies tout au long de l’histoire, et je déteste lire sans comprendre. Par ailleurs, bien que court (236 pages), le roman est divisé en trois parties, il n’y a pas de chapitres, ce qui a encore alourdi davantage ma lecture. Enfin, pour ne rien arranger, je n’ai pas du tout retrouvé le film en lisant le livre. J’ai vraiment dû me forcer pour aller au bout.

Alors évidemment tout cela n’engage que moi, mais ça m’ennuie vraiment que la plume n’ait pas été à la hauteur de l’histoire, qui bien que parue pour la première fois en 1953, est toujours autant cruellement d’actualité aujourd’hui. Le propos est très fort, voyez vous-mêmes :

« […] Les Noirs n’aiment pas Little Black Sambo. Brûlons-le. La Case de l’Oncle Tom met les Blancs mal à l’aise. Brûlons-le. Quelqu’un a écrit un livre sur le tabac et le cancer des poumons ? Les fumeurs pleurnichent ? Brûlons le livre. La sérénité, Montag. La paix, Montag. À la porte, les querelles. Ou mieux encore, dans l’incinérateur. […] Au diable, tout ça. Alors place aux clubs et aux soirées entre amis, aux acrobates et aux prestidigitateurs, aux casse-cou, jet cars, motogyres, au sexe et à l’héroïne, à tout ce qui ne suppose que des réflexes automatiques. Si la pièce est mauvaise, si le film ne raconte rien, si la représentation est dépourvue d’intérêt, collez-moi une dose massive de thérémine. Je me croirai sensible au spectacle alors qu’il ne s’agira que d’une réaction tactile aux vibrations. Mais je m’en fiche. Tout ce que je réclame, c’est de la distraction. […] »

Est-ce que cette histoire ne pourrait pas tout autant se dérouler aujourd’hui ? On pourrait très bien décider, du jour au lendemain, de supprimer toute œuvre susceptible de déplaire à une certaine catégorie de personnes (on le fait d’ailleurs indirectement, ou on y pense, avec par exemple cette demande de modifier le titre du roman Dix petits nègres d’Agatha Christie pour mieux coller à l’époque d’aujourd’hui). Et la recherche de divertissement à tout prix, quitte à éliminer toute once d’intelligence et à regarder des programmes vides de sens et sans intérêt (des émissions de téléréalité en tous genres, des programmes comme Touche pas à mon poste !, des films comme Aladin version Kev Adams ne sont-ils pas légion aujourd’hui ?), n’est-elle pas également le lot de nombreuses personnes de nos jours ?

En bref, en ce qui concerne l’histoire de Fahrenheit 451, ma préférence va clairement à l’adaptation HBO, même si contrairement à la plume de l’auteur j’ai tout de même apprécié le propos du livre, toujours aussi fort malgré ses presque 70 ans. Malgré tout, dans le cas présent, je pense que je fais plus partie des exceptions que de la règle, et ça reste un classique qui devrait être lu par tous au moins une fois. Me concernant, c’est maintenant chose faite !

.

Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
0 I like it
1 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *