La Casa de Papel, partie 3 : une intrigue répétitive mais des personnages puissants

05/08/2019

Titre : La Casa de Papel

Créée par : Álex Pina

Avec : Álvaro Morte, Úrsula Corberó, Itziar Ituño, Pedro Alonso, Alba Flores, Miguel Herrán, Jaime Lorente, Najwa Nimri, ...

Format : 45 minutes

Diffusion : Netflix

Genre : Drame, Thriller

Résumé : Après avoir pris la fuite avec un milliard d’euros provenant de la Fabrique Nationale de la Monnaie et du Timbre, le Professeur reçoit un appel : l’un des membres de la bande a été capturé. Le seul moyen de lui venir en aide tout en protégeant la location secrète des autres est de tous les réunir pour réaliser un nouveau braquage, le plus grand casse jamais imaginé.

Après moult débats mais tout autant d’attente, la partie 3 de La Casa de Papel a débarqué sur Netflix le 19 juillet dernier. Et si ce nouvel arc peine à démarrer contrairement à la saison 1 où le braquage commence dès le 1er épisode — ici il faudra attendre la fin de l’épisode 2, début de l’épisode 3 — en réalité, j’ai été emballée et plutôt agréablement surprise. Je m’attendais au pire et je me suis retrouvée totalement prise par cette nouvelle partie que je trouve finalement réussie. C’est vrai qu’on sent qu’on tire sur la corde mais c’est quand même bien fait puisqu’il y a du suspens, beaucoup de nouveautés et des nouveaux personnages intéressants.

Au début, on a du mal à rentrer dans l’histoire. Tokio est toujours aussi chiante déjà, mais surtout, on sent vraiment qu’on est là pour l’argent et forcément, l’intrigue n’est pas aussi puissante, intense et satisfaisante que la saison 1. Netflix et le créateur de la série ne s’attendaient pas à ce que La Casa de Papel et surtout Berlin aient un tel succès et du coup, on tire sur la corde pour l’intégrer avec une storyline un peu bancale. On cherche aussi à le remplacer avec ce fameux Palermo qui vient intégrer la bande mais qui manque cruellement de charisme. Ils ont trop voulu en faire avec lui mais non, juste non en fait. Au final, on le voit plus que les autres personnages pour que nous puissions nous remettre de Berlin mais non. D’ailleurs, leurs fameuses réunions en mode flash-back ont également beaucoup perdu de leur charme sans Moscou, Berlin et Rio et avec ce Palermo qui prend vraiment trop de place. Les personnages que nous avions aimés la saison dernière, c’étaient les OG : les Denver, Nairobi, le Professeur. Tokio et Rio pour certains, l’inspecteur Raquel Murillo aussi. Et même Monica et Helsinki. Certainement Berlin et Moscou qui nous ont malheureusement quittés. Si on est d’accord pour de nouveaux personnages, on ne l’est pas au détriment des anciens et c’est malheureusement précisément ce qui s’est passé ici. En revanche, le fameux Marseille dont on nous a fait la promo en France est quasi inexistant, voire inutile. Déjà dans les premières parties, je préférais Nairobi et ça se confirme complètement dans cette nouvelle partie. Le personnage, interprété par Alba Flores, est le plus intéressant, le plus charismatique et le mieux développé. 

Malgré ces quelques défauts, le suspens est omniprésent et la série reste addictive et nous fait revenir quasi automatiquement. On retrouve les éléments qui nous plaisaient dans les parties précédentes, notamment concernant les personnages : la candeur de Denver, la folie de Nairobi, la douceur d’Helsinki et bien entendu l’intelligence du Professeur mise à mal ici par une nouvelle policière aussi tordue qu’excellente. Cette partie 3 est bien rythmée aussi. L’action ne s’amenuise pas et si je dois reconnaître quelque chose, c’est qu’on ne s’ennuie pas. Mais elle est plus sombre aussi. On rit moins et on prend moins de plaisir. Elle prend presque le même chemin que Prison Break : de quelque chose d’à la base plutôt personnel (faire sortir son frère de prison / voler de l’argent) on passe à des complots, des secrets d’état, des combats idéologiques contre le gouvernement, … et ça c’est vraiment dommage car on a vu ce que ça a donné avec Prison Break : une série qui perd en saveur, en réalisme et qui devient même carrément ennuyeuse à mourir. Déjà là, quoi qu’il arrive, cette partie 3 est inutile et puis si après la partie 4 Netflix décidait de faire une partie 5, cela détruirait complètement la série.

Puis, encore une fois, Netflix est totalement obvious dans le discours féministe et en fait encore trop. Quand la série n’était pas sous la coupe de Netflix, c’était fait magnifiquement. Aujourd’hui, dans une série Netflix, on sait que l’on retrouvera forcément un discours féministe ou lgbtq+ friendly, ce qui est complètement cool. Mais fait de manière totalement bourrin, ça rend la chose beaucoup moins cool. Quand on retrouve les mêmes ingrédients en plus, ça devient carrément agaçant. J’ai l’impression que Netflix veut tellement faire la filiale moderne et ouverte qu’elle en fait trop genre « eh eh regardez on est féministe ! Regardez on est lgtbtq+ friendly ! Regardez on fait une série avec des arabes, des noirs et même des femmes voilées hi hi hi ! » … On dirait un pote « attention seeker » qui veut absolument tout faire pour vous plaire et être votre ami.

Cependant, reconnaissons une chose : la fin est spectaculaire et ne nous donne quand même qu’une hâte : voir la suite et ça, on ne peut pas le leur enlever. On n’a plus de souffle, les larmes aux yeux et le cœur bat à toute vitesse. La tension est toujours là et on se demande comment on va faire pour attendre encore 1 an avant de voir la suite. Vivement cette partie 4, en espérant tout de même que ce soit la dernière… 

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Passionnée par les sushis, j’ai appris à maîtriser cet art en regardant mes séries télé préférées. Entre deux makis, je m’intéresse aussi à l’univers d’Harry Potter, de Disney, au cinéma et à la photographie. Sinon, est-ce que je vous ai dit que j’aimais les sushis ?
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