Les Faucons de Raverra #1 - Un début imparfait mais un roman qui en vaut la peine !

14/08/2019

Titre : Les Faucons de Raverra #1 - La Sorcière Captive

Auteur : Melissa Caruso

Editions : Bragelonne

Prix : 18,90€

Parution : 19 juin 2019

Nombre de pages : 672 pages

Genre : Fantasy, YA

Résumé : La magie est peu fréquente dans l’Empire raverrain, et ceux qui naissent avec ce pouvoir sont étroitement contrôlés : repérés dès l’enfance, ils se retrouvent enrôlés de force dans le régiment des Faucons.

Zaira a évité ce sort ; elle a grandi dans les rues en volant pour survivre et en dissimulant sa nature. Mais elle cache une magie rare et dangereuse, une magie qui pourrait menacer l’Empire tout entier.

Amalia Cornaro n’était pas destinée à devenir Fauconnière. Héritière d’une puissante famille, érudite, elle vit dans le monde dangereux des machinations politiques. Mais le sort va réunir l’héritière et la sorcière en une alliance improbable. Alors que la menace de la guerre se profile, il pourrait suffire d’une étincelle pour transformer leur cité en un brasier incandescent…

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Un fois n’est pas coutume, quand j’ai vu Les Faucons de Raverra, ce qui m’a attiré avant tout c’est la couverture. J’avais adoré le concept de la silhouette de femme et d’oiseau qui se confondaient sur cette couverture et que je trouve vraiment très poétique. Forcément, je me suis jetée dessus !

Je dois bien dire que j’ai eu un peu de mal avec le roman au début. Pour tout dire, j’ai trouvé l’introduction du roman un peu tirée par les cheveux et un peu « facile ». Amalia, notre personnage principale, se retrouve à être la fauconnière d’une mage de feu alors que rien ne la destinait à cela. Jusque-là, nous avons un début assez classique de roman fantasy young adult. Ce qui m’a un peu plus gênée dans l’introduction du roman, c’est que l’accent est vraiment mis par les différents personnages sur le caractère tout à fait improbable de ce lien : Amalia fait partie de l’aristocratie et il n’a jamais été permis qu’un mage et un membre de l’aristocratie soient liés de cette manière-là, tout simplement parce que l’un et l’autre en tireraient trop de pouvoir. C’est à ce moment-là que les choses ont commencé à me déranger un peu plus. On dit au cours du roman qu’en rejoignant les rangs des faucons ou des fauconniers, les individus laissent d’ordinaire derrière eux toutes prétentions personnelles – ce que notre personnage principal ne fait pas du tout. Pire encore, les différents représentants de l’ordre, de la loi et de la politique insistent beaucoup sur le fait que le lien qui unit désormais Amalia et Zaïra est problématique, pourtant tout le monde semble accepter aisément que la jeune noble fasse fi de toutes les règles établies jusque-là.

Personnellement, j’ai trouvé le début du roman vraiment très bancal et ça m’a réellement posé problème parce que j’ai eu du mal à m’immerger vraiment dans cette lecture, d’autant que – et là c’est beaucoup plus personnel – il s’agit d’un récit à la première personne, un type de narration avec lequel j’ai en définitive toujours du mal.

Cela dit, vous avez déjà vu la note que j’ai donné à ce roman alors vous savez que la suite va forcément s’améliorer !

Car oui, malgré un début assez chaotique pour moi, j’ai finalement réussi à plonger complètement dans l’univers proposé par l’auteur et j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Je me suis finalement (et contre toute attente par rapport à mon ressenti au début du livre) beaucoup attachée au personnage d’Amalia qui est vraiment un personnage assez intéressant et plutôt très positif. J’ai aussi aimé certains personnages secondaires que j’aurais aimé voir un peu plus mis en avant, à savoir le bras droit de la Comtessa, Venasha et Gabril.

J’aurais préféré que certains aspects du récit soient différents, notamment en ce qui concerne les personnages de Zaïra et de Marcello que j’ai trouvés un peu simplistes – chacun à sa manière.

Cependant, le véritable point fort de ce roman qui m’a complètement conquise, c’est le fonctionnement de la magie et la manière dont l’auteure s’est emparée de la question pour en faire une arme militaire et politique. J’ai beaucoup aimé voir la confrontation des différents personnages au sujet de la gestion de la magie, des faucons et des fauconniers. J’ai trouvé l’idée terriblement originale et surtout très très intéressante du point de vue de l’intrigue en elle-même. En effet, à Raverra, les mages sont pris en charge par l’État et éduqués dès leur plus jeune âge. Dès que possible, on les lie à un fauconnier qui aura pour mission de les aider à maîtriser leur magie envers et contre tout. Cependant, les fauconniers sont des soldats et on comprend assez rapidement que – bon gré, mal gré – les faucons sont en réalité des armes de guerre.

J’ai vraiment adoré cette dimension et j’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure a réussi à intégrer des débats entre les différents personnages à propos de ces enjeux.

En bref, passé les 50 premières pages, j’avais complètement oublié mes réserves du début et je m’étais lancée à corps perdu dans cette intrigue. La bonne nouvelle, c’est qu’en plus le tome deux sort au mois de septembre et que vous aurez donc de mes nouvelles très rapidement pour la suite des aventures à Raverra !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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