Comment le dire à la nuit - LE roman de la mélancolie

07/09/2019

Titre : Comment le dire à la nuit

Auteur : Vincent Tassy

Editions : Editions du Chat Noir

Prix : 19,90€

Parution : 12 septembre 2018

Nombre de pages : 346 pages

Genre : Fantastique, Gothique

Résumé : La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.

Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

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J’avais entendu beaucoup beaucoup beaucoup de bien du roman quand je me suis plongée dans Comment le dire à la nuit de Vincent Tassy. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre puisque j’avais savamment évité tous les résumés et que pour une fois la quatrième de couverture n’en dit pas trop ! Effectivement, en quelques lignes à peine, le synopsis au dos du livre permet simplement aux futurs lecteurs d’avoir une idée de l’ambiance de ce roman : c’est pour moi une quatrième de couverture plus que réussie parce que l’auteur y dit tout sans toutefois révéler quoi que ce soit !

Vous l’aurez compris, j’étais plutôt très bien disposée vis-à-vis de ce roman. D’ailleurs ma plongée dans l’histoire m’a confortée dans cette idée. En rencontrant la plume de Vincent Tassy, que je ne connaissais pas du tout, j’ai découvert une écriture tout en finesse et en mélancolie. Comment le dire à la nuit n’est pas le genre de romans que vous dévorez en une journée. L’écriture de l’auteur est vraiment très particulière et je pense que c’est le genre d’écriture avec laquelle il n’y a pas de demi-mesure : on adhère ou alors pas du tout, question de personnalité. Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup accroché avec cette plume et pour faire durer le plaisir, j’ai lu le roman assez lentement pour pouvoir en profiter plus longtemps.

J’ai beaucoup beaucoup aimé le début du roman, qui m’a vraiment touchée. Et notamment l’histoire d’Egmont, que j’ai pris un grand plaisir à suivre. Cependant, au bout des deux tiers du livre, les choses se sont un peu corsées pour moi : j’ai trouvé que l’intrigue stagnait de plus en plus, l’intrigue autour du personnage que j’appréciais le plus était visiblement terminée et je n’arrivais pas à la relier au reste du récit… Je commençais tout doucement à m’ennuyer, même si je prenais toujours plaisir à retrouver la plume de l’auteur.

Hélas, j’aimerais vous dire que la fin m’a complètement réconciliée avec ce temps mort du roman mais ce n’est pas le cas, loin de là. Je n’ai vraiment pas accroché à la fin du roman pour plusieurs raisons différentes. Tout d’abord, le personnage d’Athalie – et le fait qu’elle revienne perpétuellement à l’attaque – me tapait vraiment sur les nerfs. Au lieu de m’investir d’autant plus dans l’histoire et de soutenir les personnages que nous suivons tout au long du livre, j’ai plutôt eu tendance à me désolidariser complètement de l’intrigue et du destin de nos personnages. De même, la fin que l’auteur a choisi de donner à certains personnages me laisse vraiment perplexe, notamment le personnage de Rachel. Pour tout dire, à partir du dernier tiers du livre, j’ai eu l’impression de sentir l’intrigue m’échapper et continuer sans moi.

Malgré tout, je pense qu’il s’agit quand même d’un bon roman, notamment parce que j’ai trouvé la plume de l’auteur assez exceptionnelle, même si certains moments m’ont paru trop peu naturels (notamment la toute fin du livre). Je pense que j’aurais adoré lire ce roman il y a une dizaine d’années alors que j’étais moi-même très mélancolique, probablement qu’à ce moment là Comment le dire à la nuit aurait été non seulement un roman coup de cœur pour moi, mais qu’il aurait aussi réussi à mettre sur les choses des mots que je n’arrivais pas à mettre moi-même. A dix ans près, je vous présentais le coup de cœur de ma vie, aujourd’hui je vous présente juste un bon roman dont la fin m’a laissée un peu perplexe.

Amis mélancoliques, n’attendez pas dix ans, ce roman est pour vous !

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Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
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