Lindsey Stirling enflame Paris !

30/09/2019

Le 28 janvier 2019, nous avions rendez vous à la Seine Musicale pour assister au concert de Lindsay Stirling ! L’artiste n’était pas venue à Paris depuis 2017, aussi, l’occasion de la revoir était trop belle pour ne pas être saisie. 

Les portes s’ouvrent à 18:30 pile et nous saluons une organisation bien huilée. La file s’écoule dans une rapidité et une fluidité appréciable, la fouille et les agents sont d’autant plus agréables et respectueuses, ça commence bien. Arrivés sur le tard à 17:00, nous pensions nous retrouver vers la mi-fosse, nous sommes d’autant plus surpris de nous retrouver à une dizaine de rangs de la scène ! 

Speelburg en première partie ouvre le bal avec un solo de batterie rythmique effectué par Joe, suivi du guitariste-chanteur qui joue sur une intro pré-enregistrée. Catchy, rythmé et feel good a souhait, le duo entraîne le public dès leur première chanson avec une facilité déconcertante, dans une ambiance Jazzy-soul. Noah Sacré, americano-belge nous régale d’un humour simple et chaleureux en surfant sur les deux langues durant les trente minutes qui leur sont accordées. Le mélange nous plaît beaucoup, c’est une belle découverte que nous offre le concert de Lindsey Stirling ! 

Après un entracte musical de trente minutes qui en font ronchonner certains dans le public, la vedette du soir arrive dans un nuage de fumée rouge, le spectacle commence ! Et j’insiste si le terme spectacle, car quiconque ayant déjà assisté à l’un des shows de la violoniste sait que l’on en prend plein les yeux, mais aussi plein les oreilles. Nul doute que le Artemis Tour 2019 sera aussi bon, voire meilleur que les précédents ! 

Fidèle à sa réputation d’artiste touche-à-tout, Lindsey démarre la soirée sur les chapeaux de roue avec Underground, Elements et Shatter Me, utilisant l’espace restreint de la Seine Musicale avec brio en mettant en valeur l’espace au plafond. Une roue mécanique avec écran digital s’élève et se baisse, sert de trapèze, de cage, et même d’échelle ! Les tableaux s’enchaînent avec une rapidité et une fluidité dont seule la violoniste à le secret ! Changeant de peau plus vite qu’un caméléon, elle prend pourtant le temps de souffler et d’échanger avec son public, le remerciant d’être présent ce soir. Elle s’attarde sur le fait que Paris est sa ville préférée et qu’elle est toujours impatiente d’y jouer à chaque tour ! L’artiste s’essaie à quelques mots de Français avant de repasser rapidement en anglais, mais le message est tout aussi limpide et elle s’entraîne, elle nous le promet. 

Sur le titre Master of Tides, Lindsey laisse le public choisir le déroulement de la chorégraphie ! L’écran géant qui nous fait face propose deux tableaux aux intitulés écrit en français. Lindsey avise selon les applaudissements du public après présentation sommaire des deux par les danseuses ! Deux choix, deux chorégraphies et un enchaînement en temps réel. Bravo l’artiste, c’est spectaculaire ! 

La violoniste s’arrête une minute pour nous présenter le morceau suivant. Un morceau qui lui tient particulièrement à cœur, puisqu’elle a eu la chance et le plaisir de l’interpréter avec une artiste qu’elle admirait étant adolescente : Amy Lee [Evanescence]. Lindsey a partagé l’affiche avec le groupe et un orchestre durant l’été, réalisant sans doute l’un de ses rêves d’enfant. Elle nous livre le titre Love Goes On And On dans un magnifique tableau de cendre et de feu, à couper le souffle. 

Entre chaque tableau, des cinématiques sont proposées : sur l’écran géant, se déroule des vidéos montages mêlant manga et réalisme, comme on peut le voir dans les clips Underground et Artemis. On y voit une Lindsey s’inspirant de la déesse de la chasse, possédant l’arc et les bois de cerf comme attribut. Une voix enregistrée en français nous conte l’importance de la lune face aux ténèbres. Le message se veut fort et encourageant, invitant chaque personne à trouver sa lumière intérieure. C’est une bataille à mener seul, de front. Ce n’est pas chose simple, mais dans les pires situations, lorsque le monde semble nous oppresser, il faut relever la tête. En regardant la lune, pleine et lumineuse, il faut croire qu’elle peut repousser les ténèbres de nos vies, il faut croire que la lumière n’est jamais loin. Ce qui introduit le morceau suivant : Crystallize.

Lindsey nous invite à retrouver l’enfant qui est en nous, en interprétant une version d’un morceau qui lui tient à cœur : Hallelujah. Quoi de plus simple que de le jouer uniquement au violon et à la guitare sèche ? Quoi de plus beau que d’entendre tout le public chanter doucement autour de soi ? On vous le demande !

La violoniste nous montre qu’elle s’investit réellement dans ses tournées, non seulement en traduisant ses tableaux et cinématique, mais aussi en remerciant son public français et international en interprétant un morceau connu de chaque pays ou elle préforme. Ainsi, nous avons le sourire aux lèvres en fredonnant tant bien que mal La Vie En Rose D’Edith Piaf. Quelques jours plus tôt, Lindsey avait interprété 99 Luftballons de Nena en Allemagne.

On retrouve une nouvelle cinématique le temps que l’artiste endosse un nouveau costume, car oui, Lindsey change e peau comme de tableau et c’est ce qui fait toute la beauté de son spectacle ! Nouvelle cinématique donc, mais qui reprend le fil conducteur de la lumière et des ténèbres. Lorsque l’artiste revient sur scène, c’est pour se livrer avant tout, en nous rappelant quand dans la vie, il est facile de se laisser bercer par les ténèbres, elle fait d’ailleurs référence à son anorexie qui a été une période difficile de sa vie. La lumière est synonyme de bonheur et l’artiste invite à le trouver dans 1000 petites choses de la vie, aussi infims soient-elles. 

L’artiste termine sur le titre Guardian, non sans rappeler qu’elle croit sincèrement au fait que des anges veillent sur nous, qu’ils nous protègent et nous donne la force d’affronter nos ténèbres, plus encore, l’artiste nous dit d’une voix charger en émotion que nous sommes fort, nous sommes tous de belles personnes, rassemblées ce soir dans un seul et même but, personne n’est à part, personne n’est moins bien qu’un autre, nous somme juste la, ensemble et c’est beau. 

À chacun de ses passages en France, Lindsey Stirling me bluffe complètement, son énergie, son sourire, son humour, mais aussi sa sincérité et sa volonté d’incarner une figure positive, font d’elle une personne incroyable. Elle ne cesse de rappeler d’où elle vient, même après 7 ans de tournée mondiale, elle exprime encore et toujours sa gratitude envers son public. Elle évoque également sa première venue à Paris et n’en revient pas de voir quelques mains se lever dans premiers rangs. Lindsey Stirling est une artiste au grand cœur et je ne peux que vous encourager à la voir en concert, c’est un bonheur en mille couleurs !

 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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