Et pour le pire (Amanda Prowse)

16/10/2019

Titre : Et pour le pire

Auteur : Amanda Prowse

Editions : Stéphane Marsan

Prix : 20,00€

Parution : 14 août 2019

Nombre de pages : 368 pages

Genre : Contemporain

Résumé : « Je vais rassembler tous les petits morceaux que tu as cassés, cachés dans les tiroirs, balayés sous le tapis, et je me reconstruirai. Je deviendrai ce que j’ai toujours voulu être. Je ne renoncerai pas aux rêves que tu t’es acharné à briser. »

Kathryn Brooker, respectable épouse et mère de famille, vient d’assassiner son mari. Derrière la brutalité de ce meurtre, il y a le poids du silence. Pendant quinze ans, elle a subi des sévices physiques et psychologiques sans rien laisser paraître. Kathryn va payer cher cette dangereuse imposture : personne ne comprend son crime, car personne ne pouvait se douter du calvaire que son mari lui faisait vivre derrière les portes closes. Entre les explications qu’elle doit à ses enfants et son désir de venir en aide à d’autres femmes en détresse, Kathryn sait que le chemin vers la reconstruction sera long. Mais au bout de ce chemin, pour la première fois depuis bien longtemps, elle aura peut-être le droit d’être qui elle veut.

Un roman poignant sur la violence conjugale et la reconstruction de soi.

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Je remercie les éditions Stéphane Marsan pour l’envoi de ce roman. Cette maison d’édition a vraiment, comme ligne éditoriale, une prédilection pour les histoires fortes, dures, actuelles et qui sonnent terriblement juste. « Et pour le pire » ne fait pas exception.

Amanda Prowse s’attaque ici à la violence envers les femmes, et plus particulièrement la violence conjugale, celle d’un mari envers son épouse. Kate a vécu en silence, pour le bien de ses enfants, un véritable calvaire au quotidien, et ce pendant pratiquement deux décennies. C’est un roman dur, très dur, qui risque de hanter plus d’une personne pendant très longtemps. Personnellement, je ne pense pas qu’il me marquera vraiment sur la durée car j’ai déjà lu bien pire (et plus c’est choc, plus j’ai tendance à être marquée), mais je ne suis pas restée indifférente pour autant. Qui pourrait l’être devant tant de cruauté et d’injustice ?

L’auteure a choisi de se concentrer uniquement sur le point de vue de Kate, et d’alterner les chapitres au passé et au présent. Dans les chapitres au passé, Kate nous donne un aperçu de son quotidien au sein de sa famille, aux côtés de deux enfants somme toute ingrats et parfois même méchants, principalement car tenus dans l’ignorance totale des souffrances de leur mère. Mais aussi et surtout aux côtés de Mark, un mari violent, pervers narcissique, manipulateur, et j’en passe, c’est un véritable monstre qui a un besoin viscéral de faire souffrir sa femme pour se sentir bien. Dans les chapitres au présent, nous suivons la vie de Kate à partir de sa sortie de prison, où elle a purgé sa peine pour le meurtre de son mari, femme meurtrie à jamais et le cœur brisé par l’absence de ses enfants, victimes collatérales de son geste 5 ans plus tôt. Cependant, une rencontre lui ouvrira les yeux sur ce qu’elle souhaite faire à présent et lui permettra de mettre en place un projet particulier qui pourrait bien redonner un sens à sa vie et l’aider à entamer le long chemin de la reconstruction.

Il est très difficile de parler de ce roman, je crois qu’il faut vraiment le lire pour le comprendre et surtout le vivre. On parle ici de sévices, de tortures aussi bien physiques que psychologiques, et on en vient à se demander comment de tels monstres peuvent exister dans la vraie vie. Car ne nous voilons pas la face, bien qu’on soit dans une fiction, cette dernière aurait très bien pu être inspirée d’une histoire vraie tant ce genre d’histoire est courant de nos jours. L’auteur ne tombe à aucun moment dans le pathos ou la surenchère, et nous offre une belle leçon de vie sur la résilience d’une personne traitée comme une moins que rien, et qui malgré tout parvient à se relever. Elle insiste également sur d’autres thèmes importants comme l’amitié, le courage, la solidarité, … toutes ces choses importantes sans lesquelles Kate ne s’en serait sûrement pas aussi bien sortie.  

En bref, un roman certes dur et tristement réaliste mais que je vous recommande les yeux fermés, et qui risque bien de ne pas vous laisser indemnes.

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Petite belge âgée de 26 ans, je passe mon temps à lire, aller au cinéma et regarder des séries. En tant que fan de Disney, je suis une enfant coincée dans un corps d’adulescente. Grande fan de l’art de Tim Burton et accro aux tatouages, j’aime tout ce qui sort de l’ordinaire. Je passe également les 3/4 de ma vie sur mon ordi, j’ai un petit tempérament de geek.
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