L'Héritage Davenall - Une excellente découverte !

20/10/2019

Titre : L'Héritage Davenall

Auteur : Robert Goddard

Editions : Sonatine

Prix : 23,00 €

Parution : 26 septembre 2019

Nombre de pages : 704 pages

Genre : Historique / Suspense

Résumé : 1882. St John's Wood. Lorsqu'un homme se présente aux portes de la maison de Constance Trenchard, celle-ci ne se doute pas que sa vie va être bouleversée. L'homme prétend en effet être Sir James Davenall, son ancien fiancé, disparu une semaine avant leur mariage et que tout le monde croit mort depuis dix ans. Si Constance le reconnaît, toute la famille Davenall, en particulier sa mère et son frère, Hugo, héritier du prestigieux domaine de Cleave Court, prétend qu'il s'agit d'un imposteur. C'est le début d'un incroyable puzzle, sur fond d'aristocratie victorienne et de secrets de famille, qui, après de multiples rebondissements, connaîtra une conclusion tout à fait inattendue.

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Je ne m’attendais à rien en commençant ma lecture et je me suis littéralement pris une claque ! Je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir la plume de Robert Goddard et maintenant je n’ai qu’une envie : me procurer tous ses autres titres ! Un grand merci donc aux éditions Sonatine pour leur envoi.

Avant tout sachez que cette histoire est à cheval entre deux genres : l’historique et le roman à suspense. Le cadre instauré par l’auteur nous plonge directement dans une Angleterre des années 1880, peuplée d’aristocrates vaniteux et ambitieux motivés par l’argent et le pouvoir. Le style de Goddard est aussi fluide qu’immersif, en quelques phrases seulement il parvient à vous alpaguer sans plus jamais vous lâcher jusqu’à la toute fin. Ajoutez à cela un suspense intenable de la première à la dernière page et vous aurez un roman qui se dévore à grande vitesse malgré sa densité !

Je me suis par ailleurs beaucoup attaché aux protagonistes qui sont tellement complexes et imprévisibles qu’ils en deviennent surprenants. D’habitude, il y a une forme de dualité dans la littérature qui oppose les « méchants » aux « gentils », or, ici, chaque personnage semble avoir un but à atteindre sans pour autant être foncièrement bon ou mauvais. Parfois, les objectifs des uns entrent évidemment en contradiction avec ceux des autres, mais ce n’est pas pour autant qu’un protagoniste est moins compréhensible qu’un autre.

Enfin, j’ai été impressionné par la maîtrise du rythme de l’auteur qui est parvenu à me tenir en haleine sur plus de 700 pages. A chaque fois que j’aurais pu décrocher, il y avait toujours un twist pour relancer l’intrigue ! Dans l’optique de conserver l’attention du lecteur, l’alternance des points de vue était également très judicieusement utilisée et bien pensée (surtout dans les 200 premières et 200 dernières pages).

Bref, j’ai adoré cette lecture pleine de surprises et de rebondissements qui m’a donné envie de découvrir tous les autres romans de l’auteur. Il s’agit sans doute d’une de mes meilleures lectures de l’année que je vous recommande donc chaudement !

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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