L'île du Diable - Une lecture rapidement oubliée...

31/10/2019

Titre : L'île du Diable

Auteur : Nicolas Beuglet

Editions : XO Éditions

Prix : 19,90 €

Parution : 19 septembre 2019

Nombre de pages : 320 pages

Genre : Thriller

Résumé : La vengeance est affaire de mémoire

Le corps recouvert d'une étrange poudre blanche...
Des extrémités gangrenées...
Un visage figé dans un rictus de douleur...

En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d'épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de son estomac, l'effroi la paralyse.

Et si son père n'était pas l'homme qu'il prétendait être ?

Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l'ex-inspectrice des forces spéciales s'apprête à affronter un secret de famille terrifiant.

Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ? Osera-t-elle se rendre jusqu'à l'île du Diable ?

.

L’année dernière j’avais adoré Complot dans lequel Nicolas Beuglet avait su allier avec brio enquête policière et révélations historiques. Ces dernières m’avaient d’ailleurs beaucoup plus marqué que l’intrigue en elle-même et c’est pourquoi, un an après, je m’en souviens encore comme hier. Par conséquent, j’étais particulièrement impatient à l’idée de réitérer l’expérience avec ce nouveau tome des aventures de Sarah Geringën. Malheureusement, ma déception est égale à l’excitation initiale que j’avais ressentie puisque je n’ai pas aimé le virage stylistique emprunté par Nicolas Beuglet. Je remercie néanmoins les éditions XO pour leur envoi.

Pour être clair dès le départ : Complot faisait 500 pages, L’île du Diable en fait 300. Et c’est là, à mon avis, toute la différence. Tandis que Complot était à la fois dense et prenant, avec une intrigue haletante accompagnée d’une partie historique passionnante, L’île du Diable s’est révélé beaucoup trop rapide, voire précipité.
Au niveau de l’histoire, d’abord. Alors oui, il n’y a pas de temps morts, l’action est omniprésente, le rythme est soutenu, mais du coup l’ensemble manque cruellement de profondeur. Même si cette fois encore l’auteur revient sur une période historique méconnue et aborde un sujet très intéressant, cela se passe sur une trentaine de pages à peine, limitant ainsi l’impact produit. 
Au niveau des personnages, ensuite. Je n’avais pas lu le premier tome de cette saga (Le Cri) avant de me plonger dans Complot, et même si j’ai été conscient d’avoir quelques lacunes j’étais néanmoins parvenu à m’attacher aux protagonistes et à me sentir concerné par ce qui leur arrivait. Ici, si vous n’avez pas au moins lu l’un des deux tomes précédents, je vous assure que vous passerez complètement à côté de l’histoire. L’auteur part en effet du principe que les lecteurs sont familiers avec ses personnages, qui deviennent alors des coquilles vides sans charme ni charisme…

C’est très frustrant de voir des personnages qu’on aime partir à la dérive, surtout lorsqu’on a l’occasion de les comparer dans deux aventures différentes. Toutefois, je fais confiance à l’auteur pour rectifier le tir dans le prochain volume car la fin de ce troisième tome appelle clairement à une suite que je lirai malgré ma déception ! 

.

Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *