Palaye Royale : La nouvelle ère des Bastards !

19/10/2019

Le trio Palaye Royale revient avec un nouveau titre : Hang On To Yourself et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis restée scotchée à mon écran… DEUX FOIS, si ce n’est dix !  

La première fois, je me suis totalement laissé emportée par le visuel du clip, produit par Ovidio Jimenez, qui est tout simplement magnifique et très différent des dernières orientations stylistiques du groupe. Quand les précédents clips étaient assez sombres, psychotiques et colériques, celui-ci n’en est que plus groovie, coloré et pimpant. 

Oui, oui, pimpant ! On en parle de ce décor tout droit sortie de l’époque victorienne, de ces dorures et moulures au plafond, de ces costumes qui rendent le tout incroyablement stylé et intriguant au possible ?

Pour autant, on retrouve la marque du groupe dans de petites séquences vidéos incrustées. Noires et blanches, en effet vieillissant, elles donnent l’impression de faire un saut dans le temps, comme un souvenir qui remonte à la surface. La fin du clip n’est pas en reste, avec le personnage énigmatique qu’il dévoile. Cet homme, prenant la parole, n’est pas sans rappeler les petites réceptions sectaires de l’époque, enveloppé de mystère et de vices, cette exposition cruelle de spectacle de foire ou d’individus atypique. 

La nouvelle ère des Bastards s’annonce haute en couleur : 

« Lady & Gentleman, bienvenus dans une nouvelle ère. ou la propriété est une chose du passé et l’absolu pouvoir est le futur. joignez-vous à moi,  levez votre verre et trinquez pour le nouvel ordre, où nous sommes des dieux parmis les hommes » 

Un dernier mot, ponctuant les dernières minutes de ce clip déjà impressionnant retient particulièrement mon attention : 

«  Les gens ordinaires doivent considérer le fait que ce ne sont pas uniquement les gens typiquement mauvais qui sont capables des plus grandes tragédies, mais quelque chose dont presque toutes les personnes sont capables. La seule façon de surmonter la violence et d’être réellement bon, c’est de reconnaître que l’on saigne de l’intérieur, et pour beaucoup de gens, cet aveu est beaucoup trop angoissant. » 

La seconde fois que j’ai lancé ce clip, j’ai été bluffé par la concordance entre les paroles et ce que je voyais, tout est esthétique, mais aussi réfléchit et instrumentalisé à la perfection. La mélodie est entrainante, lancinante, quant à ce refrain ! Inutile de dire qu’il est coincé dans ma tête ! 

« We got the love in automatic
Bang bang, now hear me shout it
Shoot shoot, you better leave or hang on (hang on)
Cause we got love’s electric magic
Bang bang it’s automatic
Shoot shoot you better leave or hang on
Hang on to yourself »
 

Energique et entraînant, il m’inspire une urgence, celle de vivre les choses à 100 à l’heure, d’entrer dans un tourbillon d’inconnu, avec un mélange d’excitation et de crainte. Or, dans ce cas, il ne peut y avoir que deux issues possibles : leave or hang on [Partir ou s’accrocher], quitte à finir dans de sales draps et on dirait bien que Remington y est jusqu’au cou, avec un subtile jeu de mot entre Hang On To Yourself [ Accroche toi] et Hang Yourself [se pendre]. 

Sous la direction de Harrison Sanborn, Palaye Royale nous offre un clip entraînant et intriguant, dans un style qui leur va à la perfection. L’histoire et les éléments de décor sont le fruit de l’imagination débordante d’Emerson Barrett, épaulé et soutenu par Sebastian et Remington, alliant mélodie et voix, à ce projet détonnant. 

On en veut plus et vite !! 

En attendant, nous retrouverons notre trio gagnant à Paris, en février 2020 ! 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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