Pourquoi Spider-Man cristallise-t-il les problèmes du MCU ?

16/10/2019

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L’information aura fait exploser les fans de super-héros : tandis que son Far From Home dépassait les scores des précédentes itérations de l’Homme Araignée, Spider-Man se voyait récupéré entièrement pour le cinéma par Sony. De là, l’affrontement juridique aura conduit à un pugilat tel qu’internet sait les entretenir, certains fans de la version Holland appelant au boycott des productions Sony, jusqu’à l’aboutissement des négociations entre les deux firmes. Pourtant, c’est simplifier une affaire compliquée où l’on ne peut nier que cette dernière est menée par des questions financières de chaque côté. Cela souligne ainsi l’importance qu’aura pris symboliquement Spider-Man dans le Marvel Cinematic Universe en trois ans. Néanmoins, si l’on creuse derrière cette réactualisation de Spider-Man, on pourrait constater des failles, pas de celles nourrissant l’humanité d’un personnage mais au contraire soulignant une errance narrative et une symbolisation qu’on qualifierait au mieux de maladroite, au pire de désappropriation de sa personnalité. Ce que tentera cet article, c’est d’approfondir la recherche sur cette version de Peter Parker pour voir ce qui rend le personnage moins mémorable et révélateur de certains soucis du MCU.  Il est clair dès lors que les lignes qui vont suivre exprimeront un avis qui tentera quand même de rester constructif, n’en déplaise aux personnes pour qui faire des reproches à quelque chose signifie qu’on le hait viscéralement.

À priori, quand Spider-Man fut introduit dans le MCU, son traitement était différent de ceux de Raimi et Webb : on le suit encore ancré totalement dans l’adolescence (là où les Maguire et Garfield s’amorçaient dans une fin de cycle de cette période), cela fait quelques temps qu’il officie, donc pas de découverte de pouvoir et récit initiatique du genre et l’oncle Ben est déjà décédé. Pourtant, si ces modifications présentent chacune des avantages à première vue, elles vont s’avérer problématiques dans l’élaboration de ce Spider-Man sur un point de vue individuel. Concernant l’adolescence, c’est plus dans les interactions avec des personnages secondaires qu’aurait pu s’élaborer quelque chose mais cela ne va également pas bien loin : pour une MJ dont la romance diffère et s’avère assez touchante par l’alchimie entre Tom Holland et Zendaya, peut-on réellement parler de nécessité par rapport aux ressorts comiques que sont Ned ou Flash ? Mais accordons que dans cette partie, nous avons au moins droit à du changement qui peut apporter du neuf, malgré que cela n’ait absolument aucun impact sur l’histoire (Peter laisse Ned de côté ? No problemo, il ne lui en veut jamais), sans oublier leur traitement caricatural par Jon Watts (pourtant engagé pour avoir dirigé avec qualité un casting plus jeune dans le moyen « Clown » et le très bon « Cop Car »).

Par contre, si nous revenons aux deux autres points, ceux-ci soulignent une absence de dramaturgie qui se nourrit de cette version. Comment peut-on sentir une implication dans ses pouvoirs si leur obtention est d’emblée acquise ? Exemple avec le Spider-Sense, d’abord annoncé comme absent, qui est traité comme une blague dont chacun se moque (« ta petite antenne », c’est LOL non ? En fait, non). Jamais une iconisation ne se crée car, comme dans la plupart des films plus récents du MCU, les moments censés être plus iconiques sont tournés à la parodie. Détourner un code comme le plan iconique du héros, cela peut être drôle quand cela permet de reconstruire par-dessus. Mais si c’est casser pour casser, on annonce qu’on capitule vers la banalisation dans la création visuelle d’un super protagoniste. L’animation a mieux compris cela, que ce soit dans les deux « Indestructibles » ou encore dans « Spider-Man New Generation ». Le montage Univers Alternatif montre que la séquence où Miles s’accomplit en tant que Spider-Man finissait par une blague qui cassait toute la séquence, ce qui fut heureusement enlevé pour le montage cinéma. Et pourtant, le MCU refait encore et encore la même chose concernant ses personnages dont son Homme Araignée : l’humour prévaut à toute avancée visuelle ou narrative du personnage, gloire au LOL creux et simplet qui sera oublié deux heures après la projection. C’est pourtant en faisant traverser un chemin émotionnel au personnage que celui-ci peut réellement évoluer mais on dirait qu’une évolution n’est pas la priorité quand il s’agit d’un super-héros aussi universel que l’Homme Araignée. Même l’aspect « costume à mériter » dans Homecoming s’avère tourner à vide : Infinity War casse ce besoin de mérite et l’on ne revient pas dessus dans Far From Home. Le personnage avance invariablement sans grandir et le costume ne devient jamais une extension émotionnelle à l’implication déchirante. Il suffit de voir le traitement du « Night Monkey » dans Far From Home : une simple blague traitant d’un soi-disant européen sans que cela ne mène à rien. Le costume n’a plus de symbolique, excepté un raccord au père spirituel qu’est Tony Stark.

Ce dernier relève d’un autre souci, suite au décès de l’oncle Ben. Iron Man prend ainsi la place d’un protagoniste qui n’existe tout simplement plus aux yeux de ses proches : jamais May ou Peter n’en parlent et la première se voit transformée en chair à pâté par les hommes de son entourage, cherchant non pas à consoler une veuve mais à gagner un prix, conquérir un corps plus qu’une personnalité propre. Marisa Tomei pourra s’impliquer autant qu’elle le veut, jamais cette May ne s’élève au-delà de la blague de la « tante trop jolie qu’il faut séduire », même quand elle parle de sa réapparition post-claquement de doigts. Rien ne la sort du personnage fonction, même sa découverte de la double identité de Peter à la fin d’Homecoming. Cette déshumanisation du personnage s’avère dès lors des plus rageantes tant son aspect secondaire n’excuse aucunement un traitement aussi médiocre.

Mais c’est dans la cannibalisation de Spider-Man par Iron Man que l’écriture s’avère d’un ennui préjudiciable. Peter n’a plus d’identité propre et se révèle une autre version de Stark. Si cela aurait pu faire une vraie note d’intention, elle tourne court tant l’influence personnelle entre les deux s’avère peu prégnante à l’écran. Voilà bien quelque chose de paradoxal : Spider-Man devient un Iron Man Jr mais sans que cela ne soit réellement justifié à l’écran par le lien entre les deux. Si l’affection est évidente, elle ne s’avère pas réellement prenante, le fruit d’une caractérisation au final basique de celle-ci. Et cela n’affecte pour le coup pas que l’Homme Araignée mais aussi celui de Métal par une écriture devenue plus caricaturale encore là où il fut mis en valeur avec réussite par d’autres films comme Iron Man 3. On pense ainsi à Happy, regardant Peter non pas comme s’il était l’héritier d’Iron Man mais le nouvel Iron Man, plaçant même une musique aimée par Stark pour aller dans ce sens (la tentative d’en faire une blague avec Peter passe moyennement et au final, ne fait que surligner ce qu’il a tenté d’annuler).

Ce raccrochement à Stark passe également par ses adversaires, tous deux devenus néfastes à cause de Stark. D’un côté, le Vautour, entrepreneur obligé de passer dans l’illégalité pour subvenir aux besoins de sa famille suite à la création de Damage Control. De l’autre, Mystério, scientifique bafoué par la réappropriation de son invention par son ancien patron, accompagné d’autres employés, victimes indirectes de ses agissements. Cela amène un basculement politique assez gênant, faisant de ces ennemis des accidentés de la vie par la faute de Stark. La liberté capitaliste s’en retrouve pleinement célébrée et n’amène qu’à peu d’enrichissement de personnalité. Pas de tragédie pour ces personnages, pas de rapport empathique, juste un faux travail de nuance qui ne mène à rien d’intéressant dans la gestion de ces personnages. Alors certes, on pourra argumenter que faire du Vautour et de Mystério des copies carbones de Stark qui amènent à la comparaison pourrait traiter du besoin de Spidey à se raccrocher à des figures paternelles, cela n’est pas brossé et reste en arrière-plan sans réel traitement. On pourrait relier cela à cette séquence (il faut l’admettre, plus que prenante) d’illusion de Mystério où l’on voit des statues et autres symboles en référence aux Avengers partis dans Endgame. Oui, cela aurait pu permettre à Peter de questionner sa place… Mais cela ne se fait jamais. C’est quelque chose qui devient constant dans la globalité du MCU mais frappe surtout avec Spidey : on amène des idées au potentiel passionnant (outre celles mentionnées plus haut, les conséquences post-Civil War sur l’univers, ce personnage qui est le seul de la classe à avoir connu le monde sous le claquement de Thanos, l’avancée de notre société après le retour des Disparus, d’un point de vue économique et social, les relations de Peter, …) avant de survoler le tout pour faire comme si l’on brossait l’idée alors qu’elle reste posée bien sagement dans le scénario, patientant que quelqu’un l’utilise pour faire quelque chose de plus qu’un simple divertissement de plus.

Non, on préfère phagocyter le héros pour mieux souligner qu’il sera le nouvel Iron Man sans chercher à lui offrir plus de développement, sans chercher à questionner son statut. On préfère le mettre dans des séquences d’action à la mise en scène tellement plate que l’écran pourrait s’en retourner. On préfère s’amuser d’un héros qui bascule politiquement de la personne dont les soucis du quotidien sont tout aussi importants à une figure rivale de victimes d’un capitalisme crasse. On préfère célébrer l’inconséquence d’un protagoniste rendu attachant par ses faiblesses humaines, transformant toute menace en écran de fumée sans que le danger ne se fasse vraiment réel. Et surtout, on fait tout pour que ce Spider-Man dépende du MCU sans avoir droit à son background propre (à nouveau, l’absence de l’Oncle Ben, détruisant toute forme de drame sur sa construction) et sans que ses aventures n’aient d’impact, victime d’un rappel constant que c’est LE Spider-Man de Marvel et qu’en ce sens, il est censé être accepté directement comme le véritable traitement du personnage, devant même rendre des comptes à ceux qui l’ont récupéré sans même pouvoir marquer de son empreinte cet univers qui le tiraille entre leader forcé et personnage soumis à ce MCU destructeur.

Pour le coup, on peut râler et je comprendrais tout à fait cela. « Ce n’est qu’une interprétation différente, tu ne voulais pas qu’on refasse la même chose encore et encore avec le personnage ? Il faut bien l’adapter quand même, éviter de répéter ad nauseam les mêmes arcs narratifs, les mêmes ennemis, tout cela pour te complaire en tant que défenseur de la trilogie Raimi et du dyptique Webb ? Pourquoi n’apprécie-tu pas le changement ? Ne peux-tu pas laisser aux gens la chance d’aimer une autre version d’un héros auquel tu as pu avoir droit ? »

Oui, vous avez raison sur quelques points. Peut-être que l’écriture de ce texte pourra vous donner l’image d’un vieux con aigri, qui pleure sur les réussites du passé et ne peut admettre que la nouveauté ait ses avantages. Malheureusement, tout comme penser que les autres versions n’ont aucune erreur, faire fi des échecs relatifs à cette version n’aidera en rien au débat, surtout quand il est symptomatique de beaucoup de films du MCU : cette facilité déconcertante qu’ont nos héros sur de nombreux points et cette forme d’humour qui nuit toute forme d’iconisation ou de dramaturgie.

On pourra se plaindre des versions Raimi et Webb mais chacun, malgré une implication venant d’au-dessus qui aura pu nuire à leur office, aura su établir des versions autres mais s’appropriant à merveille le personnage. Commençons avec la première trilogie : en plus du costume, Peter doit traiter avec les problèmes du quotidien comme ses relations, son travail, ses études, le tout étant cristallisé dans un deuxième volet où la situation économique précaire de notre héros a tout autant d’importance que n’importe quel arc du film. En ce sens, « Spider-Man 2 » reste à ce jour un des meilleurs films de super-héros qui soit par la manière dont il envoie bouler son personnage principal dans tous les sens, chaque intrigue se répondant à une autre sans qu’il y en ait une qui soit mise en arrière. Le premier volet offrait quant à lui une origin story à la pureté narrative et visuelle maintes fois copiée et jamais égalée tandis que le mésestimé troisième volet aura su offrir parmi les meilleures scènes du format super-héroïque (la naissance de l’Homme Sable, rappelant que les méchants n’étaient pas traités par-dessus la jambe et profitaient d’une écriture tragique rendant leur traitement empathique). On notera le fan service facile de reprendre l’excellent JK Simmons pour une courte apparition en J. Jonah Jameson, faisant se demander si les films versions MCU reconnaissent leur infériorité en ne trouvant pas d’autre solution pour interpréter ce personnage culte ou s’il tombe à nouveau dans la facilité totale pour s’attirer le geek sans réfléchir plus derrière ?

Défendre le diptyque de Webb peut paraître compliqué au vu du désamour général que subissent les films ainsi que la différence de ton entre les deux (finalement assez logique dans l’avancée du protagoniste). Pourtant, en plus de profiter d’une mise en scène tellement dynamique que celle de Watts paraît sortie d’un épisode de Derrick, on peut y trouver un couple attachant par l’alchimie entre Andrew Garfield et Emma Stone, des effets plus réalistes alors qu’ils étaient critiqués lors de leur sortie et une vraie dramaturgie, comme dans la mort de Gwen Stacy ou la disparition de l’Oncle Ben. Rien de tout cela ici : en effet, comment peut-on être réellement touché par les pertes d’Endgame quand le film suivant transforme le tout en blague (avec Whitney Houston et la police comics 100 ms, trop LOL) ? Comment peut-on admettre tout sens du danger quand tout souci se règle d’un claquement de doigts, fruit d’un je m’en foutisme de la plupart des personnages ?  Comment accepter qu’une figure super-héroïque aussi mythique, aussi géniale à suivre par ses possibilités de narration et de personnage finisse en protagoniste tellement interchangeable que même sa version « Night Monkey » n’amène aucune question ?

Et en parlant des problèmes du Spider-Man du Marvel Cinematic Universe, on constate que ce sont les mêmes soucis que ceux du MCU dans ses derniers titres : une inconséquence des actions, un humour annulant toute forme de dramaturgie (remember la dépression de Thor transformée en Running Gag) et un manque d’ambition flagrant d’un point de vue cinématographique, rendant les quelques exceptions comme « Les Gardiens de la Galaxie volume 2 » ou « Black Panther » plus essentielles dans la saga. Dans ce sens, voir que Far From Home annihile les pistes intéressantes du développement de l’univers post-Endgame reste cohérent tant le MCU ne semble plus en avoir quelque chose à faire de réellement développer ses pistes, tombant dans une facilité des plus énervantes.

Quand on regarde la première phase Marvel, il faut reconnaître aux titres sortis, malgré leur qualité variable, l’envie de développer pour chacun son propre style tout en s’intégrant dans une même diégèse, explosant dans le fameux premier opus d’Avengers. Désormais, presque chaque long-métrage estampillé MCU se révèle interchangeable et oubliable, la faute à une photographie passe-partout, à une mise en scène peu reconnaissable, des effets spéciaux numériques largement re-travaillables et une écriture confrontant des traitements communs aux personnages sans aller plus loin dans les idées de réflexion qui pourraient les nourrir et rendre chacun plus identifiable. Tout cela explose quand on regarde « Homecoming » et « Far From Home » qui, une fois l’aspect « sympathique » mis de côté, ne fait que souligner la vacuité de ces titres, tellement aseptisés que les rares frissons s’évaporent telles quelques gouttes d’eau lors d’une journée de canicule.

Il y a un an est sorti « Spider-Man New Generation ». Dans ce film d’animation, le traitement du héros était passionnant, obligeant à confronter à une multitude de lectures de celui-ci et à l’universalité du statut de héros, le tout dans une véritable œuvre d’art comic book aussi géniale que passionnante. De quoi contraster totalement avec la version MCU tant sa mise en scène explose dans tous les sens en restant significative, tant l’humour n’annule en rien toute possibilité dramatique d’un protagoniste, tant le scénario, s’il semble d’une simplicité linéaire en apparence, s’avère riche et traite ses thématiques et surtout tant l’implication artistique se ressent. Car au final, c’est bien une absence de réelle implication que l’on ressent, si ce n’est au niveau du casting (et pour le coup, le choix de Tom Holland s’avère la meilleure décision prise pour cette itération).

Le voilà le souci : en cherchant à offrir un Spider-Man ancré dans son univers partagé et censé plaire au plus large public possible pour être mieux rentable, Marvel est passé à côté de tout ce qui faisait le sel du personnage sans que les changements apportés n’enrichissent celui-ci et rendent cette version réellement tangible. Et si l’on peut être content que des personnes se retrouvent dedans, on ne peut que regretter qu’aussi bien sur le fond que sur la forme, rares sont les moments où le MCU capture la grâce du personnage, qu’importe l’interprétation qui en est faite. Je reprendrais ces mots venant d’un de mes relecteurs : « Même si on peut opposer les choix des différentes visions (Spider-Verse montre que tout le monde peut être Spider-Man, les Amazing montrent que seul Peter Parker, comme un élu, peut l’être et les Raimi montrent que c’est une malédiction plus qu’un don), la version Holland ne réussit jamais à montrer ce qui en fait la sève : un adolescent, perdu dans son monde, replié sur lui-même, obtient des pouvoirs pour sauver la population de New York mais qui, malgré ses exploits, n’est pas socialement accepté ni intégré. Avec Holland, on ne sait jamais vraiment : parfois les Avengers sont géniaux donc lui aussi, parfois il est recherché par la police, alors est-ce que les gens l’aiment ou pas ? On ne saura jamais puisque ces fameux « gens » qu’on est censé sauver, jamais on ne les verra. Et le pire c’est que dans Far From Home il n’est jamais question de sauver les gens, il est juste question d’images et en l’occurrence, celle de Spider-Man consiste à dire « tu es le nouveau Iron Man parce qu’on l’a décidé, te voilà milliardaire et « cool ».  » Je ne peux aller que dans ce sens : qu’importe la version qu’on a de l’Homme Araignée, on ne peut qu’apprécier son rapport à l’autre, citoyen anonyme ou ennemi puissant. Ici, ces liens sont coupés, déshumanisés, réappropriés par d’autres et au final oubliés pour donner un personnage cool et non lui-même, dans ce qu’il a de plus symbolique et puissant et ce dans n’importe quelle autre forme adoptée.

Ce qui est triste, c’est que je n’écris pas ces lignes car je n’aime que les Spider-Man de Raimi et de Webb ou que je déteste le MCU. Au contraire, j’ai même sorti un top de mes films préférés de la saga pour ce même site. Mais quand on voit tout ce qui a été fait avec le personnage, quand on voit le traitement qu’aura pu accorder Marvel à certains de ses personnages, il y a de quoi s’enrager de constater qu’on célèbre autant la facilité, l’inconséquence, la désiconisation et l’absence de réelles ambitions narratives, visuelles ou même tout simplement cinématographiques juste parce que cela est rentable. Voir ce qui tourne autour du produit vide désincarné détruisant l’âme d’un personnage être autant mis en avant comme une réussite, voilà ce qui est d’une tristesse absolue. Et être fan ne signifie en aucun cas défendre aveuglément toute prise de position. Quand on aime quelque chose, on doit savoir admettre quand quelque chose ne va pas et c’est clairement le cas ici.

Aurons-nous droit à nouveau à des films Spider-Man avec des enjeux à la place de ces épisodes fillers de cette série sans ambition qu’est devenue le MCU ? Aurons-nous à nouveau droit à du vrai drame, une vraie mise en scène, un vrai scénario avec ses implications fortes et des effets spéciaux pas bâclés pour coller à une sortie à la chaîne ? Sony aura fait du mal à Spidey durant la production de leurs films mais au moins, leurs itérations dégagent quelque chose que n’a pas cette version Marvel : une âme. Et qu’importe le sujet traité, quand une œuvre n’a pas d’âme, c’est qu’il y a un véritable problème…

Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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