Halestorm enflamme la salle Pleyel !

20/11/2019

Ce soir, nous nous rendons dans le 17ème arrondissement de Paris, à la salle Pleyel pour voir un trio explosif : New Years Day, In This Moment et Halestorm. Une affiche 100% girl power qu’il nous tarde de découvrir ! 

Nous trouvions étrange que les portes ouvrent aussi tôt et avons vite compris pourquoi : la salle se compose d’une toute petite fosse et de nombreuses rangées de sièges, des hôtesses renseignent et placent les arrivants au compte-goutte. Cela nous laisse perplexe, un concert de métal assit… c’est du jamais vu, en ce qui nous concerne, mais nous gardons le silence, la fosse n’étant plus disponible au moment de nos réservations. 

Le public est étonnamment composite pour sa part, tous les âges se rencontrent et se regroupent dans cette salle, aussi bien en fosse qu’en gradin, c’est assez impressionnant, quand on y regarde de plus près . Là où de petites salles comme la Maroquinerie ou le Nouveau Casino accueillent un public assez jeune, Pleyel est beaucoup plus accessible. Un couple de quarantenaire nous dit même que leur dernier concert dans cette salle était celui d’Alice Cooper.  

NYD entre en scène et notre désillusion croît de minutes en minutes, malheureusement. Si le son est bon, le micro d’Ashley est d’une faiblesse alarmante, les éclairages sont si mal réglés qu’on ne voit rien sur scène les trois-quart du temps et sommes aveuglées le quart restant. La voix d’Ash Costello est un régale à entendre – quand on l’entend, mais l’ambiance et le visuel sont décevants au possible et nous sommes réellement déçues. Il est impensable de prendre des photos ou vidéos de leur passag, c’est tout bonnement inutile d’essayer. 

 

Après un entracte de 20 mn, In this Moment arrive. Le changement est considérable : la scène est éclairée et donne une ambiance creepy à un décor digne d’un cimetière, avec fumée et mise en scène. On passe d’un tableau à un autre avec fluidité. Le son et les lumières sont gérées avec ingéniosité, ce qui nous déprime d’autant plus, quand nous faisons la comparaison avec la prestation de New Years Day…

 Les musiciens se relayaient pour écourter l’attente, pourtant presque nulle. Maria Brink  [chant] change de robe au fur du show, alternant robe blanche volante sur Natural Born Sinner à une tenue de louve pour Big Bad Wolf, au tableau issu du clip « Whore » avant lequelle elle délivre un message personnelle, quant au fait d’être considéré comme une prostituée, de devoir être ce que l’on n’est pas pour satisfaire la société. 

Un autre entracte de 20mn permet aux techniciens de libérer la scène des artifices d’In this moment et laisse une scène vierge, si ce n’est un écran géant et des spots lumineux qui nous inquiètent légèrement après la première partie. Or Lzzie Hale entre en scène avec ses Bandmates et nous en met plein les yeux – dans le bon sens, cette fois. C’est comme si cette salle s’était métamorphosée : le son est lourd, propre, puissant. Les lumières et interaction de l’écran savamment étudier. Le tout est huilé à la perfection et Lzzie nous met au tapis dès la première chanson. 

Sa voix forte et rocailleuse nous scotche à notre siège, les musiciens font un boulot de dingue et assure un show incroyable ponctuer de solos instrumentaux qui ont bien failli me faire tomber de mon siège ! Entre solo de guitare mené par Lzzie et Joe, petite interlude batterie – basse et un solo de batterie où Jay sort l’artillerie lourde – et non, ce n’est pas une métaphore, si vous voulez voir un batteur s’éclater avec des baguettes de la taille d’une batte de baseball, alors ne cherchez plus, on a trouvé pour vous ! 

En allant au concert d’Halestorm, j’avais un infime regret, celui de ne pas entendre « Taste of Poison » qui est un titre que j’adore, mais très calme dans la discographie du groupe. Aussi, quand Lzzie nous offre le premier couplet et le refrain a capela, mon cœur s’arrête une minute durant et meurt en paix. C’est profond, c’est contrôlé, c’est beau et Amen suit juste derrière avec une partie instrumentale à couper le souffle ! Ça rattrape considérablement un début de soirée foireux. Merci Halestorm ! 🙏🏻 

Le groupe offre un rappel aussi explosif que le show dans son intégralité. La chanteuse prend même le temps de faire un hommage : il y a quatre ans, un 13 novembre, le Bataclan était frappé par un groupe terroriste faisant nombres de victime durant le concert des Eagles of Death Metal. Lzzie porte un toast à Paris, à ses habitants qui ont su montré que malgré ces périodes de peurs, de chaos et de tristesses, nous n’avions pas cessé de vivre, de rire, de sortir, assister à des concerts. Nous sommes là, présents, chaleureux, nous ne sommes pas vaincus, nous ne vivons pas dans la crainte perpétuelle et elle ne dirige pas nos vies. Un très beau discours qui nous touche, évidemment et qui clôt en beauté cette soirée. 

 

Si In This Moment et Halestorm ont été incroyable en live. Je regrette sincèrement que New Years Day aient servi de crash test et ce, de façon lamentable. Aucun emplacement merch ne leur était consacré, d’ailleurs, malgré quelques fans ayant fait le déplacement. Cela montre une fois de plus le peu d’importance que l’on concède aux premières parties, qui compte pourtant sur ces quelques minutes pour se faire connaître d’un plus large public. Dommage. 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *