Le Nom de la Rose : la foi de Baskerville

20/11/2019

Titre : Le Nom de la Rose

Créée par : Andrea Porporati et Nigel Williams

Avec : John Turturro, Damian Hardung, Rupert Everett, ...

Format : 8 épisodes de 55 minutes

Diffusion : 2019

Genre : Drame, Historique, Thriller

Résumé : Italie, 1327. Le moine Franciscain Guillaume de Baskerville et son jeune novice Adso de Melk arrivent dans une abbaye isolée des Alpes. Ils vont être témoins d’une série de meurtres mystérieux. Tandis que les deux hommes enquêtent et se jettent à la poursuite du meurtrier, ils sont eux-mêmes pris en chasse par l’impitoyable inquisiteur Bernardo Gui. La mission de ce dernier est claire : traquer tous ceux qui critiquent le Pape. Et Baskerville est sur sa liste…

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Adapter un roman comme le livre d’Umberto Eco est déjà un pari assez risqué. Mais cela l’est encore plus quand on passe après un film aussi reconnu que celui de Jean-Jacques Annaud. Pourtant, c’est le challenge que se donne cette itération télévisuelle du Nom de la Rose. Néanmoins, il y a de quoi éviter la comparaison ainsi qu’une confrontation qui aurait pu tourner court.

Cela passe d’abord visuellement par une mise en scène ainsi qu’une direction artistique moins crasseuse que le film. Que ce soit dans les mouvements de caméra ou quelques choix stylistiques, on sent une véritable recherche pour se distinguer en tentant de capter une époque avec plus de liens sur des thèmes plus contemporains pour mieux s’accrocher à notre époque. En effet, disposant de plus de temps pour se développer narrativement, la série prend plus de temps pour situer son arrière-plan historique, cherchant à mieux couvrir les horizons afin de mieux faire résonner ces meurtres de religieux dans son époque.

Le casting est convaincant et réussi, à commencer par un John Torturro qui parvient à créer son Guillaume de Baskerville tout en subtilité. Le reste est évidemment du même tonneau et il faut bien avouer qu’il est plaisant de retrouver Michael « Linus » Emerson au générique. Tout ce beau monde parvient à illustrer la désillusion idéologique au cœur du récit, cette guerre de conviction religieuse détruisant à petit feu les êtres en même temps que les corps de ceux vus comme blasphémateurs. Ainsi, si la violence n’est pas aussi crasseuse et réaliste que dans le film d’Annaud, elle reste existante, tapie dans l’ombre pour mieux ressurgir dans les questionnements des personnages et dans les exactions commises au long d’un récit plus étoffé par sa durée.

Cette série du « Nom de la Rose » est donc bonne, se distinguant de son homonyme cinématographique pour mieux s’orienter vers quelque chose de moins cauchemardesque et resserré, quitte à ce que la durée se ressente un peu, mais avec assez de conviction pour maintenir l’intérêt. Espérons que sa sortie dans l’édition fournie par Wild Side lui permettra d’obtenir plus de curiosité qu’à sa sortie, même si cela reste un péché aux yeux de certains…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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