Presque Minuit - Un univers parfait mais des personnages un peu légers

21/11/2019

Titre : Presque Minuit

Auteur : Anthony de Combrexelle

Editions : 404 Editions

Prix : 16,00 €

Parution : 25 janvier 2018

Nombre de pages : 352 pages

Genre : Fantastique, jeunesse

Résumé : Paris, 1889. Six orphelins en cavale, devenus gamins des rues par la force des événements, volent et détroussent les passants. Alors que l'Exposition universelle débute, ils font l'erreur de dérober le mauvais objet aux mauvaises personnes. Leurs mésaventures aux quatre coins de la ville les amèneront à découvrir les secrets d'un monde magique où s'affrontent créatures mythologiques, sorcières et terrifiants ennemis mécaniques. Plus que jamais, Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs devront se battre pour sauver leur vie et celle des habitants de la capitale.

.

Une fois n’est pas coutume, quand j’ai vu Presque Minuit c’est avant tout sa couverture qui m’a accrochée. Et oui, je persiste et signe, je suis une fille futile ! Moi qui adore glisser un pied dans le steam punk de temps en temps, j’ai été happée par cette horloge et tous les engrenages derrière. Honnêtement, le roman avait l’air de promettre une lecture qui combinait tout ce que j’aimais !

Il faut dire qu’assez rapidement dans le roman, on se rend compte que l’objet qui a été dérobé n’est vraiment, vraiment pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit d’une montre qui permet de remonter le temps. Eh oui, rien que ça !

Forcément, quand on me propose des retours dans le temps dans un Paris de la fin du 19ème siècle, je signe et c’est donc à corps perdu que je me suis lancée dans cette lecture.

J’ai beaucoup aimé le chemin que prenait ce roman. Les intrigues que l’auteur met en place sont très originales et pleines de rebondissements. Le schéma classique des romans fantastiques jeunesse est détourné juste ce qu’il faut pour que le lecteur soit surpris régulièrement tout au long du roman. Et l’univers que l’auteur met en place est vraiment très réussi à mon sens. Un Paris industriel où vivraient cachés aux yeux de tous, les dépositaires de la magie et du savoir surnaturel ? Quel bonheur ! J’ai aussi beaucoup aimé que l’auteur utilise l’exposition universelle de 1889 dans son roman, j’ai trouvé que ça apportait vraiment un petit quelque chose en plus.

L’ombre au tableau pour moi dans ce roman se situe clairement du côté des personnages. Moi qui aime les récits character-driven, je dois dire que pour ça je peux repasser. L’auteur nous présente six adolescents en cavale depuis qu’ils se sont échappés de l’orphelinat où ils vivaient (dans des conditions déplorables). Depuis, ils sont à la rue et ont fait contre mauvaise fortune bon cœur en se trouvant une planque à l’entrée des égouts. Il y avait là – pour moi – tellement matière à proposer des personnages riches, plein d’émotions et plein d’histoires (une adoption ratée, la honte de ne jamais avoir été choisi, le besoin impérieux d’appartenir à une famille, l’envie secrète malgré tout de rentrer dans le rang, …). Vraiment, j’avais été tellement conquise par l’univers que propose l’auteur que je ne m’attendais pas à trouver les personnages plutôt plats. Car oui, pour moi le gros point noir du roman c’est le manque d’épaisseur des personnages. L’auteur commence plutôt bien puisqu’ils ont chacun une particularité physique de laquelle ils tirent leur surnom (Pleurs, Allumette, Boiteux, Bègue, …). Malheureusement, j’ai l’impression que les personnages n’ont que leur particularité physique et un trait de caractère pour les définir : Allumette est grande et rousse, Moignon est manchot et lâche, … Ça a pour conséquence que les personnages parlent tous à peu près de la même façon tout au long du roman et que j’ai eu tendance à les confondre. Pas les deux filles, puisque Pleurs est beaucoup plus jeune et que l’auteur a bien marqué la différence d’âge dans sa manière de s’exprimer, mais régulièrement je revenais en arrière pour savoir à qui était vraiment arrivé, ce qui était arrivé au chapitre d’avant.

C’est vraiment dommage parce que pour une fois dans un roman jeunesse, l’auteur ne prend pas de pincettes avec ses personnages et les malmène beaucoup, ce que j’ai beaucoup apprécié. Mais malheureusement, j’ai eu du mal à être émue pendant ce roman et comme c’est ce que j’aime le plus dans la lecture, j’avoue avoir été un peu déçue quand même.

Objectivement, Presque Minuit reste un chouette roman jeunesse original et bien construit. Si vous êtes un lecteur plot-driven c’est-à-dire que ce qui vous accroche dans un roman ce sont plutôt les intrigues que les personnages, vous devriez passer un moment vraiment agréable en compagnie de notre petite troupe !

.

Passionnée de lecture et de cuisine, j’adore voyager main dans la main avec les héros d’un roman. J’ai toujours un livre dans mon sac et mon téléphone à la main. Mon éternel compagnon d’aventure dans toutes mes lectures ? Une grande tasse de thé fumante !
0 I like it
0 I don't like it

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *