The devil’s hour : souriez, vous êtes exorcisés !

06/11/2019

Titre : The Devil's Hour

Réalisateur : Damien LeVeck

Avec : Kyle Gallner, Ryan Guzman, Alix Angelis, ...

Genre : Horreur

Durée : 1h31

Nationalité : États-Unis

Sortie : 2019

Résumé : Deux entrepreneurs modernes, Drew et Max, diffusent en live sur le web des exorcismes qui sont en fait des canulars. Mais leur business bascule le jour où l’actrice utilisée devient mystérieusement possédée par un véritable démon. Devant un public mondial en croissance rapide, le démon les soumet à une série de défis violents et humiliants destinés à les punir pour leurs mensonges, jusqu’à dévoiler leurs plus terribles secrets…

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Le sous-genre de l’exorcisme aura, comme de nombreux autres (et pas uniquement dans le cinéma de genre, contrairement aux remarques de certains), atteint un point où chaque récit se révèle coincé par son postulat, cherchant à innover au vu de modèles à la puissance indépassable tel que le fameux Exorciste de William Friedkin. Et si certaines tentatives se seront avérées vaines (Incarnate, mélangeant le monde du rêve à un Aaron Eckhart exorciste), il faut bien reconnaître que The devil’s hour parvient à tirer un peu son épingle du jeu.

Le rapport à l’écran, central dans la narration, s’avère la plus-value la plus intéressante du métrage, se rajoutant certes aux nombreuses réflexions cinématographiques sur le voyeurisme sans disposer de la force de classique du genre mais permettant de s’inscrire dans une volonté de modernisation assez amusante et grinçante. De quoi amener quelques bons mots qui font sourire volontiers par rapport à sa critique de la quête de célébrité par les réseaux sociaux.

Heureusement qu’il y a cette partie car si le pitch du film est plus qu’amusant et parvient à s’incarner à plusieurs moments, il lui manque un véritable corps ainsi qu’une esthétique plus affirmée, la faute à une photographie qui ne met pas en valeur les enjeux du récit. On notera également quelques instants qui résonnent plus comme des maladresses de scénario, tel ce personnage mis de côté une large partie du film avant d’être tué sommairement sans autre explication (bien que cela pourrait être vu non pas comme une erreur de scénario mais du protagoniste même, bien entendu).

On pourra également reprocher qu’après certaines idées jouant bien de son concept, le film tombe dans certains travers sans permettre de faire avancer aussi bien pleinement ses personnages que son intrigue. De quoi faire rager tant certains points procurent un certain divertissement, notamment une idée finale qui finit par exister dans le générique sans plus de traitement.

Au final, « The devil’s hour » procure une certaine frustration par son manque d’accomplissement dans nombre de ses idées tout en s’avérant agréable et divertissant par instants. Plus maladroit que foutraque, c’est le genre de long-métrage qui ne révolutionne certes pas le genre mais qui distraira tout fan de série B aux concepts tentant au moins de ne pas simplement copier le classique de Friedkin.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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