Wild Rose : Country Road, take me home…

17/11/2019

Titre : Wild Rose

Réalisateur : Tom Harper

Avec : Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo, ...

Genre : Drame, Comédie, Musical

Durée : 1h40

Nationalité : Grande-Bretagne

Sortie : Juillet 2019

Résumé : A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux enfants, Rose-Lynn n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

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Le drame musical est un genre qui se sera vu remis en avant par le succès public et critique d’A star is born. Il n’est donc guère étonnant à première vue que la promotion de ce « Wild Rose » ait tenté de se confronter au film de Bradley Cooper mais cela s’avère loin d’être pertinent au vu du drame mélancolique et lumineux qui nourrit le récit.

Commençons par la plus grande force du film : Jessie Buckley. Dans le rôle de cette jeune femme qui cherche à s’accomplir dans son rêve de musique country, elle apporte quelque chose d’aussi bien bouleversant que coloré, une subtilité tendre et poignante qui représente au final bien le long-métrage même ainsi que ses ambitions. Il y a ainsi quelque chose de touchant dans le parcours de l’héroïne qui passe par le regard rempli de rêves et de craintes de Buckley, véritable étoile illuminant tout le long-métrage d’une incandescence qui ne peut qu’émerveiller et fonctionner dans les envies du long-métrage d’attirer l’émotion.

On peut ainsi y lire une forme de parallèle avec la Dorothy du Magicien d’Oz, tel qu’explicité dans l’une des chansons, avec ce besoin de sortir d’un quotidien morne et de briser les chaînes des doutes tout en gardant cet espoir, celui qui, au final, nous nourrit tous : le rêve de s’accomplir dans la chose que l’on aime, dans ce qui nourrit le moteur de notre cœur. Par la simplicité de sa mise en scène, Tom Harper nous met des couleurs tout en n’ignorant jamais le drame et le conflit familial de cette mère de famille tiraillée entre ses aspirations artistiques et ses enfants.

Dès lors, on peut ignorer la simplicité des suppléments de l’édition fournie par M6, constituée d’interviews, pour se concentrer sur la bonne facture technique d’une édition aussi dépouillée que le film qu’elle met en avant. Il y a ainsi quelque chose de léger et d’enlevé dans ce Wild Rose, une envie de s’accomplir dans nos ambitions personnelles ainsi que dans le cœur des êtres que l’on chérit plus que tout. Jessie Buckley brille d’une énergie et d’une folle brillance, celle d’un diamant qui illumine longtemps après visionnage par sa force de conviction dans une œuvre des plus touchantes. C’est une très jolie découverte que l’on ne peut que vous recommander chaudement. Et si après ça, vous n’avez pas envie d’écouter de musique Country, on ne sait pas ce qui pourrait vous convaincre…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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