Yungblud au Trabendo : une vraie tornade !

24/11/2019

Après une semaine marathon aux quatre coins de Paris, nous terminons ce week end en beauté avec les concerts de Yungblud au Trabendo – Parc de la Villette. 

Si la première partie n’avait pas été clairement annoncée, ils nous ont offert une sacré surprise ! Le groupe a déchaîné les foules comme pas permis et tout ça, en trente minutes ! Pour une première partie, nous leur tirons notre chapeau, j’aurais volontiers crier au rappel et ça, c’est une première ! L’ambiance était tellement hallucinante qu’on leur a réservé un post entier sur ThatBoringShow [Instagram]. Curieux ? On vous assure que oui ! 

 

Un entracte de nous permet de nous remettre de nos émotions,  durant les dix dernières minutes, une bande-son passe, dans le style communication aeriènne, les lumières s’animent, la pression monde. Finalement, se sont deux hommes, vêtus de noir qui débarquent sur scène. Leur particularité ? Ils portent une cagoule rose ! Ouf, on est au bon endroit Ils agitent des drapeaux noirs sous nos nez avant de repartir comme si de rien n’était ! Enfin, rien, c’est vite dit ! Yungblud arrive comme une tornade et ouvre la danse sur 21st Century Liability. On parlait d’accalmie ? Haha ! Oubliez ça, le public est survolté ! Parents ne change en rien la donne, puisque l’énergie de Yungblud sur la scène équivaut à la folie de ses fans. Paris va essuyer une tempête ce week end et le Trabendo est assurément le point de départ du cyclone !  

Le public chante – pour ne pas dire hurle – les paroles plus fort que l’artiste lui-même, quitte à le remplacer sur des morceaux de chansons et lui laisser savourer l’échange !  Et de l’échange, il y en a ! Sur King Charles, Yungblud traverse la scène pour embrasser son guitariste ! il s’amuse également avec son public, il le malmène, pour savoir quel côté est capable de crier le plus fort, qui sera le plus rapide à réagir. On se prête volontiers à l’exercice et laissons nos poumons sur le tas ! 

Dominic est impossible à suivre ! Une vraie pile électrique qui saute partout, tout le temps, dans tous les sens. Il grimpe sur les amplis et sur la barrière de sécurité sans la moindre difficulté. Il n’hésite pas à utiliser tout l’espace disponible, quitte à envoyer valser le pied du micro. Apparemment, il prenait trop de place, lui aussi. 

L’artiste fait de nombreuses déclarations d’amour au public suite à « I Love You, will you mary me » on entend des « je t’aime Paris » à tout-va, s’en suit des « Je t’aime Dominic », un peu partout dans la salle, ce qui donne un effet comique aux interludes. Qui peut leur en vouloir, après tout ? Paris est la ville de l’amour, on le distribue à la pelle. 

Cela dit, derrière les batailles de vocalises, les « Je t’aime » abondants et des sauts périlleux, l’artiste prend le temps de faire un petit discourt sur qui il est, sur son enfance et le fait qu’il est heureux de son parcours. Il affirme qu’il se sent partout chez lui, car les gens qui l’entourent aujourd’hui sont sa famille. Nous sommes une famille, ici, ce soir, et que nous devons nous soutenir dans les bons comme les mauvais moments, malgré nos différences – genre, couleur de peau, orientation sexuelle. 

Les titres s’enchaînent, Polygraph Eyes nous serre le coeur, Loner nous fait rugir de plaisir. On le sait, Yungblud est un artiste qui promulgue d’espoir, l’acceptation, l’amour, censé un fait. Mais il n’y a pas meilleur moyen de s’en rendre compte qu’en concert. Comment rester imperméable lorsque l’artiste crie, du plus profond de son cœur, qu’on a le droit d’être qui l’on veut, que l’on a le droit d’aimer qui l’on veut et de prendre qui l’on veut pour modèle sans avoir peur d’être jugé ?

Sitôt dit, l’euphorie inonde à nouveau le Trabendo et nous repartons pour une salve de chansons – À aucun moment la température ne redescendant,  nous n’avons aucun moment de répit. L’artiste nous titille, nous entraîne dans des jeux de rythme, que nous avons bien du mal à suivre à mesure que la soirée avance! 

On souffle un peu, le temps d’un set acoustique. Dominic descend dans la foule, au beau milieu de la fosse avec son micro et le pied, il s’est dit que, finalement, ça pouvait servir.  La salle fait silence pour entendre les premières notes de Kill Somebody, un crescendo d’intensité pousse les musiciens à reprendre une partie, puis silence à nouveau et ce sont les fans qui chantent le refrain, totalement a capela, sous les directive du chanteur, qui nous pousse à chanter encore plus fort, toujours plus fort, si bien qu’on devait nous entendre depuis le zénith ! 

L’artiste regagne la scène ,mais le moment de quiétude perdure. Accompagné d’une seule guitare électrique, Yungblud nous offre un moment de douceur avec Casual Sabotage et Waiting on The Weekend. La différence est d’autant plus flagrante, pas un bruit ne s’échappe du public, pas un son. On se croirait dans un autre monde ! C’est un bel exemple de la diversité de l’artiste, qui sait décidément faire ce qu’il veut de son public : le faire hurler ou faire preuve d’unité en demandant à ce que tout le monde se donne une accolade. Nous n’avons pas résisté à un câlin collectif ! 

C’est déjà le rappel ! Et oui, déjà, mais là encore, l’artiste prouve qu’il est ouvert et réceptif. Tout au long du show, un fan brandissait une pancarte, sur laquelle était écrit qu’il pouvait jouer certains titres. Alors que l’artiste revient interprété Braindead, nous avons la surprise de voir le jeune homme monter sur scène, sur l’invitation du chanteur ! Les deux s’éclatent, chantent ensemble et sautent partout. Fier de son moment, nous l’avons entendu s’exclamer « J’étais sur scène avec Yungblud ! » quand nous sommes sorties de la salle , il a dû vivre sa meilleure vie et on est heureuse pour lui ! 

Le concert s’est terminé sur Hope For The Underratted Youth et  Machine Gun, ce  qui nous  étonne un peu, mais moins que le « Fuck The NRA » [ l’Association Nationale des Armes] hurlé à plein poumons. Yungblud s’offre une fin de concert aussi puissante, qu’énergique en venant profiter des pogos sur sa dernière chansons. Plusieurs fans sur Tweeter ont déclaré que c’était le meilleur concert que l’artiste avait fait jusqu’ici, on ne peut que leur donner raison ! et vous ? 

Robey & Lilly 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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