Klaus : un conte de Noël

09/12/2019

Titre : Klaus

Réalisateur : Sergio Pablos

Avec : VF : Alex Lutz, Ludivine Sagnier, François Berléand, ...

Genre : Comédie d'animation, Conte

Durée : 1h37

Nationalité : États-Unis, Espagne

Sortie : Novembre 2019

Résumé : Jesper, qui s'est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d'une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s'entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu'ils n'entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d'abandonner, il trouve une alliée en la personne d'Alva, l'institutrice de l'île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux. Grâce à ces relations amicales inattendues, la petite ville de Smeerensburg retrouve la joie de vivre. C'est ainsi que ses habitants découvrent la générosité entre voisins, les contes de fée et la tradition des chaussettes soigneusement accrochées à la cheminée pour Noël !

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La période de Noël est propice aux œuvres en tous genres, notamment la ribambelle de téléfilms qui passent chaque jour à la télévision depuis quelques jours et aux scénarios si interchangeables qu’on les croirait écrits par une machine (ce qui n’empêche pas de continuer à les regarder, il faut bien l’admettre). Voir Netflix sortir une œuvre comme Klaus conduit dès lors à sortir son plaid, son chocolat chaud avec des marshmallows et de se blottir près de l’être aimé pour profiter avec douceur de ce joli conte.

Le postulat de départ est certes classique, surtout avec ce personnage principal qui doit affronter son égoïsme et accepter un chemin de vie qu’il n’espérait pas. Cela n’empêche néanmoins aucunement Jesper d’être attachant par ses mésaventures et la manière dont il construit malgré lui l’imagerie du Père Noël. En effet, toutes les parties qui ont construit cette légende débarquent petit à petit, créant une aura spectaculaire autour d’un personnage meurtri qui trouve dans la distribution un certain réconfort à la suite d’un drame que l’on devine émouvant (spoiler : ça l’est). De quoi amener un intérêt pour un jeune public qui veut découvrir une nouvelle itération sur les origines de notre Père Noël adoré.

Le charme du film passe également par une animation soignée avec des choix esthétiques qui sont particulièrement jolis. Le terme peut paraître simple, comme certaines décisions esthétiques à priori, mais il relève de quelque chose de purement adorable dans sa beauté avec une orientation par instants cartoonesque assumée avec passion, celle d’animateurs qui ne se plient pas à un réalisme d’apparence juste par facilité et guettent la poésie dans certains cadres particulièrement touchants.

On pourrait également revenir sur un aspect de scénario que l’on pourrait ignorer et faire en cela tort à l’appréhension du film dans la puissance des traditions. Le film se permet en effet de rappeler que toute coutume néfaste, même si perpétuée par des personnes toutes aussi malfaisantes, peut se voir remplacée, malgré ce que certains aiment souligner comme l’habitude des temps passés. En effet, ce n’est pas parce que quelque chose est institué qu’il ne peut pas disparaître et être remplacé par une modernisation plus positive et pouvant améliorer notre société.

Klaus est donc un très joli conte, de ceux qui se savourent au coin du feu, en famille ou en amoureux, pour mieux sentir son cœur se réchauffer par la force de cette sacrée magie de Noël qui ne compte apparemment jamais disparaître de nos fictions, qualitatives ou non. Soyons francs : cela ne nous dérange pas le moins du monde…

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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