La guerre après la dernière guerre - Une histoire sombre et réaliste...

08/12/2019

Titre : La guerre après la dernière guerre

Auteur : Benedek Totth

Editions : Actes Sud

Prix : 21,50€

Parution : 2 octobre 2019

Nombre de pages : 198 pages

Genre : Dystopie

Résumé : Dans le huis clos infernal d'une ville ravagée par la guerre nucléaire qui oppose Russie et Etats-Unis, un jeune garçon erre. L'adolescent avait quitté le refuge où il avait trouvé abri avec ses amis pour aller décrocher, par curiosité plus que par compassion, un parachutiste américain blessé, suspendu aux poutres d'une maison éventrée. A son retour, le refuge a été bombardé, tous sont morts et son petit frère Théo a disparu. Flanqué du parachutiste, avec la crainte permanente de rencontrer des soldats ou des mutants irradiés évadés de la "Zone rouge", le narrateur se met en quête de Théo sous les bombardements et les tirs d'armes automatiques. Roman postapocalyptique sur lequel plane l'ombre tutélaire de Cormac McCarthy, roman d'errance et de nuit, La Guerre après la dernière guerre imagine l'humanité d'après la fin de la civilisation. La cendre a enseveli la ville comme la guerre a enseveli le temps. Reste l'obligation, impérieuse, vitale, de retrouver l'espoir.

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J’ai immédiatement été séduit par le résumé qui promettait une histoire post-apocalyptique destinée à un public adulte. J’ai en effet l’habitude des dystopies Young Adult mais en ce moment, je me sens de plus en plus attiré par la littérature générale. C’est donc avec curiosité que je me suis plongé dans ce (petit) roman qui s’est finalement révélé différent de ce que j’avais imaginé. Je remercie néanmoins les éditions Actes Sud pour leur envoi.

Avant toute chose, sachez qu’il s’agit d’une histoire particulièrement sombre. Le titre est d’ailleurs très évocateur puisque l’intrigue se déroule durant la guerre qui a suivi la guerre nucléaire ayant décimé le monde qu’on connaît. Le peuple ne s’en est non seulement pas remis, mais s’est également engagé dans un nouveau conflit dévastateur. 

On va principalement suivre un jeune garçon qui erre dans les rues de sa ville. On ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est l’immense sentiment de solitude qui l’accompagne dans son périple. L’ambiance est très pesante, même lourde. J’ai eu l’impression d’avoir un étau qui, peu à peu, se refermait sur moi sans que je ne puisse y échapper. En ce sens, l’auteur a réussi son pari de retranscrire toute l’angoisse et la terreur qui émergent à la suite d’une guerre meurtrière. 

En ce qui concerne les personnages, cependant, je dois avouer ne pas m’y être vraiment attaché… Je les ai trouvés peu sympathiques et même si je comprends la volonté de plonger le lecteur dans un contexte pesant, je pense que le roman aurait gagné à procurer plus d’émotions. Finalement, tout au long de ma lecture je me suis senti en retrait, peu intéressé par ce qui arrivait aux protagonistes…

Etant donné le fait que le roman est court, j’ai peur d’en dire trop car, pour être honnête, l’intrigue est assez linéaire. L’auteur s’est en effet davantage concentré sur le cadre de l’action et le style plutôt que sur l’action en elle-même. De fait, j’ai parfois noté quelques longueurs qui auraient pu être évitées et qui ont eu tendance à me détacher du récit…
Pour autant, il y a eu quelque chose au cours de ma lecture qui m’a touché sans que je ne sache de quoi il s’agit. J’aurais donc tendance à recommander cette histoire à ceux qui apprécient le soin apporté au style et aux mots, qui aiment les ambiances sombres et pesantes, ainsi que les personnages tortueux et solitaires. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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