Les nouveaux héritiers - Une magnifique découverte

02/12/2019

Titre : Les nouveaux héritiers

Auteur : Kent Wascom

Editions : Gallmeister

Prix : 22,80 €

Parution : 22 août 2019

Nombre de pages : 305 pages

Genre : Historique / Romance

Résumé : En 1914, sur la côte sauvage de Floride, Isaac est un jeune artiste fasciné par la nature et au passé mystérieux. Il rencontre Kemper Woolsack, une jeune fille rebelle et farouche, et tous deux tombent profondément amoureux. Mais la famille de Kemper est déchirée par des conflits incessants : son frère aîné dissimule un secret qui l'éloigne des siens, et le plus jeune domine mal une violence qui effraie même ses proches. Pour fuir ces tensions, Isaac et Kemper se construisent un refuge sur la côte idyllique du Golfe. Mais leur bonheur est de courte durée. Alors que la région se retrouve en proie aux tempêtes estivales, le pays est saisi par la fureur précédant la Première Guerre mondiale, et leur fragile alliance est rattrapée par l'Histoire.

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Même si je suis sensible aux belles couvertures et qu’il m’arrive d’en admirer certaines au cours de mes escapades en librairies, il est très rare que j’achète un livre en me basant uniquement sur son esthétisme. En revanche, il s’agit d’un critère déterminant lorsque je m’approche d’un rayon sans vraiment savoir ce que je recherche. Et pour le coup, il s’est vraiment passé quelque chose lorsque j’ai vu la couverture de Les nouveaux héritiers dans le catalogue de Gallmeister. J’ai en effet été immédiatement attiré par la mise en abîme représentée sur l’illustration, au point de rester plusieurs minutes devant mon écran afin d’en étudier tous les détails. De fait, en plus de remercier la maison d’édition pour son envoi, je tiens également à la féliciter pour le soin apporté à la valorisation de ses publications qui ne manquent jamais d’accrocher le regard. 

En ce qui concerne le contenu maintenant, je dois dire que j’ai une nouvelle fois été bluffé par la symbiose entre le fond et la forme de cette histoire. La plume de l’auteur est tout simplement un régal pour les yeux. Le phrasé est puissant, percutant, incisif, tout en étant poétique et, je dirais même, empreint d’un certain lyrisme. On sent que chaque mot a été choisi pour une raison, qu’il fait sens et a donc été utilisé dans un but précis. 

De plus en plus souvent, les auteurs semblent délaisser la recherche stylistique au profit de l’intrigue et de ses rebondissements. Je suis d’ailleurs moi-même un amateur de cette littérature, et c’est la raison pour laquelle je n’émets pas un jugement mais fais plutôt un constat. Dans les thrillers, par exemple, je souhaite que l’histoire avance vite, que l’action soit maîtrisée et le suspense constant. Néanmoins, j’aime aussi me poser avec ma lecture, afin de l’apprécier dans sa globalité, de la première virgule au dernier rebondissement. Et cela a été le cas avec ce roman. 

Au fil des pages, j’ai découvert une histoire aussi belle que dramatique qui m’a rappelé certains classiques du genre. L’auteur n’a en effet rien à envier aux grands auteurs du siècle dernier tant sa prose est étudiée, ses personnages soignés et son intrigue ficelée de bout en bout. Ce livre est une véritable invitation au voyage, à l’ouverture sur le monde, mais aussi à l’élévation de soi. L’art y occupe d’ailleurs une place importante et va non seulement amener le lecteur à réfléchir mais aussi à se remettre en question sur sa vision de la vie, du monde qui l’entoure et du rôle qu’il y joue.

Le récit comme l’a imaginé Kent Wascom, mettant en avant la grandeur de l’Amérique et la beauté de ces endroits qu’on croit connaître mais dont on ignore l’essentiel, se dévoile au lecteur telle une peinture à l’huile : couche par couche. L’auteur se concentre beaucoup sur ses personnages, délaissant parfois le fil conducteur et se perdant dans des pensées vagues que certains pourraient percevoir comme des longueurs. Ces digressions participent toutefois pleinement à la densité de l’ensemble et me semblent par conséquent essentielles dans un roman comme celui-ci.
Je pense qu’à une époque où tout va (trop) vite et où on ne prend que rarement le temps de se poser, ces histoires, qui ne se dévorent pas mais se savourent, apparaissent alors comme des bouées de sauvetage dans une mer déchaînée. Il suffit simplement de s’y accrocher et de profiter de l’instant présent. 

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Contrairement à beaucoup de gens, j’ai eu la chance de recevoir ma lettre d’admission à Poudlard et j’ai obtenu mon diplôme de sorcellerie il y a quelques années déjà. Depuis, je me suis spécialisé dans l’étude de la littérature des moldus et je prend un grand plaisir à découvrir une nouvelle forme de magie : celle des mots.
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