Motionless In White fait vibrer le Trabendo !

08/12/2019

Réglé comme un coucou, le Trabendo lance les festivités ou les hostilités – c’est à voir – avec le groupe suédois  Skold. 


 

Le groupe tire son nom du chanteur, Tim Sköld, qui était le bassiste de Marilyn Manson en 2002, à la suite de Twiggy Ramirez. Il joue et produit d’ailleurs l’album de celui-ci, The Golden Age of grotesque, avant de se séparer du groupe. 

Skold est en activité depuis 1996, malgré les différents projets de Tim, le groupe a enregistré six albums entre 1996 et 2019. Le trio revient en soutient à Motionless In white lors de leur UK – Europe – Russia Tour.  

Nero Bellum au clavier, Jon Siren à la batterie et TIm Sköld à la guitare  et au chant, nous offrent un  metal aux vibes electro. Nero nous envoûte littéralement avec son synthétiseur, l’instrument – au-delà d’être d’une technicité qui nous échappe, car raccordé à une console avec de multiples fils – se trouve  être aussi amovible ! Ce qui permet de rendre la performance vraiment impressionnante et vivante. 

Ils enchaînent leurs titres durant 45mn. Nous trouvons l’ensemble assez calme malgré un son lourd et la partie synthétique vraiment intéressante. La salle est difficile à chauffer et reste, en général, assez peu réactive au son du groupe. Ce dernier n’échange d’ailleurs que très peu, si ce n’est à la fin de leur set, pour annoncer l’arrivée de Motionless.

Après un entracte court, made in veryshow, une petite musique d’ambiance, digne de Mr. Jack attire soudain notre attention, il s’agit en fait d’ Undead Ahead 2: The Tale Of The Midnight Ride et c’est le top départ parfait, le groupe arrive ! 

Necessary Evil et Reincarnate font monter la température d’un cran, la foule est belle et bien déchaînée et jump, headband et scream comme un seul homme sur ces deux titres. Pendant que Nine, en photographe de choc, en a profité pour shooté le groupe sous tous les angles : 

Chris prend une petite pause pour revenir sur la situation : en ce jeudi 5 décembre 2019, on annonçait une grève importante sur l’ensemble du territoire français. Cette information ne lui a pas échappée, puisqu’il remercie son public d’être là, malgré tout. D’avoir rendu ce show sold out et de s’être débrouillés comme ils le pouvaient pour venir. Il conclut, non s’en humour, que certains galèreront pour repartir et rentrer chez eux, alors il espère vraiment que le déplacement aura valu le coup. 

La foule le lui assure sans tarder : un concert de MIW ? Hell yes ! Ça vaut bien une grève et quelques couacs de transport ! Le groupe reprend alors avec un titre de leur dernier album : Brand New Numb, suivi de Rats, et enfin Voices – où encore une fois, c’est un déluge de voix et de cris qui font trembler le Trabendo. 

Les titres s’enchaînent, Chris alterne avec intelligence les titres du nouvel opus et les précédents, rendant la setlist vraiment parfaite. Headache et Catharsis côtoient Synthetic Love [Infamous -2012] avant de glisser vers Disguise, premier extrait dévoilé de l’album éponyme du groupe. 

Vinny nous divertit d’un solo de batterie qui nous en donne mal aux bras ! Nine ne l’avouera pas, mais elle a lâché son téléphone, avant qu’il ne lâche ses baguettes !  Ses bandmates reviennent, Chris demande une ovation pour le batteur qui salue bien bas après son moment de gloire. Justin tire également son épingle du jeu, étant proche d’une énorme enceinte, il s’amuse à l’occasion à quitter la scène et venir se vautrer dessus, juste devant nous, accompagné de sa basse. 

Anaïs, notre copine du webzine Chairyoursound attendait avec impatience que le groupe joue l’une de leur dernière chanson : </c0de> en live, elle n’a pas été déçu, le trio de collègue nous a offert une magnifique chorégraphie digne des  90’s, totalement anachronique et pas du tout en adéquation avec les headbangers sur notre gauche, mais après tout, chacun sa façon d’apprécier la musique ! Les copains, si vous passez par là, sachez qu’on est de grands fans 👏🏻 

Chris rappelle durant un petit entracte que le groupe Skold a ouvert cette soirée parisienne, sous quelques applaudissements. Or Tim Sköld revient sur scène et partage un morceau avec le groupe : Final Dictvm ! On apprécie le duo et la puissance du morceau, c’est indéniable ! 

La setlist touche pourtant malheureusement à sa fin, mais Chris nous assure qu’on a encore un peu d’énergie sous le coude, alors on le croit. Le chanteur compte bien nous user jusqu’à la corde, en nous faisant participer sur Death Inc. En soit, la demande est simple, chanter au bon moment et au bon endroit : Death Incorporated. Rien de compliquer, n’est-ce pas ? Sauf qu’on retrouve ces deux mots exactement 10 fois dans la chanson. Vous avez plutôt intérêt à ne pas perdre le fil ! 

Devil’s Night conclut le plus gros du set de Motionless In White. Le groupe s’éclipse quelques minutes, le temps de se faire désirer. Chris revient sur scène, après avoir ramasser le bouquet de roses que toute personne présente, ce soir, souhaite récupérer avant de rentrer [ On ne sait toujours pas comment, d’ailleurs] chez elle. Eternally Yours signe la fin de ce show bouillonnant et voir Chris ‘Motionless’ Cerulli promettre un amour éternel en lançant des roses, ça comble n’importe qui, parole d’honneur ! 

Pour résumé et malgré de nombreuses péripéties, le concert de Motionless était assurément à faire ! Il était le dernier prévu pour nous, cette année, et en ressortant du Trabendo, nous étions comblées et fières de terminer sur une aussi bonne note ! 

Ninehank et That Boring Show vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, un joyeux noël et des concerts encore plus explosifs pour 2020 ! On espère que vous avez commandé des tonnes de CD / Merch / Abonnements de streaming audio au Père Noël. Mais surtout, on espère vous revoir l’année prochaine ! 

Quand Ronnie Radke dit « Daddy should’ve never raised me on Black Sabbath! », je remercie sincèrement le mien de l’avoir fait. Née au début des années 90, j’ai grandi au son d’une vieille platine et des vinyles 33T d’AC/DC, Iron Maiden, Led Zepplin et tant d’autres encore. Passionnée d’art, de littérature, de voyage et de photographie, j’ai vite réalisé, pourtant, que sans musique, la vie n’a pas de saveur. C’est pourquoi je m’efforce, au quotidien, de faire partager cet outil qui transcende toutes les langues au monde.
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