Les Prodiges de l'Empire #2 - Une suite au rythme surprenant

05/01/2020

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Titre : Les Prodiges de l'Empire #2 - Shiang

Auteur : C. F. Iggulden

Editions : Bragelonne

Prix : 20,00€

Parution : 13 novembre 2019

Nombre de pages : 360 pages

Genre : Fantasy

Résumé : Le jeune roi de Shiang maintient l'ordre d'une main de fer, et ses redoutables guerriers Mazer surveillent chaque carrefour, à l'affût du moindre signe de rébellion. Tenu à la gorge, le peuple vit dans une tension permanente.Mais un événement inattendu va bouleverser un équilibre vieux de plusieurs siècles dans une explosion de violence. Une menace sans nom émerge des ténèbres et s'abat sur la cité.Loin à l'ouest, quatre maîtres-lames de Shiang approchent des murailles de Darien. Le saint des lames et ses trois compagnons ont traversé un continent pour retrouver un vieil homme et le punir de ses crimes. Rien ne les arrêtera. Pas même une armée.

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Rappelez-vous, cet été je vous parlais du premier tome des Prodiges de l’Empire. J’avais été assez conquise par la plume de l’auteur, même si un petit quelque chose me manquait pour m’investir dans le roman. J’avais, je dois bien le dire, assez hâte de voir où cette suite allait nous mener. Il faut dire aussi que tout au long du premier roman, j’avais été surprise du déroulé des événements. Vous savez bien comment cela se passe, lorsque l’on commence (ou continue) un livre, on voit à peu près où l’auteur veut aller et bien souvent on peut dire à l’avance quelle sera l’aventure ultime du récit : par exemple, dans le Seigneur des Anneaux, jeter l’anneau unique dans la Montagne du Destin. Ce qui n’enlève selon moi rien à l’investissement du lecteur, l’intérêt du livre résidant dans la manière dont l’auteur emmène ses personnages à cette ultime aventure. Dans les Prodiges de l’Empire, pas du tout. Je ne saurais pas comment expliquer, mais systématiquement je ne voyais pas du tout où l’auteur amenait ses personnages. Je vous avais dit que lors de ma lecture du premier tome, j’étais en plein déménagement et que cela m’avait empêché de m’investir pleinement dans le roman. Force est de constater que j’ai eu un sentiment similaire dans le second.

Une fois encore, j’ai eu beaucoup de mal à m’investir réellement dans ce livre. Pourtant, comprenez-moi bien, je n’ai rien à lui reprocher de particulier. La plume de l’auteur est très agréable à lire, la traduction est bien réalisée, l’univers est mystérieux… Et pourtant, comme pour le premier tome, j’ai été plutôt happée par la première moitié du récit, mais arrivée à la seconde j’avais du mal à y revenir.

Je pense qu’il y a deux choses qui me dérangent, non pas dans la manière d’écrire de l’auteur, mais dans sa manière de construire des intrigues. Tout d’abord – et c’est très personnel – il me faut vous parler des personnages des Prodiges de l’Empire. Je ne sais pas à quoi ça tient, mais je n’ai réussi à m’attacher à quasiment aucun d’entre eux et sur deux romans l’auteur nous en donne un certain nombre à voir. Souvent quand je me plains des personnages c’est que je les trouve soit irritants, soit qu’ils manquent d’épaisseur. Ici rien de tout cela puisque les personnages ont chacun une histoire et des objectifs bien définis que le lecteur connaît. Pourtant, chez moi, ça ne prend pas et je n’arrive pas à m’attacher à ces personnages. Résultat, comme je suis une lectrice très character driven (j’ai besoin de m’investir dans les personnages pour m’investir dans un livre) à partir de la moitié du roman j’ai commencé à ne plus vraiment être happée par le récit puisque je m’étais rendue à l’évidence : le destin des personnages m’était assez indifférent.

La deuxième chose qui me chatouille dans les deux romans d’Iggulden que j’ai lus, c’est vraiment sa manière de construire les intrigues. Si au départ j’ai été enchantée de voir que l’auteur passait son temps à prendre à contre-pied ce que le lecteur attend de lui, je dois bien avouer qu’assez rapidement j’ai été perdue. Ainsi, au milieu du premier tome, l’un des personnages principaux meurt quasiment « hors champ ». Pour être tout à fait exacte, le lecteur assiste à sa mort mais celle-ci est très expéditive et le personnage ne se voit pas accorder de dernière ligne de dialogue ou de fin un peu grandiose. Certes, tous les personnages n’ont pas besoin d’une fin grandiose et comme j’ai découvert en me renseignant qu’Iggulden écrivait majoritairement des récits historiques d’ordinaire, je trouve que cela fait parfaitement sens. Cependant, c’est pour moi un véritable frein au récit. Il ne s’agit pas seulement de surprendre le lecteur en lui proposant des choses novatrices, il faudrait – selon moi – ne pas le perdre au passage.

Après ce très long paragraphe sur ce qui correspond pour moi aux défauts incompressibles de l’oeuvre, je dois quand même vous dire que je n’ai pas du tout passé un mauvais moment avec ce roman, et même loin de là. J’ai aimé continuer à découvrir le monde proposé par Iggulden – en partant cette fois-ci de Shiang et non de Darien. J’ai aimé les pistes que l’auteur sème sur l’origine de cet univers (puisqu’il est question de l’Espagne à un moment) et de son histoire. En réalité, j’ai parfaitement conscience que ce que je reproche à ces romans est extrêmement personnel et que probablement ça ne posera pas de problème à d’autres lecteurs. Je ne peux pas m’empêcher d’être un peu déçue parce que je pense qu’Iggulden aurait pu devenir l’un de mes auteurs chouchous en ajoutant simplement un peu plus de chaleur dans ses pages.

L’un dans l’autre, je sais que le prochain tome est le dernier de la série, je le lirai donc évidemment car je veux savoir ce qu’il advient de Darien après ce second tome ! Rendez-vous dans quelques mois pour la fin de cette trilogie !

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