Rencontres du troisième type : merveilleux inconnu

01/01/2020

Titre : Rencontres du troisième type

Réalisateur : Steven Spielberg

Avec : Richard Dreyfuss, François Truffaut, Teri Garr, ...

Genre : Drame, Science-fiction

Durée : 2h15

Nationalité : États-Unis

Sortie : 1977

Résumé : Des faits étranges se produisent un peu partout dans le monde : des avions qui avaient disparu durant la Seconde Guerre mondiale sont retrouvés au Mexique en parfait état de marche, un cargo est découvert échoué au beau milieu du désert de Gobi.
Dans l'Indiana, pendant qu'une coupure d'électricité paralyse la banlieue, Roy Neary, un réparateur de câbles, voit une "soucoupe volante" passer au-dessus de sa voiture. D'autres personnes sont également témoins de ce type de phénomène : Barry Guiler, un petit garçon de quatre ans, est réveillé par le bruit de ses jouets qui se mettent en route.
Cherchant à savoir d'où proviennent ces ovnis, Roy Neary se heurte aux rigoureuses consignes de silence imposées par le gouvernement fédéral.

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Qui n’a jamais admiré le ciel et réfléchi sur la possibilité d’autres vies plus loin dans notre univers ? Qui n’est jamais passé, mû par la curiosité qui façonne tout un chacun, sur l’option d’existences autres que les nôtres et, dans le cas d’une confirmation de celles-ci, leurs intentions envers nous ? Le cinéma a déjà profité de ces réflexions et a empreint la pellicule d’extraterrestres pacifiques ou non. Et si l’on était revenu avec Premier Contact sur la difficulté probable de communiquer avec ceux-ci, on ne pouvait pas parler d’intelligences venues d’ailleurs sans mentionner Steven Spielberg, auteur d’ « ET » et de « La guerre des mondes », deux faces du cinéma de science-fiction découlant de son imagination et sa croyance envers des visiteurs venus d’ailleurs. Il illustrera leur arrivée avec un autre long-métrage tout aussi brillant : « Rencontres du troisième type ».

Le long-métrage vogue sur une forme d’incrédulité générale, multipliant les regards pour mieux appréhender la stupeur quant aux signes d’une autre vie et ce avec un regard d’enfant souvent émerveillé face à l’inconnu. N’a-t-il en effet pas engagé François Truffaut dans ce sens, le réalisateur français ayant suscité la fascination de Spielberg par la manière dont il filmait le plus jeune âge. Cela suscite également quelques scènes qui peuvent créer une forme de tension par le regard en tant que parent, l’ambivalence de ces regards ayant toujours nourri le cinéma Spielbergien.

Car si Spielberg aime filmer le grandiose, c’est surtout pour mieux filmer les drames humains, que ce soit une mère inquiète de la disparition de son fils ou un homme se désolidarisant de sa famille par sa rencontre avec les extraterrestres. On sent que le réalisateur s’est investi dans ce personnage, syndrome ambulant de Peter Pan qui n’hésite pas à foncer vers l’inconnu pour mieux chercher à comprendre ce qu’il se passe et se comprendre lui-même. Richard Dreyfuss livre en ce sens une prestation touchante en personnage désoeuvré qui se laisse porter par sa curiosité, quitte à paraître fou aux yeux de ses proches.

Mais la folie de la curiosité n’est-elle pas grisante en soi, cette soif de découverte qui rend le chemin de la recherche presque plus intéressante encore que la réponse ? On sent ces personnes orientées par leur volonté de faire face à ce merveilleux, quitte à se retrouver écartées de la société ou faire face aux autorités. Ce portrait de doux rêveurs que tisse Spielberg comporte toujours une sensation grisante, l’enivrement de l’émerveillement dans un quotidien qui ne peut parfois pas offrir plus qu’une existence morne.

Alors, sommes-nous prêts à faire face à une rencontre du troisième type ? Peut-être pas. Pouvons-nous tout lâcher pour se diriger vers l’inconnu, sans être sûrs que ce qu’il nous apportera sera positif ou non, juste différent de la normale ? On ne sait pas le dire avec exactitude. Ce que l’on peut faire en revanche, c’est reconnaître que Rencontres du troisième type reste un long-métrage aussi merveilleux que son réalisateur et qu’il est difficile de ne pas être ému par le regard qu’il porte sur l’ailleurs et ses possibilités, porté par un regard d’enfant et nourri par un cœur d’adulte en doute.

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Amoureux du cinéma, je suis belge, pas drôle et végétarien (dans cet ordre ^^). Le septième art est ma grande passion et j’adore parler films, qu’importe leurs styles.
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